dimanche, 09 septembre 2007

Hommage aux 156 368 morts du 11 septembre 2001

540109b7f0cf34bce0042da36f89eec7.jpgIl y a 6 ans, nous avons vu les images incroyables des tours du World Trade Center de New York s'effondrer et emporter avec elle des centaines de vies. Ces images nous ont choqués. Je voudrai rendre hommage aux 2 999 victimes de ces attentats.

Rendons aussi hommage à chacune des 156 368 personnes qui selon les statistiques de l'OMS sont aussi mortes ce jour là. Tout particulièrement ceux qui sont morts de notre négligence collective.

En particulier les 4 287 qui, ce jour là, sont morts de la tuberculose, les 7 992 qui sont morts du sida, les 5 119 qui sont morts de diarrhées, les 3 069 qui sont morts de maladies infantiles, les 2 495 qui sont morts de malaria, les 17 qui sont morts de la lèpre, les 11 008 qui sont morts d'infections respiratoires car il existe des traitements qui auraient peut-être pu sauver chacun de ces êtres humains. Mais nous nous sommes révélés incapables d'organiser le monde pour les aider.

Rendons aussi hommage aux 1 397 femmes mortes d'avoir donné le jour et aux 6 736 enfants morts en naissant, aux 1 326 personnes mortes de déficits nutritionnels. Ils auraient pu être sauvés.

Rendons enfin hommage aux 2391 personnes qui se sont suicidées le 11 septembre 2001 faute sans doute d'avoir été assez écoutées. Aux 1529 victimes de violence, aux 469 victimes de guerre ce jour là. Ils auraient pu être sauvés eux aussi.

Ce jour là et chaque jour depuis.

Toutes ces victimes sont mortes plus ou moins en silence. Leurs histoires à elles ne nous ont pas choqués, elles n'ont gonflé aucune audience. Ces histoires là sont vieilles comme le monde. Simplement des faits qu'on oublie. Nous aurions pourtant pu en sauver beaucoup.

Parce que les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit, chacun de ces morts mérite tout autant notre attention.

La guerre contre la mort est une guerre perdue d'avance, mais sans doute pouvons nous quand même gagner quelques batailles supplémentaires contre les maladies autant que contre le terrorisme.

mardi, 28 novembre 2006

Maitriser la mondialisation

medium_frontiere_mondialisation_annemasse_la_roche_sur_foron_st_jullien_en_genevois_reignier.jpgCeux qu'on appelle les "alter-mondialistes" s'appelaient au départ les "anti-mondialistes". Mais il devenait vite ridicule de vouloir lutter contre l'invention des avions, des transports et des échanges. Ils ont décidé de changer de noms, mais dans le fond, je doute qu'ils aient réellement abandonné le rêve de désinventer les moyens de communication et d'échange qui ont permis la mondialisation.

La mondialisation a des aspects négatifs évidents, j'y reviendrai. Mais elle a aussi de nombreux aspects positifs.

A Noël, beaucoup d'enfants pourront avoir des jouets parce que leurs parents auront payé moins cher des jouets fabriqués en Chine. A l'opposé, beaucoup d'enfants Chinois auront plus de jouets que l'an dernier parce que leurs parents gagnent mieux leur vie. Ils ne gagnent pas autant qu'un ouvrier occidental, mais ils gagnent un peu plus chaque année. J'ai vécu à Singapour et j'ai observé comment les Singapouriens sont passé d'un niveau de vie 10 fois plus faible que celui des Français à un niveau de vie supérieur grâce à la mondialisation. La mondialisation permet à d'autres pays de se développer : celà évite les guerres et les exodes.

La mondialisation permet aussi les échanges culturels : la musique, les livres, internet, les traditions culinaires voyagent d'un bout à l'autre de la planète. J'apprécie les Suchis même si je préfère le Reblochon. Ces échanges contribuent au développement humain. Les "alter-mondialistes" oublient de rappeler que renoncer à la mondialisation c'est aussi renoncer à celà. La mondialisation me permet par exemple d'illustrer ce blog avec une photo d'un jeune Indonésien de 30 ans vivant à Kuala Lumpur et qui m'autorise à utiliser sa photo.

Les effets pervers de la Mondialisation nous les connaissons : la concurrence, la normalisation sociale et environnementale par le bas. L'enjeu n'est pas de lutter contre la mondialisation car nous en perdrions les effets bénéfiques mais de veiller à en maîtriser les effets pervers. Pour la concurrence, à charge pour nous d'être plus compétitifs en ayant un Etat plus efficace, en valorisant nos infrastructures, et travaillant avec le génie Français. Pour la normalisation sociale et environnementale, seul l'Europe peut nous aider à avoir encore une voix écoutée dans le monde. Ce n'est qu'avec une Europe forte, efficace et démocratique que nous pourrons nous prémunir des effets pervers de la mondialisation et continer à imposer nos normes.

A ce sujet, je vous engage à venir voir le film Ma Mondialisation le lundi 11 décembre à 20H au Cinéma à St Julien en Genevois