jeudi, 10 décembre 2009
Pérenniser notre système de retraite par répartition
Les déficits du système de retraite s’accumule. Les prétendues réformes continuent de se révéler insuffisante pour assurer une retraite aux actifs d’aujourd’hui. Elles ne permettent pas non plus d’assurer un revenu décent aux retraités.
Le Mouvement démocrate propose un système de retraite par point en fonction de la durée et de la pénibilité. Nous voulons encourager des départs en retraite qui soit progressif avec des temps partiels, des interruptions sabbatiques ou des cumuls d’activité. Nous voulons permettre à ceux qui le souhaite de travailler plus longtemps pour assurer des recettes complémentaires pour les caisses de retraite.
Retrouvez sur ce blog chaque jour quelques unes des propositions du Petit Livre Orange du Mouvement démocrate. Ou découvrez les toutes en téléchargeant notre projet humaniste.
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mercredi, 09 décembre 2009
Rendre durable notre solidarité santé
Notre système de protection maladie est structurellement déficitaire. Le vieillissement démographique et les progrès des techniques médicales rendent inévitable l’augmentation continue des coûts de la santé. Nous devrons débattre de ce qui relève de la solidarité nationale et de ce qui doit relever de système complémentaire. Nous devrons améliorer l’efficacité de notre système de santé en collaborant avec les professionnels. Nous devrons imaginer des solutions nouvelles comme des maisons de gardes ouvertes la nuit et les jours fériés pour prendre en charge des pathologies qui ne relèvent pas d’une hospitalisation. Nous proposons de renforcer considérablement les moyens à la prévention et à l’éducation. Pour cela, les infirmières et les médecins généralistes ont un rôle irremplaçable. Nous estimons qu’une part de leur rémunération doit se faire au forfait pour chaque personne suivie.
Retrouvez plusieurs fois par jour quelques unes des propositions du Petit livre orange du Mouvement démocrate.
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dimanche, 29 novembre 2009
Faire gagner plus ceux qui ne travaillent pas
"Faire gagner plus ceux qui ne travaillent pas" résume assez bien l'action de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République : bouclier fiscal qui conduit à une suppression de l'ISF pour les très grandes fortunes, abatement sur les droits de succession, même la réforme de la taxe professionnelle va surtout bénéficier aux actionnaires. Les impôts ont baissé pour les rentiers.. pas pour ceux qui travaillent.
Qu'est devenu le "travailler plus pour gagner plus" promis en 2007 ? Les heures supplémentaires proposées par la nouvelle loi sur le temps de travail sont peu utilisées. Pour deux raisons, en partie la crise économique qui touche les pays qui comme la France, n'ont pas su réguler la financiarisation excessive de leur économie. L'économie s'étant contractée.. les entreprises ont eu plus besoin de réduire leurs effectifs plutôt que d'utiliser des heures supplémentaires. Mais il y a aussi une seconde raison : ce sont majoritairement des retraités qui ont voté pour ce slogan "travailler plus pour gagner plus". Des retraités qui n'étaient pourtant pas concernés par ce slogan. Parmi les actifs, Nicolas Sarkozy était minoritaire. Les chefs d'entreprises nous explique à quel point la nouvelle génération de salarié préfère ménager leur qualité de vie au prix d'un moindre salaire plutôt que de faire des heures supplémentaires. Les aléas de plus en plus brutaux des entreprises et les fins de carrières chaotiques de leur parents les ont conduit à revoir leurs priorités de vie. La place de l'entreprise a rétrogradé dans ce classement ces dernières années au profit du temps pour soi. Les entreprises qui sauront redonner du sens éthique au travail et qui sauront remettre l'actionnaire à une place équitable vis à vis des clients, fournisseurs et collaborateurs pourront compter à nouveau sur des collaborateurs engagés.
"Travailler plus pour gagner plus" a été le miroir aux allouettes des dernières élections présidentielles. Un miroir qui a suivi les précédents l'illusoire lutte "contre l'insécurité de Chirac" en 2002, l'illusoire volonté de réduire "la fracture sociale" de 1995, l'illusoire "France unie" de Mitterand en 1988. Un petit rappel pour montrer à quel point l'élection du Président de la République au suffrage universelle est nécessairement trompeuse car limitée à des slogans simplistes plutôt que des débats de fonds comme dans tous les autres pays parlementaires.
Dans la réalité, le slogan "travailler plus pour gagner plus" s'est transformé en "faire gagner plus ceux qui ne travaillent pas"... pour les Français disposant des plus gros patrimoines et qui avaient largement participé par des soutiens médiatiques et financiers à la campagne de Nicolas Sarkozy.
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vendredi, 20 novembre 2009
Invite de TV8 Mont Blanc dimanche
Je suis invite a l'emission de Gilles Meunier, 7 jours en 1 heure sur TV8 Mont Blanc ce dimanche a 12h30 et 19h00. J'interviendrai sur la fiscalisation des indemnites journalieres des accidentes du travail votee par les deputes.
Vous pouvez voir TV8 Mont Blanc sur internet, sur le cable et sur le reseau hertzien.
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mardi, 17 novembre 2009
Quand l'extrême gauche ne vote plus à gauche
Les élections genevoises de ces deux derniers mois apporté des enseignements qu'on observe dans les élections françaises aussi.
Le courant de pensée d'extrême gauche à Genève comme en France se divise entre une composante protestataire et une composante gouvernementale. A Genève, ces deux composantes se sont autodétruites : aucune n'a passé le quorum des 7% qui permet d'entrer au Grand Conseil. La même division est à l'oeuvre en France entre le NPA protestataire et le Front de Gauche (PC+Mélenchon) gouvernemental. A Genève comme en France, l'extrême gauche rassemble environ 15% des électeurs. Pour les régionales, le seuil de 5% est plus accessible. Mais la division de l'extrême gauche ne lui permet plus de peser dans une coalition.
Le second enseignement c'est qu'une majorité de l'extrême gauche ne vote plus à gauche. L'extrême gauche a présenté ses propres listes. Une faible proportion de ses électeurs y a ajouté les candidats socialistes et verts. L'extrême gauche ne vote donc plus à gauche. Le NPA le revendique en France, les électeurs d'extrême gauche Genevois l'ont fait dans les urnes. Lorsque la gauche ne vote plus à gauche... on peut s'interroger sur l'existence même de "la gauche".
Depuis plusieurs décennies certains ont voulu organiser la vie politique autour de clan : un clan de droite, un clan de gauche. Des clans hérités de la lutte des classes mais qui ont perdu beaucoup de pertinence depuis la chute du mur de Berlin... et la faillite de Lehman Brothers. Deux événements qui ont boulversé toutes les certitudes des idéologues. La sociale démocratie a évolué... elle s'est éloigné des thèses de l'extrême gauche. Les théories ultra libérales ont prouvé leur échec et fait évoluer aussi les plus idéologues.
Les cris de victoire de l'Entente de droite au détriment de l'Alliance de gauche donnent un dénouement à une mise en scène. Une mise en scène rendue nécessaire par l'incitation électorale aux alliances dont a pâtit le MCG à Genève. Mais la réalité du Gouvernement cantonale est éloigné de cette mise en scène. Selon les sujets, les majorités seront multiples tant au Conseil d'Etat qu'au Grand Conseil : Verts+Radicaux+ Socialiste parfois, Socialiste+Verts+PDC, Verts+Radicaux+PDC souvent, et aussi parfois des majorités traditionnelles autour des clans... mais le plus souvent ce sera l'unanimité de la raison pragramatique comme on a pu l'observer lors des débats.
En France aussi on observe parfois ce type de coalition, mais la politique trop souvent reste dans ce jeu des mises en scène trop simplistes.
Aujourd'hui s'ouvre une nouvelle ère politique. Une ère dans laquelle les coalitions ne se formeront plus autour de ces blocs de la lutte des classes mais sur des convergences de diagnostic entre grands courants de pensée.
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jeudi, 12 novembre 2009
Socialistes, écologistes et démocrates ont rendez-vous
Les socialistes, les écologistes et les démocrates ont rendez-vous le 14 mars.
Ils ont chacun besoin d’affirmer leur identité politique en clarifiant auprès des électeurs ce qui les différencie avec des listes autonomes au premier tour des régionales. Tout cela peut se faire dans le respect mutuel.
Dans tous les mouvements politiques, il y a des puristes. Des gens qui estiment qu’un parti politique n’est là que pour défendre des convictions mais ils sont réticents à mettre les mains dans le camboui de leur mise en œuvre. De fait ces personnes limitent la politique au verbe au détriment de l’action au service des gens. Ils confondent le rôle d’un parti politique et celui d’un club de réflexion.
Au delà des mots, la politique n’a de sens que si un jour on passe du stade de l’incantation à celui de l’action. Dans les institutions françaises cela suppose de former des coalitions majoritaires. Une coalition majoritaire rassemble nécessairement des gens qui ont des idées différentes. C’est le cas à l’UMP qui rassemble des libéraux, des conservateurs et même encore quelques gaullistes… même si ce rassemblement de fortune se délite. C’est aussi le cas au Parti Socialiste qui rassemble des courants très différents (des pro européens et des anti européens, des sociaux démocrates aussi bien que des socialistes qui rejettent l’économie de marché).
Les socialistes, les verts et les démocrates sont aujourd’hui face à un choix. Affirmer leurs différences jusqu'à l’excès et en oublier de se respecter. C’est le plus facile… il suffit pour cela de continuer à faire comme nous l’avons fait par le passé : s’invectiver. Cela ne satisfera que nos egos, et quelques électeurs puristes.. mais en faisant cela nous renoncerions à former une future coalition crédible pour mettre un terme aux dérives actuelles du pouvoir. En faisant cela nous trahirions l’espoir que place en nous les millions de Français qui veulent que ces dérives cessent au plus vite. En faisant cela, nous laisserions 5 années de plus à une UMP dont la pratique du pouvoir, les provocations et les mesures dérivent chaque jour un peu plus vers l’extrême droite. Pour mettre un terme à ces dérives nous devrons apprendre à travailler ensemble sur nos convergences.
En s’opposant à toute coalition entre écologistes, socialistes et démocrates, les puristes favorisent la poursuite jusqu’en 2017 des politiques sécuritaires, injustes, sectaires, autoritaires et budgétairement douteuses de l’UMP.
A l’opposé nous pouvons aussi affirmer notre identité dans le respect des autres. Exposer clairement aux électeurs ce qui nous différencie et ce qui nous rassemble. Fiers de nos différences et décidés à travailler ensemble sur ce qui nous rassemble, nous pourrons alors former des coalitions majoritaires qui non seulement décideront de l’avenir des régions françaises, mais demain pourront aussi être majoritaire dans tous les départements, au Sénat, à l’Assemblée nationale. Une coalition qui pourra porter l’un(e) des siens à la Présidence de la République. Une coalition qui pourra alors améliorer la vie des Français par ses actes et pas seulement dans les intentions.
Lorsque nous serons devenus crédibles nous pourrons même fédérer aussi les républicains de droite pour préserver l’essentiel de ce qu’est la France de ces dérives « monstrueuses ».
Changer ne sera pas sans risques pour tout le monde. Pour les socialistes ce sera une coalition nouvelle et inconnue. Beaucoup au Parti Socialiste estiment que la stratégie de 1981 quand Georges Marchais faisait plus de 15% des voix est encore pertinente lorsque le PC s’approche de la barre des 5% et que l’extrême gauche refuse toute alliance. Pour instaurer une confiance nouvelle, les Socialistes auront besoin de croire que cette coalition nouvelle sera durable. Chez les Verts cela suppose de remettre en cause la stratégie à gauche qui pourtant n’a rien changé à ses scores mais lui a permis de participer au Gouvernement en 1997. Pour le Mouvement Démocrate cela suppose de composer une coalition avec la gauche après avoir rejeté l'alliance à droite. C'est possible tant qu'on ne revient pas au modèle de soumission qu'était devenu l'alliance RPR-UDF. Ces risques sont importants. Ils ne doivent pas être négligés, mais l’avenir de la France exige que chacun prenne ses responsabilités.
Une telle coalition pourra débarrasser une bonne fois pour toute un parti devenu sectaire de la scène politique nationale même en Haute Savoie. Les résultats des sénatoriales de 2008 montrent que lorsqu’une telle coalition se forme l’UMP n’est plus à l’abri dans aucun de ses bastions, même les plus imprenables.
Les Socialistes, les Verts et les Démocrates ont rendez-vous le 14 mars 2010 à 20H00. Ils connaissent le jour et l’heure de ce rendez vous… il reste encore à s’entendre sur le lieu. Pour cela, il faudra se parler avant.
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mercredi, 11 novembre 2009
Elections régionales des 14 et 21 mars 2010. Comment ça marche ?
La date des élections régionales a été fixée aux 14 et 21 mars 2010.
Pour nous le Conseil Régional prend les décisions politiques concernant :
1) le développement économique pour la création d'emploi : une compétence décisive pour notre département qui faute de politique économique devient de plus en plus dépendant du canton de Genève.
2) Les Train Express Régionaux : l'enjeu de leur cadencement et surtout de leur développement est décisif. C'est à ce titre que la région finance le CEVA qui est si important pour le Genevois franco suisse.
3) Les Lycées -bâtiments et personnels techniques - et la formation continue : Des politiques décisives alors que les métiers changent perpétuellement et que les compétences voient elles aussi perpétuellement changer pour guarantir l'employabilité de tous.
La région Rhône Alpes intervient aussi dans des contrats de développement avec les communautés de communes pour orienter les décisions dans certains axes prioritaires. Elle a notamment particulièrement financer le contrat rivière pour améliorer considérablement l'état des cours d'eau et dépolluer nos rivières.
Pour prendre ces décisions, nous élirons 157 Conseillers Régionaux. L'élection se fera les 14 et 21 mars prochain. Elle suppose que chacun soit inscrit au préalable sur les listes électorales en mairie avant le 31 décembre (ou par correspondance d'ailleurs). Tout particulièrement ceux qui ont déménagé dans l'année : ce qui est le cas de près de 10% des habitants à Saint Julien.
Il y aura deux tours. Les listes qui obtiendront plus de 10% des voix au premier tour pourront se maintenir au second. Celle qui obtiendront plus de 5% pourront fusionner avec une autre.
Le quart des sièges sera attribué à la liste ou à la coalition de liste qui sera en tête au second tour. Le reste des sièges sera attribué proportionnellement aux voix obtenues.
Les listes seront des listes régionales, mais avec des sections départementales. Cela signifie que par exemple pour la liste du Mouvement Démocrate il y aura 8 sections départementales avec chacune une tête de liste et un ordre. A partir du calcul du nombre de siège, la répartition se fera en fonction du nombre de voix obtenues dans chaque département. Par exemple si dans le calcul précédent le MODEM se voit attribué 20 sièges et que 10% des voix du MODEM ont été obtenues en Haute Savoie, il y aura alors 2 sièges pour la section départementale du MODEM Haute Savoie. La conséquence c'est que le nombre de sièges par département dépendra du taux de participation ! Plus les habitants de Haute Savoie s'inscriront sur les listes électorales et iront voter... plus la Haute Savoie aura de Conseillers Régionaux. Selon le taux de participation nous auront 16, 17 ou 18 Conseillers Régionaux.
Ces règles permettent de comprendre un certain nombre de choses :
1) Pourquoi les ministres du Gouvernement se désistent et ne veulent pas conduire de liste régionale ? Simplement parce qu'il faut fédérer une majorité au second tour, et que tout indique que l'UMP ne pourra pas fédérer de voix supplémentaires pour arriver en tête au second tour. Les têtes de listes UMP sont aussi motivée qu'un condamné qui va à l'échafaud. C'est aussi la raison pour laquelle le Gouvernement propose pour les prochaines régionales de 2014 un mode de scrutin à un tour qui permettrait à une UMP minoritaire en voix de remporter la majorité des sièges.
2) Pourquoi malgré les consignes nationales du parti, les Présidents de Région veulent faire liste commune avec le MODEM dès le premier tour ? Ils craignent d'être derrière Europe Ecologie au premier tour et de devoir céder aux écologistes la tête de liste pour le second tour. Le Mouvement Démocrate a clairement fait le choix de l'autonomie pour le premier tour avec Azouz Begag pour tête de liste en Rhône Alpes.
Les autres enjeux de politiques partisanes sera de voir comment se réparti le vote d'extrême gauche. Est-ce que ce sera plutôt sur le NPA ? Une extrême gauche qui ne s'allie pas au PS : lorsque la gauche ne vote plus pour la gauche, le concept même de gauche perd de sa pertinence. Ou est-ce que ce sera pour le PC et le Parti de Gauche ? Est-ce que le PC et le PDG dépasseront le seuil des 5% ? Est-ce que le PS et les Verts feront le pas d'abandonner l'extrême gauche à ses extrémités pour former une nouvelle coalition avec les démocrates ? Je pense que ce serait mieux pour la France, mais je doute que le PS en soit capable.
Le Mouvement Démocrate est prêt à former une coalition avec le PS et les Verts pour travailler ensemble sur les points de convergence tout en respectant nos différences. L'autonomie au premier tour permettant aux électeurs de constater ces différences et de nous départager dessus. Le MODEM pourra notamment apporter un équilibre dans les politiques régionales sur le développement durable pour qu'il soit à la fois durable socialement, durable écologiquement, durable budgétairement et durable économiquement. Plus notre score sera élevé plus nous pourrons influencer les politiques régionales dans ce sens.
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vendredi, 30 octobre 2009
Une élection présidentielle déjà programmée
On est à quelques mois des élections présidentielles. Tout réussi au chef de l'exécutif qui anime une équipe soudée qui accumule les succès. Les Français dans leur majorité se montrent satisfait des réussites du pouvoir. Il y a bien quelques ratés ici ou là, mais dans l'ensemble le Gouvernement met en place le programme annoncé. A l'exception de quelques rares dissidents les Parlementaires de la majorité soutiennent le Gouvernement avec enthousiasme.
Aucun analyste ne doute : les prochaines présidentielles sont jouées d'avance. Il n'y a pas d'alternative réelle et crédible à la candidature du chef de l'exécutif. Arlette Chabot au journal de 20H interroge même Jacques Chirac sur la réalité de sa candidature.
La situation décrite plus haut est celle d'Edouard Balladur en 1994 et celle de Lionel Jospin en 2000. L'un comme l'autre pouvaient compter sur une certaine popularité, sur une capacité à fédérer leur majorité, sur des résultats réels. L'un comme l'autre ont été éliminé quelques mois plus tard au premier tour de l'élection présidentielle.
Nicolas Sarkozy de son côté souffre d'une profonde et durable impopularité. Il génère un profond mécontentement fondée sur des valeurs. Les troupes obéissent encore, mais en trainant les pieds de plus en plus lourdement. Pourtant tous les analystes et beaucoup de Français avec eux, ne parviennent pas à imaginer un cas de figure tout à fait probable de l'élimination dès le premier tour du Chef de l'Etat lors des prochaines élections présidentielles.
Nous avons du mal à imaginer un futur qui soit différent du passé alors même que l'histoire nous enseigne que tout n'est que bouleversements constants.
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mercredi, 28 octobre 2009
La droite dérive vers l'extrème droite en France comme à Genève
Dans la multiplicité des différences entre la politique Genevoise et la politique française, il est intéressant de constater quelques évolutions parallèles. C’est le cas de la lente et constante dérive de la droite vers l’extrême droite.
En 1998 à l’occasion des élections régionales en France, l’UDF se divise en deux entre les Libéraux qui veulent s’allier au FN pour défendre les intérêts économiques et les démocrates chrétiens qui refusent de telles alliances fort de leurs valeurs humanistes. Les Libéraux deviennent alors Démocratie Libérale et rejoindront l’UMP en 2002. Les Démocrates Chrétiens restent à l’UDF et décideront de former le Mouvement démocrate en 2007. 1ère étape en France.
En Suisse, le 10 décembre 2003, les parlementaires Libéraux Genevois apportent leur soutien à l’élection de Christoph Blocher. Candidat imposé par l’UDC en violation des traditions helvétiques qui recommandent qu’un parti présente plusieurs candidats. Ils renouvellent ce soutien le 12 décembre 2007 malgré le bilan de gouvernance désastreux. 1ère étape à Genève.
En 2002, Jacques Chirac tente de récupérer une partie de l’électorat FN en axant sa campagne sur le thème de l’insécurité. Jacques Chirac choisi le terrain politique le plus favorable à l’extrême droite. Cette stratégie a favorise la progression électorale du Front National qui pour la première fois atteint le deuxième tour de la Présidentielle. Jacques Chirac présente alors des candidats aux législatives face à tous les démocrates chrétiens afin de les faire disparaitre de la carte électorale. 2ième étape en France.
En 2009, la droite Genevoise place le thème de l’insécurité au centre de la campagne cantonale. Le MCG double son score électoral. L’extrême droite genevoise rassemble 24% des voix ! 2ième étape à Genève.
En 2007, Nicolas Sarkozy ne se contente pas seulement de reprendre les thèmes de l’extrême droite, il en reprend aussi les idées (identité nationale), les provocations (les racailles) et la gouvernance autoritaire et personnelle. Le résultat est flagrant : l’électorat FN vote avec enthousiasme pour ce candidat de cette droite qui vire à l’extrême. Nicolas Sarkozy annexe alors les derniers mohicans démocrates chrétiens du Parlement regroupés dans un Nouveau Centre réduit à l’état de mouvement croupion. 3ième étape.
Lorsqu’on entend certains responsables Libéraux Genevois évoquer à nouveau l’idée d’une alliance avec l’UDC à peine quelques jours après leur nouveau dérapage publicitaire et quelques semaines avant la votation contre les minarets, on comprend que certains Libéraux d’influence ont déjà fait leur choix. Quelques uns commencent à évoquer formellement des idées avancées jusqu’ici par l’extrême droite, j’y reviendrai dans les prochains jours. Ils attendent seulement le moment propice pour une nouvelle coalition avec l’UDC. La 3ième étape se prépare.
Ce moment propice arrivera tôt ou tard. Radicaux et Démocrates Chrétiens Genevois n’échapperont pas éternellement à la trappe du quorum des 7%. Leur difficulté à former une relève au-delà de quelques exceptions et leur difficulté à être identifié à des réalisations spécifiques au sein de l’entente rendent leur positionnement toujours plus difficile. La trappe approche.
En France, le centre a fini par perdre son identité centriste dans le confort d’une alliance électorale avec la droite. Nous le payons aujourd’hui et encore sans doute pour quelques années. A Genève, il est encore temps pour les Radicaux genevois et le PDC d’anticiper de futures coalitions avant de se retrouver nez à nez face à un partenaire de droite qui dérive vers l’extrême droite.
Les contradictions idéologiques entre le socialisme et l’écologie faciliteront ces coalitions nouvelles.
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vendredi, 12 juin 2009
IN MEMORIAM des centristes ralliés
Depuis la création de l'UMP en 2002, des élus de l'ancienne UDF ont rallié l'UMP. Les uns sous la menace, les autres avec sincérité et naïveté, tous dans le cadre d'un accord simple : se plier à la discipline majoritaire d'un mouvement où les centristes sont minoritaires en échange d'un soutien politique lors des élections. Un mandat contre le silence.
En renonçant à leur liberté de parole, ces centristes ont renoncé à défendre les convictions de leurs électeurs. Lorsqu'on est élu par les électeurs des autres... on finit par défendre les convictions des autres.
In Memoriam des ralliés de 2002
Pierre Méhaignerie : Ancien Ministre, ancien président de la commission des finances de l'Assemblée nationale. Président de la commission des affaires sociales. Contraint à s'absenter lors de la discussion sur le bouclier fiscal auquel il s'est pourtant publiquement opposé.
Philippe Douste Blazy : Ancien Ministre. C'est lui qui a fait venir le gros des députés centristes lors de la création de l'UMP. A perdu tous ses mandats. Aujourd'hui chargé de mission du Président de la République.
Renaud Dutreil : Ancien Ministre. Il est l'un des fondateurs du mouvement qui a donné naissance à l'UMP. Battu aux municipales à Reims l'an dernier. A renoncé à tous ses mandats et quitte la vie politique... aujourd'hui Président de LVMH Amérique du Nord.
Nicole Fontaine : Ancienne Ministre. Ancienne Présidente du Parlement Européen. Son dernier mandat de députée européen s'est achevé le 7 juin dernier.
Claude Birraux : Député de Haute Savoie depuis 1978. Il l'est toujours. Aucune prise de position politique significative depuis son ralliement (et à vrai dire avant non plus). Vote sans sourciller des lois telles que la loi Hadopi, les déficits budgétaires ou la nomination par l'exécutif des présidents du service audiovisuel public. A l'occasion de l'enterrement de Bernard Pellarin, s'est fait prendre une déculottée publique par Bernard Accoyer qui lui a imposé comme suppléant un jeune étudiant en recherche d'emploi de Saint Julien en Genevois.
Hervé de Charrette : ancien Président des Clubs Perspectives et réalité. Toujours député mais n'intervient plus dans le débat public.
Alain Madelin : une des chevilles ouvrière de la campagne de Jacques Chirac. Pas vraiment centriste... mais ancien membre de l'UDF. Ancien Ministre de l'Economie et des Finances. A renoncé à se présenter aux dernières législatives. Nommé Président du Fond mondial de solidarité numérique.
Jean Pierre Raffarin : Ancien Premier Ministre. Battu par un ancien RPR aux élections pour la Présidence du Sénat. Continue de prouver sa soumission en proposant récemment l'élection du Président de la République en un seul tour.
Alain Lambert : Ancien Président de la commission des finances. Aujourd'hui Vice Président. Ses idées ne sont jamais reprises. Désigné tête de liste UMP pour les régionales, Alain Lambert est sûr de perdre le second tour dans la trappe à 30% de l'UMP.
Dominique Paillé : Ancien député, ancien directeur de campagne de Francois Bayrou. Il rejoint l'UMP en 2002. Il est battu aux municipales en décembre 2002, aux législatives en juin 2007, aux sénatoriales en septembre 2008. Parachuté pour représenter les Français de l'étranger avec le soutien de Sarkozy et de l'UMP il obtient seulement 16 voix sur 151 votants. Conseiller politique de Sarkozy il publie un livre contre Bayrou « les habits neufs des faux centristes : arnaque ou imposture ? » qui s'est vendu à moins de 500 exemplaires.
In memoriam des ralliés de 2004
Alain Lamassoure : Ancien Ministre. Député Européen. Il vient de justesse de garder son investiture pour les élections européennes. Sarkozy lui a finalement accordé une investiture aux européennes pour s'assurer de l'élimination de tous les partisans d'Alain Juppé en région aquitaine.
In memoriam des ralliés de 2006
Gilles de Robien : Ancien Ministre, directeur de campagne de Francois Bayrou aux présidentielles de 2002. Battu aux élections municipales à Amiens en mars 2008, il démissionne de son mandat de conseiller municipal d'opposition. Retour à la vie civile.
André Santini : Ancien Ministre. Secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique - le saviez-vous ? Contraint de choisir Frédéric Lefebvre, collaborateur personnel de Sarkozy, comme suppléant aux législatives. Nommé au Gouvernement en juin 2007 pour permettre la nomination de ce proche de Sarkozy comme député. Sorti du Gouvernement en juin 2009.
In memoriam des ralliés de 2007
Hervé Morin : Ancien Président du groupe UDF à l'Assemblée nationale. Ministre de la Défense. Simple collaborateur de Fillon, lui-même simple collaborateur de Sarkozy. Avec une poignée de députés dont la majorité n'a pas besoin, Hervé Morin n'influence aucune des décisions qu'il doit soutenir. Il exécute.
Valérie Létard : Sénatrice. Secrétaire d'Etat en charge de la solidarité. Idem que Morin.
In memoriam des ralliés de 2008
Jean Arthuis : Ancien Ministre. A renoncé depuis plusieurs années à défendre le principe moral de l'équilibre des comptes publics en échange d'une Présidence de la commission des finances du Sénat.
L'ouverture serait une bonne chose s'il s'agissait d'une ouverture à des idées. Elle est dérisoire lorsqu'elle se limite à des individus. L'ouverture serait une bonne chose si elle avait pour objet de faire avancé le pays, elle est dérisoire lorsqu'elle a pour but de déstabiliser un mouvement politique.
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