mercredi, 14 janvier 2009

Un jour les Palestiniens et les Israéliens en paix

Un jour les amis sincères des Israéliens les aideront à construire la paix en les sensibilisant au sort misérables des Palestiniens enfermés dans un ghetto, colonisés, emmurés, humiliés et sans structure d'état. Un jour les amis sincères des Palestiniens les aideront à construire la paix en les sensibilisant au droit des Israéliens de vivre en sécurité et dans leur pays.

Palestiniens et Israéliens rejetteront de part et d'autre leurs faucons respectifs.

Ce jour là les uns et les autres cesseront de mettre de l'huile sur le feu en défendant des points de vue unilatéraux. Ils prendront le parti de la paix, celui qui consiste à avoir le courage et l'humilité de défendre le point de vue de l'autre.

Ce jour arrivera c'est inévitable : Israéliens et Palestiniens seront là pour les siècles à venir.  Ce jour là arrivera dans un mois ou dans 1000 ans. A charge pour eux de décider de vivre en paix, ou de continuer leurs hostilités encore quelques années.

L'Europe, qui s'est construite il y a un demi siècle entre des pays qui se faisaient la guerre depuis 1000 ans - et dont toutes les familles avaient été décimées - pourra accompagner les efforts de paix. Mais l'initiative ne peut venir que des Israéliens et des Palestiniens, et de ceux qui en sont proche.

lundi, 08 décembre 2008

Concordance : droits et devoirs de l'UDC

Lors des dernières élections fédérales, plus de 70% des Suisses n’ont pas voté pour l’UDC. La démocratie exige donc que l’UDC n’impose pas ses choix à la majorité des Suisses.

 

Voila maintenant plusieurs décennie que la Suisse fonctionne sur le modèle de la concordance. En raison des règles de démocratie directe, le modèle d’opposition et de majorité fonctionnerait plus difficilement en Suisse : les décisions de la majorité seraient susceptibles d’être constamment remises en cause par la minorité lors de consultations populaires. C’est pour éviter cette paralysie que la concordance est née : la majorité s’engage à intégrer la minorité dans la prise de décision en échange de quoi la minorité se montre solidaire des décisions collectives.

 

La logique de la concordance voudrait que l’UDC participe au Conseil Fédéral. Mais cette logique de la concordance impose aussi des règles à l’UDC.

 

Si l’UDC refuse les devoirs de collégialité de la concordance elle ne peut pas en exiger le bénéfice de la participation au Conseil Fédéral.

 

L’UDC a prouvé qu’elle ne renoncera a aucun recours populaire en contre partie de son intégration au Conseil Fédéral. La concordance dans ce cas ne se justifie donc plus. La fausse double candidature de Christoph Blocher et d’Ueli Maurer au Conseil Fédéral montre à quel point l’UDC n’a pas compris le principe même de la concordance dont elle revendique le bénéfice.

 

Il y avait jusqu'à il y a quelques années un autre principe de la concordance qui s’est perdu une première fois en 2003 avec l’élection de Blocher puis en 2006 avec l’élection de Doris Leuthard. Ce principe voulait que les candidats au Conseil Fédéral ne se recrutent pas parmi les chefs de parti. Les chefs de parti sont efficaces pour être les portes parole d’un point de vue partisan. Mais il faut des personnalités tout aussi efficaces mais moins partisanes pour faire avancer un travail collectif.

 

Si le Conseil Fédéral est élu au scrutin majoritaire et pas à la proportionnelle c’est bien pour que le Parlement contrôle les qualités « collégiales » des candidats. Des candidats trop partisans auraient plus de mal à faire adopter leurs propositions au Parlement. Il ne revient donc pas au groupe UDC d’imposer ses candidats, mais bien au Parlement de les élire à la majorité.

 

La fausse double candidature UDC montre que la cure d’opposition de l’UDC lui a permis de faire de petits progrès par rapport à l’an dernier dans la compréhension des principes de concordance, mais prouve aussi que ce travail n’est pas achevé.

lundi, 06 novembre 2006

Notre responsabilité face au monde

Il est rare dans une campagne qu'on parle de politique étrangère. Même à l'occasion des prochaines élections américaines, alors que le pays est en guerre, il semble que les thèmes de l'emploi, de la solidarité et de l'éducation y jouent un rôle encore plus important que la situation au moyen orient.

On a rarement conscience à quel point ce qui peut se passer à l'autre bout de la terre peut avoir une importance déterminante dans nos vies quotidiennes. Je pense parfois aux 60% d'abstentionnistes américains lors de la première élection de Georges Bush.. et tout particulièrement à ceux d'entre eux qui sont morts lors des attentats du 11 septembre - sur les 3500 morts, il y avait probablement environ 1000 américains qui n'avaient pas voté : qu'on le veuille ou non, lorsqu'on ne s'occupe pas de politique, la politique finit toujours pas s'occuper de nous.

Terrorisme, épidémies, croissance mondiale, vagues de réfugiés suite aux guerres que nous n'avons pas su éviter : la politique international peut influencer brutalement notre vie quotidienne.

Notre responsabilité est d'accompagner le développement du monde. Ne nous faisons pas d'illusion sur nos politiques de contrôle de l'immigration : même le Mur de Berlin n'a pas permis durablement de lutter contre l'émigration d'Allemagne de l'Est. Aucune politique de l'immigration ne permettra jamais d'empécher des millions d'êtres humain de continuer d'espérer un jour vivre mieux. Le terrorisme est une forme inacceptable de violence mais qui nait de la révolte contre le monde qu'inconsciemment nous continuons de bâtir chaque jour.

Nous devons aider les pays en voie développement à poursuivre leur croissance. Cela doit passer par un commerce international plus équitable : achetons les fruits de leur travail plutôt que de défendre des barrières douanières d'un autre âge. Ouvrons nos frontières à leurs productions, réduisons lentement mais résolument les subventions agricoles sur les productions qui peuvent contribuer à faire vivre des pays entiers. Je pense qu'il n'est pas normal que les deux tiers du budget de l'Union Européenne soient consacrés aux subventions agricoles alors que ce secteur n'empoi qu'1% des Européens.

L'agriculture a une importance clef dans notre culture, dans nos traditions, dans nos habitudes alimentaires et dans la gestion de nos espaces naturels. Définisssons mieux ce rôle et finançons le, mais cessons de subventionner tout un secteur au détriment des pays en voie de développement. Trouvons les moyens de réaliser une transition en douceur, mais ne perdons pas de vue les conséquences désastreuses de nos subventions sur les pays pauvres.