vendredi, 20 novembre 2009
Invite de TV8 Mont Blanc dimanche
Je suis invite a l'emission de Gilles Meunier, 7 jours en 1 heure sur TV8 Mont Blanc ce dimanche a 12h30 et 19h00. J'interviendrai sur la fiscalisation des indemnites journalieres des accidentes du travail votee par les deputes.
Vous pouvez voir TV8 Mont Blanc sur internet, sur le cable et sur le reseau hertzien.
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| Tags : fiscalisation des indémnités journalières des accidentés du trav, modem |
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mardi, 17 novembre 2009
Quand l'extrême gauche ne vote plus à gauche
Les élections genevoises de ces deux derniers mois apporté des enseignements qu'on observe dans les élections françaises aussi.
Le courant de pensée d'extrême gauche à Genève comme en France se divise entre une composante protestataire et une composante gouvernementale. A Genève, ces deux composantes se sont autodétruites : aucune n'a passé le quorum des 7% qui permet d'entrer au Grand Conseil. La même division est à l'oeuvre en France entre le NPA protestataire et le Front de Gauche (PC+Mélenchon) gouvernemental. A Genève comme en France, l'extrême gauche rassemble environ 15% des électeurs. Pour les régionales, le seuil de 5% est plus accessible. Mais la division de l'extrême gauche ne lui permet plus de peser dans une coalition.
Le second enseignement c'est qu'une majorité de l'extrême gauche ne vote plus à gauche. L'extrême gauche a présenté ses propres listes. Une faible proportion de ses électeurs y a ajouté les candidats socialistes et verts. L'extrême gauche ne vote donc plus à gauche. Le NPA le revendique en France, les électeurs d'extrême gauche Genevois l'ont fait dans les urnes. Lorsque la gauche ne vote plus à gauche... on peut s'interroger sur l'existence même de "la gauche".
Depuis plusieurs décennies certains ont voulu organiser la vie politique autour de clan : un clan de droite, un clan de gauche. Des clans hérités de la lutte des classes mais qui ont perdu beaucoup de pertinence depuis la chute du mur de Berlin... et la faillite de Lehman Brothers. Deux événements qui ont boulversé toutes les certitudes des idéologues. La sociale démocratie a évolué... elle s'est éloigné des thèses de l'extrême gauche. Les théories ultra libérales ont prouvé leur échec et fait évoluer aussi les plus idéologues.
Les cris de victoire de l'Entente de droite au détriment de l'Alliance de gauche donnent un dénouement à une mise en scène. Une mise en scène rendue nécessaire par l'incitation électorale aux alliances dont a pâtit le MCG à Genève. Mais la réalité du Gouvernement cantonale est éloigné de cette mise en scène. Selon les sujets, les majorités seront multiples tant au Conseil d'Etat qu'au Grand Conseil : Verts+Radicaux+ Socialiste parfois, Socialiste+Verts+PDC, Verts+Radicaux+PDC souvent, et aussi parfois des majorités traditionnelles autour des clans... mais le plus souvent ce sera l'unanimité de la raison pragramatique comme on a pu l'observer lors des débats.
En France aussi on observe parfois ce type de coalition, mais la politique trop souvent reste dans ce jeu des mises en scène trop simplistes.
Aujourd'hui s'ouvre une nouvelle ère politique. Une ère dans laquelle les coalitions ne se formeront plus autour de ces blocs de la lutte des classes mais sur des convergences de diagnostic entre grands courants de pensée.
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jeudi, 12 novembre 2009
Socialistes, écologistes et démocrates ont rendez-vous
Les socialistes, les écologistes et les démocrates ont rendez-vous le 14 mars.
Ils ont chacun besoin d’affirmer leur identité politique en clarifiant auprès des électeurs ce qui les différencie avec des listes autonomes au premier tour des régionales. Tout cela peut se faire dans le respect mutuel.
Dans tous les mouvements politiques, il y a des puristes. Des gens qui estiment qu’un parti politique n’est là que pour défendre des convictions mais ils sont réticents à mettre les mains dans le camboui de leur mise en œuvre. De fait ces personnes limitent la politique au verbe au détriment de l’action au service des gens. Ils confondent le rôle d’un parti politique et celui d’un club de réflexion.
Au delà des mots, la politique n’a de sens que si un jour on passe du stade de l’incantation à celui de l’action. Dans les institutions françaises cela suppose de former des coalitions majoritaires. Une coalition majoritaire rassemble nécessairement des gens qui ont des idées différentes. C’est le cas à l’UMP qui rassemble des libéraux, des conservateurs et même encore quelques gaullistes… même si ce rassemblement de fortune se délite. C’est aussi le cas au Parti Socialiste qui rassemble des courants très différents (des pro européens et des anti européens, des sociaux démocrates aussi bien que des socialistes qui rejettent l’économie de marché).
Les socialistes, les verts et les démocrates sont aujourd’hui face à un choix. Affirmer leurs différences jusqu'à l’excès et en oublier de se respecter. C’est le plus facile… il suffit pour cela de continuer à faire comme nous l’avons fait par le passé : s’invectiver. Cela ne satisfera que nos egos, et quelques électeurs puristes.. mais en faisant cela nous renoncerions à former une future coalition crédible pour mettre un terme aux dérives actuelles du pouvoir. En faisant cela nous trahirions l’espoir que place en nous les millions de Français qui veulent que ces dérives cessent au plus vite. En faisant cela, nous laisserions 5 années de plus à une UMP dont la pratique du pouvoir, les provocations et les mesures dérivent chaque jour un peu plus vers l’extrême droite. Pour mettre un terme à ces dérives nous devrons apprendre à travailler ensemble sur nos convergences.
En s’opposant à toute coalition entre écologistes, socialistes et démocrates, les puristes favorisent la poursuite jusqu’en 2017 des politiques sécuritaires, injustes, sectaires, autoritaires et budgétairement douteuses de l’UMP.
A l’opposé nous pouvons aussi affirmer notre identité dans le respect des autres. Exposer clairement aux électeurs ce qui nous différencie et ce qui nous rassemble. Fiers de nos différences et décidés à travailler ensemble sur ce qui nous rassemble, nous pourrons alors former des coalitions majoritaires qui non seulement décideront de l’avenir des régions françaises, mais demain pourront aussi être majoritaire dans tous les départements, au Sénat, à l’Assemblée nationale. Une coalition qui pourra porter l’un(e) des siens à la Présidence de la République. Une coalition qui pourra alors améliorer la vie des Français par ses actes et pas seulement dans les intentions.
Lorsque nous serons devenus crédibles nous pourrons même fédérer aussi les républicains de droite pour préserver l’essentiel de ce qu’est la France de ces dérives « monstrueuses ».
Changer ne sera pas sans risques pour tout le monde. Pour les socialistes ce sera une coalition nouvelle et inconnue. Beaucoup au Parti Socialiste estiment que la stratégie de 1981 quand Georges Marchais faisait plus de 15% des voix est encore pertinente lorsque le PC s’approche de la barre des 5% et que l’extrême gauche refuse toute alliance. Pour instaurer une confiance nouvelle, les Socialistes auront besoin de croire que cette coalition nouvelle sera durable. Chez les Verts cela suppose de remettre en cause la stratégie à gauche qui pourtant n’a rien changé à ses scores mais lui a permis de participer au Gouvernement en 1997. Pour le Mouvement Démocrate cela suppose de composer une coalition avec la gauche après avoir rejeté l'alliance à droite. C'est possible tant qu'on ne revient pas au modèle de soumission qu'était devenu l'alliance RPR-UDF. Ces risques sont importants. Ils ne doivent pas être négligés, mais l’avenir de la France exige que chacun prenne ses responsabilités.
Une telle coalition pourra débarrasser une bonne fois pour toute un parti devenu sectaire de la scène politique nationale même en Haute Savoie. Les résultats des sénatoriales de 2008 montrent que lorsqu’une telle coalition se forme l’UMP n’est plus à l’abri dans aucun de ses bastions, même les plus imprenables.
Les Socialistes, les Verts et les Démocrates ont rendez-vous le 14 mars 2010 à 20H00. Ils connaissent le jour et l’heure de ce rendez vous… il reste encore à s’entendre sur le lieu. Pour cela, il faudra se parler avant.
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| Tags : alliance modem socialiste verts, elections regionales rhone alpes de mars 2010, modem haute savoie |
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mercredi, 11 novembre 2009
Elections régionales des 14 et 21 mars 2010. Comment ça marche ?
La date des élections régionales a été fixée aux 14 et 21 mars 2010.
Pour nous le Conseil Régional prend les décisions politiques concernant :
1) le développement économique pour la création d'emploi : une compétence décisive pour notre département qui faute de politique économique devient de plus en plus dépendant du canton de Genève.
2) Les Train Express Régionaux : l'enjeu de leur cadencement et surtout de leur développement est décisif. C'est à ce titre que la région finance le CEVA qui est si important pour le Genevois franco suisse.
3) Les Lycées -bâtiments et personnels techniques - et la formation continue : Des politiques décisives alors que les métiers changent perpétuellement et que les compétences voient elles aussi perpétuellement changer pour guarantir l'employabilité de tous.
La région Rhône Alpes intervient aussi dans des contrats de développement avec les communautés de communes pour orienter les décisions dans certains axes prioritaires. Elle a notamment particulièrement financer le contrat rivière pour améliorer considérablement l'état des cours d'eau et dépolluer nos rivières.
Pour prendre ces décisions, nous élirons 157 Conseillers Régionaux. L'élection se fera les 14 et 21 mars prochain. Elle suppose que chacun soit inscrit au préalable sur les listes électorales en mairie avant le 31 décembre (ou par correspondance d'ailleurs). Tout particulièrement ceux qui ont déménagé dans l'année : ce qui est le cas de près de 10% des habitants à Saint Julien.
Il y aura deux tours. Les listes qui obtiendront plus de 10% des voix au premier tour pourront se maintenir au second. Celle qui obtiendront plus de 5% pourront fusionner avec une autre.
Le quart des sièges sera attribué à la liste ou à la coalition de liste qui sera en tête au second tour. Le reste des sièges sera attribué proportionnellement aux voix obtenues.
Les listes seront des listes régionales, mais avec des sections départementales. Cela signifie que par exemple pour la liste du Mouvement Démocrate il y aura 8 sections départementales avec chacune une tête de liste et un ordre. A partir du calcul du nombre de siège, la répartition se fera en fonction du nombre de voix obtenues dans chaque département. Par exemple si dans le calcul précédent le MODEM se voit attribué 20 sièges et que 10% des voix du MODEM ont été obtenues en Haute Savoie, il y aura alors 2 sièges pour la section départementale du MODEM Haute Savoie. La conséquence c'est que le nombre de sièges par département dépendra du taux de participation ! Plus les habitants de Haute Savoie s'inscriront sur les listes électorales et iront voter... plus la Haute Savoie aura de Conseillers Régionaux. Selon le taux de participation nous auront 16, 17 ou 18 Conseillers Régionaux.
Ces règles permettent de comprendre un certain nombre de choses :
1) Pourquoi les ministres du Gouvernement se désistent et ne veulent pas conduire de liste régionale ? Simplement parce qu'il faut fédérer une majorité au second tour, et que tout indique que l'UMP ne pourra pas fédérer de voix supplémentaires pour arriver en tête au second tour. Les têtes de listes UMP sont aussi motivée qu'un condamné qui va à l'échafaud. C'est aussi la raison pour laquelle le Gouvernement propose pour les prochaines régionales de 2014 un mode de scrutin à un tour qui permettrait à une UMP minoritaire en voix de remporter la majorité des sièges.
2) Pourquoi malgré les consignes nationales du parti, les Présidents de Région veulent faire liste commune avec le MODEM dès le premier tour ? Ils craignent d'être derrière Europe Ecologie au premier tour et de devoir céder aux écologistes la tête de liste pour le second tour. Le Mouvement Démocrate a clairement fait le choix de l'autonomie pour le premier tour avec Azouz Begag pour tête de liste en Rhône Alpes.
Les autres enjeux de politiques partisanes sera de voir comment se réparti le vote d'extrême gauche. Est-ce que ce sera plutôt sur le NPA ? Une extrême gauche qui ne s'allie pas au PS : lorsque la gauche ne vote plus pour la gauche, le concept même de gauche perd de sa pertinence. Ou est-ce que ce sera pour le PC et le Parti de Gauche ? Est-ce que le PC et le PDG dépasseront le seuil des 5% ? Est-ce que le PS et les Verts feront le pas d'abandonner l'extrême gauche à ses extrémités pour former une nouvelle coalition avec les démocrates ? Je pense que ce serait mieux pour la France, mais je doute que le PS en soit capable.
Le Mouvement Démocrate est prêt à former une coalition avec le PS et les Verts pour travailler ensemble sur les points de convergence tout en respectant nos différences. L'autonomie au premier tour permettant aux électeurs de constater ces différences et de nous départager dessus. Le MODEM pourra notamment apporter un équilibre dans les politiques régionales sur le développement durable pour qu'il soit à la fois durable socialement, durable écologiquement, durable budgétairement et durable économiquement. Plus notre score sera élevé plus nous pourrons influencer les politiques régionales dans ce sens.
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vendredi, 30 octobre 2009
Une élection présidentielle déjà programmée
On est à quelques mois des élections présidentielles. Tout réussi au chef de l'exécutif qui anime une équipe soudée qui accumule les succès. Les Français dans leur majorité se montrent satisfait des réussites du pouvoir. Il y a bien quelques ratés ici ou là, mais dans l'ensemble le Gouvernement met en place le programme annoncé. A l'exception de quelques rares dissidents les Parlementaires de la majorité soutiennent le Gouvernement avec enthousiasme.
Aucun analyste ne doute : les prochaines présidentielles sont jouées d'avance. Il n'y a pas d'alternative réelle et crédible à la candidature du chef de l'exécutif. Arlette Chabot au journal de 20H interroge même Jacques Chirac sur la réalité de sa candidature.
La situation décrite plus haut est celle d'Edouard Balladur en 1994 et celle de Lionel Jospin en 2000. L'un comme l'autre pouvaient compter sur une certaine popularité, sur une capacité à fédérer leur majorité, sur des résultats réels. L'un comme l'autre ont été éliminé quelques mois plus tard au premier tour de l'élection présidentielle.
Nicolas Sarkozy de son côté souffre d'une profonde et durable impopularité. Il génère un profond mécontentement fondée sur des valeurs. Les troupes obéissent encore, mais en trainant les pieds de plus en plus lourdement. Pourtant tous les analystes et beaucoup de Français avec eux, ne parviennent pas à imaginer un cas de figure tout à fait probable de l'élimination dès le premier tour du Chef de l'Etat lors des prochaines élections présidentielles.
Nous avons du mal à imaginer un futur qui soit différent du passé alors même que l'histoire nous enseigne que tout n'est que bouleversements constants.
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mercredi, 28 octobre 2009
La droite dérive vers l'extrème droite en France comme à Genève
Dans la multiplicité des différences entre la politique Genevoise et la politique française, il est intéressant de constater quelques évolutions parallèles. C’est le cas de la lente et constante dérive de la droite vers l’extrême droite.
En 1998 à l’occasion des élections régionales en France, l’UDF se divise en deux entre les Libéraux qui veulent s’allier au FN pour défendre les intérêts économiques et les démocrates chrétiens qui refusent de telles alliances fort de leurs valeurs humanistes. Les Libéraux deviennent alors Démocratie Libérale et rejoindront l’UMP en 2002. Les Démocrates Chrétiens restent à l’UDF et décideront de former le Mouvement démocrate en 2007. 1ère étape en France.
En Suisse, le 10 décembre 2003, les parlementaires Libéraux Genevois apportent leur soutien à l’élection de Christoph Blocher. Candidat imposé par l’UDC en violation des traditions helvétiques qui recommandent qu’un parti présente plusieurs candidats. Ils renouvellent ce soutien le 12 décembre 2007 malgré le bilan de gouvernance désastreux. 1ère étape à Genève.
En 2002, Jacques Chirac tente de récupérer une partie de l’électorat FN en axant sa campagne sur le thème de l’insécurité. Jacques Chirac choisi le terrain politique le plus favorable à l’extrême droite. Cette stratégie a favorise la progression électorale du Front National qui pour la première fois atteint le deuxième tour de la Présidentielle. Jacques Chirac présente alors des candidats aux législatives face à tous les démocrates chrétiens afin de les faire disparaitre de la carte électorale. 2ième étape en France.
En 2009, la droite Genevoise place le thème de l’insécurité au centre de la campagne cantonale. Le MCG double son score électoral. L’extrême droite genevoise rassemble 24% des voix ! 2ième étape à Genève.
En 2007, Nicolas Sarkozy ne se contente pas seulement de reprendre les thèmes de l’extrême droite, il en reprend aussi les idées (identité nationale), les provocations (les racailles) et la gouvernance autoritaire et personnelle. Le résultat est flagrant : l’électorat FN vote avec enthousiasme pour ce candidat de cette droite qui vire à l’extrême. Nicolas Sarkozy annexe alors les derniers mohicans démocrates chrétiens du Parlement regroupés dans un Nouveau Centre réduit à l’état de mouvement croupion. 3ième étape.
Lorsqu’on entend certains responsables Libéraux Genevois évoquer à nouveau l’idée d’une alliance avec l’UDC à peine quelques jours après leur nouveau dérapage publicitaire et quelques semaines avant la votation contre les minarets, on comprend que certains Libéraux d’influence ont déjà fait leur choix. Quelques uns commencent à évoquer formellement des idées avancées jusqu’ici par l’extrême droite, j’y reviendrai dans les prochains jours. Ils attendent seulement le moment propice pour une nouvelle coalition avec l’UDC. La 3ième étape se prépare.
Ce moment propice arrivera tôt ou tard. Radicaux et Démocrates Chrétiens Genevois n’échapperont pas éternellement à la trappe du quorum des 7%. Leur difficulté à former une relève au-delà de quelques exceptions et leur difficulté à être identifié à des réalisations spécifiques au sein de l’entente rendent leur positionnement toujours plus difficile. La trappe approche.
En France, le centre a fini par perdre son identité centriste dans le confort d’une alliance électorale avec la droite. Nous le payons aujourd’hui et encore sans doute pour quelques années. A Genève, il est encore temps pour les Radicaux genevois et le PDC d’anticiper de futures coalitions avant de se retrouver nez à nez face à un partenaire de droite qui dérive vers l’extrême droite.
Les contradictions idéologiques entre le socialisme et l’écologie faciliteront ces coalitions nouvelles.
08:51 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 12 juin 2009
IN MEMORIAM des centristes ralliés
Depuis la création de l'UMP en 2002, des élus de l'ancienne UDF ont rallié l'UMP. Les uns sous la menace, les autres avec sincérité et naïveté, tous dans le cadre d'un accord simple : se plier à la discipline majoritaire d'un mouvement où les centristes sont minoritaires en échange d'un soutien politique lors des élections. Un mandat contre le silence.
En renonçant à leur liberté de parole, ces centristes ont renoncé à défendre les convictions de leurs électeurs. Lorsqu'on est élu par les électeurs des autres... on finit par défendre les convictions des autres.
In Memoriam des ralliés de 2002
Pierre Méhaignerie : Ancien Ministre, ancien président de la commission des finances de l'Assemblée nationale. Président de la commission des affaires sociales. Contraint à s'absenter lors de la discussion sur le bouclier fiscal auquel il s'est pourtant publiquement opposé.
Philippe Douste Blazy : Ancien Ministre. C'est lui qui a fait venir le gros des députés centristes lors de la création de l'UMP. A perdu tous ses mandats. Aujourd'hui chargé de mission du Président de la République.
Renaud Dutreil : Ancien Ministre. Il est l'un des fondateurs du mouvement qui a donné naissance à l'UMP. Battu aux municipales à Reims l'an dernier. A renoncé à tous ses mandats et quitte la vie politique... aujourd'hui Président de LVMH Amérique du Nord.
Nicole Fontaine : Ancienne Ministre. Ancienne Présidente du Parlement Européen. Son dernier mandat de députée européen s'est achevé le 7 juin dernier.
Claude Birraux : Député de Haute Savoie depuis 1978. Il l'est toujours. Aucune prise de position politique significative depuis son ralliement (et à vrai dire avant non plus). Vote sans sourciller des lois telles que la loi Hadopi, les déficits budgétaires ou la nomination par l'exécutif des présidents du service audiovisuel public. A l'occasion de l'enterrement de Bernard Pellarin, s'est fait prendre une déculottée publique par Bernard Accoyer qui lui a imposé comme suppléant un jeune étudiant en recherche d'emploi de Saint Julien en Genevois.
Hervé de Charrette : ancien Président des Clubs Perspectives et réalité. Toujours député mais n'intervient plus dans le débat public.
Alain Madelin : une des chevilles ouvrière de la campagne de Jacques Chirac. Pas vraiment centriste... mais ancien membre de l'UDF. Ancien Ministre de l'Economie et des Finances. A renoncé à se présenter aux dernières législatives. Nommé Président du Fond mondial de solidarité numérique.
Jean Pierre Raffarin : Ancien Premier Ministre. Battu par un ancien RPR aux élections pour la Présidence du Sénat. Continue de prouver sa soumission en proposant récemment l'élection du Président de la République en un seul tour.
Alain Lambert : Ancien Président de la commission des finances. Aujourd'hui Vice Président. Ses idées ne sont jamais reprises. Désigné tête de liste UMP pour les régionales, Alain Lambert est sûr de perdre le second tour dans la trappe à 30% de l'UMP.
Dominique Paillé : Ancien député, ancien directeur de campagne de Francois Bayrou. Il rejoint l'UMP en 2002. Il est battu aux municipales en décembre 2002, aux législatives en juin 2007, aux sénatoriales en septembre 2008. Parachuté pour représenter les Français de l'étranger avec le soutien de Sarkozy et de l'UMP il obtient seulement 16 voix sur 151 votants. Conseiller politique de Sarkozy il publie un livre contre Bayrou « les habits neufs des faux centristes : arnaque ou imposture ? » qui s'est vendu à moins de 500 exemplaires.
In memoriam des ralliés de 2004
Alain Lamassoure : Ancien Ministre. Député Européen. Il vient de justesse de garder son investiture pour les élections européennes. Sarkozy lui a finalement accordé une investiture aux européennes pour s'assurer de l'élimination de tous les partisans d'Alain Juppé en région aquitaine.
In memoriam des ralliés de 2006
Gilles de Robien : Ancien Ministre, directeur de campagne de Francois Bayrou aux présidentielles de 2002. Battu aux élections municipales à Amiens en mars 2008, il démissionne de son mandat de conseiller municipal d'opposition. Retour à la vie civile.
André Santini : Ancien Ministre. Secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique - le saviez-vous ? Contraint de choisir Frédéric Lefebvre, collaborateur personnel de Sarkozy, comme suppléant aux législatives. Nommé au Gouvernement en juin 2007 pour permettre la nomination de ce proche de Sarkozy comme député. Sorti du Gouvernement en juin 2009.
In memoriam des ralliés de 2007
Hervé Morin : Ancien Président du groupe UDF à l'Assemblée nationale. Ministre de la Défense. Simple collaborateur de Fillon, lui-même simple collaborateur de Sarkozy. Avec une poignée de députés dont la majorité n'a pas besoin, Hervé Morin n'influence aucune des décisions qu'il doit soutenir. Il exécute.
Valérie Létard : Sénatrice. Secrétaire d'Etat en charge de la solidarité. Idem que Morin.
In memoriam des ralliés de 2008
Jean Arthuis : Ancien Ministre. A renoncé depuis plusieurs années à défendre le principe moral de l'équilibre des comptes publics en échange d'une Présidence de la commission des finances du Sénat.
L'ouverture serait une bonne chose s'il s'agissait d'une ouverture à des idées. Elle est dérisoire lorsqu'elle se limite à des individus. L'ouverture serait une bonne chose si elle avait pour objet de faire avancé le pays, elle est dérisoire lorsqu'elle a pour but de déstabiliser un mouvement politique.
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mercredi, 29 avril 2009
Pourquoi l'UMP ne boucle pas ses listes aux européennes ?
A moins de 40 jours du vote, l'UMP n'a toujours pas établi la liste de ses candidats pour les européennes. Situation unique en Europe et inédite depuis des décennies d'histoire électorale.
Depuis sa création l'UMP vit sur l'illusion donnée aux électeurs qu'elle fédère la droite et le centre. Pour donner corps à cette illusion l'UMP présente des candidats centristes qui en échange de leur investiture s'engagent à un mandat de silence et de soumission à des idées qui ne sont pas les leurs. C'est ainsi que Pierre Méhaignerie se tait au sujet du bouclier fiscal, les déficits ou le travail du dimanche ou déserte opportunément la séance. C'est ainsi que les députés "centristes de l'UMP" votent contre la riposte graduée au Parlement Européen.
Les électeurs centristes ne sont pas dupes et s'apercoivent bien que l'UMP ne les représente pas. Elections après élections ils continuent de voter pour leurs candidats.
Il reste un problème pour l'UMP : pour continuer à faire illusion, l'UMP doit ajouter à chaque élection une nouvelle couche de sédimentation de centristes ralliés. Les ralliés de la première heure (les démocratie libérale, les douste blazistes), puis Borloo, puis Lamassoure, puis ceux de 2006 (les de Robien et Santini), puis ceux de 2007 (les Nouveaux Centre), puis ceux de 2008 (Cavada, Cornillet..). Cela finit par faire beaucoup.
Au fur et à mesure de ses ralliements qui ne rapportent aucun électeur, le gateau électoral que l'UMP doit partager devient de plus en plus faible. A la fin, à force de vouloir prétendre fédérer la droite et le centre, les listes UMP risquent de devenir des listes composées uniquement de faux centristes aux ordres de l'UMP. Cela pose quelques problèmes en interne pour les UMP sincères qui ne peuvent plus être candidats.
Cette difficulté n'est pas seulement liée aux européennes. C'est une difficulté structurelle que l'on retrouvera lors des régionales de l'an prochain. C'est une difficulté d'autant plus profonde que l'UMP, faute de pouvoir fédérer lors des seconds tours, perd structurellement tous les scrutins depuis sa création (à la seule exception des Présidentielles et du premier tour des législatives). Cela réduit la capacité de l'UMP à fédérer les opportunistes prêt à vendre leur silence.
Il va devenir de plus en plus difficile pour l'UMP de laisser des places aux centristes. Elle devra soit se débarrasser des ralliés de la première heure au risque de créer une scission, soit constater qu'elle ne fédère pas les électeurs de la droite et du centre. La fin d'une illusion.
08:44 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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jeudi, 09 avril 2009
L’impasse politique stratégique du PS et de l’UMP
Depuis la création du Mouvement Démocrate, les analystes soulignent l’impasse stratégique d’un mouvement qui selon eux ne serait pas ouvert aux alliances.
Depuis deux ans que nous faisons face à ces critiques, nous sommes devenus des experts de l’impasse stratégique politique. Cette expertise nous donne quelque crédibilité pour décrire la double impasse stratégique du Parti Socialiste et de l’UMP.
L’UMP d’abord. Un parti créé en 2002 par Jacques Chirac avec pour seul objet de devenir une machine à gagner les élections. Selon ses fondateurs, l’union de la droite devenait électoralement imbattable.
Les faits ont un peu écorné ce vœu originel : pour l’UMP l’épreuve du feu a été l’année 2004. La confrontation avec la réalité électorale : défaite aux cantonales, défaite quasi-totale aux régionales (21 régions de perdues sur 22), échec cuisant aux européennes puis enfin échec aux sénatoriales. Les changements de mode de scrutin n’y ont rien changé. On pourrait attribuer cela au contexte politique de 2004. Comble de l’ironie pour un parti façonné par Chirac de ses propres mains… Sarkozy le lui vole fin 2004. Pourtant en 2005, rebelote, échec au traité constitutionnel européen. En 2008 à nouveau échec aux municipales, aux cantonales et aux sénatoriales. La capacité de l’UMP à perdre des élections est telle que malgré un mode de scrutin qui lui est incroyablement favorable l’UMP a perdu le contrôle d’une majorité de départements et même inévitablement le contrôle du Sénat en septembre 2012.
En 7 ans d’existence, l’élection présidentielle et le premier tour des législatives sont les seules victoires de l’UMP. Est-ce bien la victoire de l’UMP ou simplement celle de Sarkozy sur Royal. Par ailleurs, l’échec du second tour de la législative montre l’incapacité de l’UMP a fédérer lors des deuxièmes tours.
Avec un électorat qui représente entre le quart et le tiers des électeurs, l’UMP est dans l’incapacité durable de constituer des majorités électorales. Les têtes de listes désignées pour les régionales sont des tètes des listes pour l’échec.
A ces impasses électorales, s’ajoute désormais une impasse de candidats. Voila 7 ans, que l’UMP envoie des candidats à l’abattoir de ses échecs électoraux. Elle a perdu un grand réservoir de candidats jeunes et engagés. A quelques exceptions prêt, il ne lui reste plus que des personnalités fades et aux ordres. Des personnalités sans convictions qui seront incapables de construire des projets de ville ou de région.
Au cours de ces années, l’UMP n’a pas seulement perdu toutes les élections. Elle a aussi perdu son identité. Pour affaiblir l’extrême droite elle est devenue extrême elle-même. Les courants de pensée gaullistes, libéraux et sociaux démocrates ont été tellement bien intégrés qu’ils ont disparus. La gloire du chef tient lieu d’idéologie. Jacques Chirac et Dominique de Villepin hier… Nicolas Sarkozy sur des axes politiques opposés aujourd’hui. Qui demain ? Pour quoi faire ? Tout dépendra du chef du moment.
L’UMP est dans l’impasse.
Le PS est aussi dans l’impasse. De toute l’histoire politique de la France, le Parti Socialiste n’a jamais remporte une élection seul. Le Parti Socialiste a besoin d’alliés. Longtemps les communistes ont été des alliés forts qui permettaient de constituer des majorités. Mais le Communisme français disparaît inexorablement. Le courant d’extrême gauche s’incarne désormais dans des partis contestataires qui refusent toute alliance avec le Parti Socialiste.
Les Verts auraient pu constituer un allié pour le PS. Mais le Parti Socialiste s’est acharne à faire disparait cet allié pour la victoire. A Paris, Delanoë a marginalisé les verts qui lui ont apporté la victoire en 2001 jusqu’à l’inexistence en 2008. Aux législatives le PS a éliminé tous les candidats verts au premier tour. Mais surtout, l’exercice du pouvoir dans les régions de France a montré les contradictions qu’il peut y avoir entre des politiques purement sociales et des politiques purement écologistes.
Les Verts et le Parti Communiste sont réduits aux portions congrues et ne permettront plus au Parti Socialiste de constituer des alliances majoritaires.
Le Parti Socialiste aussi est dans l’impasse.
Face à ces impasses, le Parti Socialiste et l’UMP n’ont que deux solutions possibles : construire des projets politiques communs avec le Mouvement Démocrate. Ils le refusent.
L’autre solution c’est de se faire une courte échelle réciproque pour imposer le bipartisme en France contre la volonté manifeste des électeurs. Lorsque le Mouvement Démocrate s’imposait au premier tour, l’UMP appelle à voter pour le PS au second. C’est ce qui a été observé à Saint Julien en Genevois, à Pau et dans de nombreuses autres communes. Ces alliances contre nature de la droite et de la gauche contre le Mouvement Démocrate sont des solutions à court terme qui permettent de gagner une élection. Mais ces alliances révèlent à leurs propres électeurs le vide politique sidéral des projets de société du PS et de l’UMP. Elles révèlent la contre façon qu’est le faux clivage droite/gauche. Ces alliances contre nature révèlent que l’UMP et le PS ne sont plus des partis politiques qui défendent une vision de la société mais de simples syndicats électoraux. Syndicats électoraux qui n’auront plus d’utilités pour leurs propres membres dès que se profileront les défaites.
Finalement, j’aime bien l’impasse stratégique du Mouvement Démocrate. Une impasse fondée sur la conviction, le courage, l’humilité, le travail de terrain, la vision d’une politique moins conflictuelle qui remet l’humanisme au centre de la société.
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| Tags : impasse politique stratégique, saint julien en genevois, pau, défaites électorales de l'ump, modem |
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jeudi, 29 janvier 2009
La dictature soft à la Française
Depuis quelques mois maintenant, on assiste à une lente dérive des institutions qui sont de moins en moins républicaines.
La démocratie se fonde sur la souveraineté du peuple et sur l’existence de pouvoirs et de contre-pouvoirs qui s’assurent de manière constante que c’est au nom et pour le peuple que le pouvoir est exercé.
1) Absence de représentation populaire
Lors des élections législatives, le Parti Socialiste et l’UMP ont détourné le mode de scrutin pour réduire à néant la représentation des courants de pensée verts, communistes et centristes. 44% des électeurs du premier tour des Présidentielles ne sont pas ou presque représentés au Parlement. En toute logique, ils ne reconnaissent aucune légitimité à une institution prétendument représentative mais qui ne les représente pas.
2) La disparition du Parlement
La France était déjà allé loin dans la négation des pouvoirs du Parlement. En réduisant l’expression parlementaire à la seule expression d’une majorité qui soutient aveuglément le pouvoir et à celle d’une opposition qui s’oppose tout aussi aveuglément, le Parlement français poursuit sa décente vers le néant politique. Son rôle de contrôle du pouvoir, de législateur de terrain qui redonne du bon sens à la rédaction des lois et d’écoute des citoyens est laissé vacant par des députés absentéistes, cumulards et aux ordres. Les Hauts Savoyards n’ont plus de députés à Paris, c’est le pouvoir qui a des députés en Haute Savoie. L’opposition déserte une Assemblée nationale qui n’a de nationale que le nom.
3) La mise à pied des médias
Les medias par leur force de diffusion et leurs moyens d’investigation exerce l’un des nouveaux pouvoirs. Sa faiblesse économique l’a privé des ressources d’investigation sur son contenu, mais il garde sa force de diffusion. La disparition des ressources propres du service public permet de ne garder en France qu’un seul média télévisuel de masse. Contrôlé par les amis du pouvoir dont le chiffre d’affaire dans le BTP dépend en grande partie des commandes publiques. La télévision publique sera bientôt soumise par le vote par l’Assemblée nationale de ses ressources. Elle ne pourra plus informer sur l’actualité politique en toute indépendance.
4) La mise à pied de la justice
La proposition de disparition du juge d’instruction si elle pourrait avoir quelques justifications dans un autre contexte est inacceptable lorsqu’elle ne s’accompagne pas de l’indépendance par rapport au pouvoir du procureur qui le remplacera. Il reviendra alors seulement à des individus dépendants du pouvoir politique de décider de la poursuite des investigations. L’absence d’avancées sur la mise en accusation de Jacques Chirac malgré les charges lourdes de corruption qui pèse contre lui et malgré la condamnation passée de son co-accusé Alain Juppé en dit long sur ce que serait cette nouvelle justice. La France, où la corruption n’est pas maitrisée, dériverait un peu plus. La prolongation exceptionnelle du poste du procureur de Paris qui a prononcé le renvoi en correctionnel de Dominique de Villepin en est une nouvelle preuve.
5) La disparition de l’exécutif
C’est le paradoxe de la dérive dans laquelle on est. Même la fonction de Premier Ministre a disparu. Celle de ministre se limite au rôle d’un marionette pour les médias. Marionnettes qu’on renvoie d’un signe de tête conduire des listes aux européennes – situation plus enviable mais aussi monarchique que l’embastillage !
6) La grâce et la disgrâce nominative
La grâce nominative dont a bénéficier M. Marchiani au mois de décembre montre les dérives absolutistes du pouvoir. La disgrâce dont est victime le préfet de la Manche après le responsable de la police corse montre à quel point l’appareil d’Etat passe petit à petit du statut de fonction publique à fonction politique.
Je ne parlerai pas ici des projets qui ont été abandonnés par une mobilisation générale, comme les fichiers Edvige qui fichait et listait des informations sur la vie personnelle de toutes les personnes engagées en politique.
A l’opposé le Grenelle de l’Environnement a montré ce que pouvait apporter une concertation large. On oublie parfois que la discussion collective et la concertation font normalement partie du quotidien de l’activité d’une démocratie. Une démocratie qui fonctionne en France devrait être un Grenelle permanent. Le Parlement est sensé en être le lieu.
Ces dérives interpellent tous ceux qui sont attachés à la République. Tous ceux qui estiment qu’un pays doit se rassembler sur des valeurs fondamentales –comme les valeurs de la République- pour avancer collectivement.
Les dictatures ne restent jamais soft très longtemps. Elles finissent toujours par se durcir lorsque les contre pouvoirs deviennent faibles. Les dictatures conduisent ensuite à des révolutions.
PS : Les themes de cet article sont developpes dans le livre de Francois Bayrou : Abus de Pouvoir
17:13 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : dictature soft, modem |
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