lundi, 02 juin 2008
Poursuivre l'effort de logements sociaux à Saint Julien
Lors du dernier Conseil Municipal nous avons approuvé une délibération qui permet la réalisation de 16 logements sociaux dans le programme dit "les Contemporaines" près du centre de tri de la Poste.
Ce programme de logements sociaux est un bon programme. C'est un programme mixte privé et social comme le souhaite une majorité des habitants (cf résultats de notre grande enquête auprès des habitants). Il y aura 16 logements sociaux et 64 logements privés. Voilà qui tranche avec les quartiers sociaux des années 70 et qui favorisera une meilleure mixité sociale.
Notre commune a grandement besoin de logements sociaux. De nombreux salariés aux revenus français et fonctionnaires n'ont plus les moyens de vivre dans notre commune. Leur pouvoir d'achat est trop pénalisé par les prix de l'immobilier. Les entreprises et les administrations sont pénalisées dans leurs activités par le faible pouvoir d'achat de leurs collaborateurs qui partent vivre ailleurs. Pour favoriser leur pouvoir d'achat et pour favoriser le développement économique et administratif de la commune nous devons améliorer la situation du logement entre autre par des logements sociaux.
Ce programme est le bienvenu car il comble partiellement un grand retard. Seulement 18 logements sociaux auront été réalisés dans la commune en 2006, 2007 et 2008. Un chiffre trop faible par rapport au nombre de logements construits. Presque tous les logements sociaux réalisés sous le précédent mandat ont été initiés par la municipalité Joubert.
Le Maire, membre du Parti Socialiste, s'est défendu en expliquant que la loi rend très difficile la construction de logements sociaux. Et que ceux-ci coûtent cher. Ce sont des arguments qu'on entend habituellement dans la bouche du Maire de Neuilly et qui lui vaut les foudre des militants socialistes dans le jeu de rôle traditionnel droite-gauche de la vie politique française.
Les objections du Maire sont justes... mais n'ont empêché aucun de ses prédécesseurs depuis Jean Pissard de réaliser des logements sociaux. Le développement des actions culturelles lui aussi a été difficile et coûteux... mais avec un peu de volonté politique la municipalité y est arrivé. Elle n'a pas fait preuve d'autant de volonté politique sur la question des logements sociaux.
La municipalité pourra compter sur notre soutien pour ses projets de logements sociaux... et sur notre vigilance si elle se montrait aussi laxiste que lors du précédent mandat.
14:14 Publié dans Logement à Saint Julien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : logements sociaux à saint julien en genevois, modem, les contemporaines
dimanche, 09 mars 2008
1er Tour des élections municipales
Résultats du 1er tour des élections municipales de St-Julien-en genevois
| Nom de la liste(Nom de la tête de liste) | Résultats(en %) |
|---|---|
| Bien vivre St-Julien(Jean-Michel Thénard) | 39,3 |
| Mieux vivre à St-Julien(Antoine Vielliard) | 32,47 |
| Réussir demain(Daniel Bouchet) | 28,23 |
Merci à tous !
Nous comptons sur vous pour le deuxième tour pour Mieux Vivre à St-Julien
23:55 Publié dans Genevois Franco-Suisse, Logement à Saint Julien, L'équipe, L'équipe de Mieux Vivre, Petite enfance à Saint Julien, Saint Julien en Genevois, Sport à Saint Julien en Genevois, Transports en commun du Genevois | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : antoine vielliard, jean-michel thénard, daniel bouchet, municipales
samedi, 08 décembre 2007
Pour que Saint Julien respire encore
Les habitants de Saint Julien étouffent d'une urbanisation qui n'est plus maitrisée. Une habitation sur 5 a été construite au cours du dernier mandat municipal - soit 20% de béton en plus avec un seul Maire. La municipalité accordera dans les prochains jours des autorisations de construire pour le 1000ième logement supplémentaire dans la commune sous ce mandat.
Résoudre la crise du logement doit être une priorité, tout particulièrement pour les personnes qui disposent de revenus français et qui ne parviennent pas à se loger. Mais cela ne pourra se faire que par une meilleure coordination transfrontalière. Les prix ne baisseront que lorsque le canton de Genève passera de 1% de nouveaux logements par an à 2% de nouveaux logements pour faire face à sa propre croissance démographique. Les 1000 logements construits à Saint Julien n'ont d'ailleurs rien changé à la crise de l'immobilier : ils demeurent trop chers pour beaucoup d'habitants. Plutôt que de construire à un rythme 3 fois plus élevé que Perly, le Maire aurait du contribuer à faire comprendre aux Genevois que leur refus de construire suffisament de logements pour leur population nous enferme tous dans la paralysie des bouchons en obligeant chacun à aller vivre un peu plus loin.
| Croissance de la population |
| Construction de logements | Conséquences |
|
2% par an |
Genève 1980-2007 |
1% par an | Crise de l'immobilier, augmentation des distances domicile travail, engorgement des transports |
| Objectif prévu | 2% par an | Préservation des équilibres | |
| Saint Julien 2001-2008 | 3% par an | Urbanisation hors de contrôle, engorgement des transports |
Quel est le taux juste et équilibré de constructions ? Lorsque la croissance de la population est de 2% par an environ, 1% de nouveaux logements comme le font les Genevois c'est trop peu et se traduit par des problèmes de circulation. 3% comme cela se fait à Saint Julien c'est trop et se traduit par une urbanisation qui n'est plus maitrisée. 2% c'est juste et équilibré. C'est d'ailleurs sur ce rythme de construction que les délégués de la communauté de communes du Genevois s'étaient entendus en 2002. En 2002 (lors du SCOT), le Maire de Saint Julien s'était engagé auprès des autres communes du Genevois à constuire 1400 logements en 15 ans - soit précisément 2% par an. Il avait raison. Il aurait du se tenir à cet engagement. Mais il a autorisé 3% par an durant son mandat ! Le nouveau PLU (Plan Local d'Urbanisme) ne prévoit pas du tout de ralentissement de ce rythme effrené de construction.
L'urbanisation qui n'est plus maitrisée se traduit par une insuffisance des équipements publics : crèches, voies de circulation, équipements sportifs, parcs et jardins, lieux de socialisation, équipements culturels. Cela se traduit surtout par un déséquilibre entre les espaces de respirations et les espaces urbanisés. La création d'un passage piétonnier entre la place de la poste et la gare de Saint Julien est bienvenue mais un peu tardive pour masquer le bilan de l'urbanisation durant le mandat. Notre ville change de nature en perdant de plus en plus d'espaces naturels. L'atout de notre région et tout particulièrement de Saint Julien c'est précisément cet équilibre entre la ville et la campagne. En perdant cet équilibre nous perdons notre atout et l'identité de notre ville.
Il est temps pour Saint Julien de maitriser un peu mieux son urbanisation, de résoudre la crise du logement par une meilleure coopération transfrontalière et de préserver les équilibres entre espaces naturels et espaces urbains. De refaire de notre ville une ville à vivre.
mardi, 20 novembre 2007
Logements, emplois et transports pour la qualité de vie du Genevois
Du haut du Salève, on peut observer la pression urbaine qui s'étend en dehors du canton de Genève. Parce que les communes du canton ne construisent pas suffisament de logements pour leur croissance démographique, la ville se développe dans le Genevois français et dans le canton de Vaud.
Nous nous retrouvons avec une situation ubuesque dans laquelle la campagne genevoise est située entre le centre ville et la périphérie urbaine du Genevois. Cette situation nous enferme tous dans des problèmes de circulation et d'urbanisation irrésolubles.
Si les communes frontalières suisses ne veulent plus subir tant de circulation, elles devront s'assurer que leurs propres habitants ne soient plus obligés d'aller se loger toujours plus loin. Elles doivent construire suffisament de logements pour leurs habitants. Le besoin en logements supplémentaires est de l'ordre de 2% par an. Dans le canton de Genève en moyenne seulement 1% de logements supplémentaires ont été construits sur les 20 dernières années.
A l'opposé les communes frontalières françaises subissent une pression immobilière à marche forcée. A Saint Julien en Genevois ce sont 3% de logements supplémentaires par an qui ont été construits en moyenne sur les 6 dernières années. Cette urbanisation accélérée nuit autant à la qualité de vie des Saint Juliennois que les problèmes de circulation nuisent à la qualité de vie des habitants de Perly Certoux.
Pour préserver la qualité de vie dans le Genevois franco-suisse, nous devrons veiller à ce que le besoin de logements soit assumé équitablement dans toutes les communes du Genevois et veiller également à ce que la Haute Savoie crée aussi des emplois. Lorsque des emplois seront créés dans le Genevois français et que des logements seront construits dans le Genevois suisse, alors la pression sur la circulation et l'immobilier ralentira et nous pourrons alors préserver notre qualité de vie.
08:45 Publié dans Emploi, Genevois Franco-Suisse, Logement à Saint Julien, Saint Julien en Genevois, Transports en commun du Genevois | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Saint Julien en Genevois, qualité de vie, logements, transports en commun, circulation, emploi, urbanisation
lundi, 04 juin 2007
Logements, transports, emplois, préservation des espaces : des solutions pour notre territoire
13:20 Publié dans A voir : Vidéo, Environnement, Logement à Saint Julien, Transports en commun du Genevois | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Logement, transport, emploi, préservation des espaces, UDF, MODEM, Antoine Vielliard
jeudi, 04 janvier 2007
Le devoir de construire des logements
Dormez braves gens.. puisque les SDF occupent l'actualité depuis 3 semaines, Chirac a décidé d'instaurer un droit au logement. Il faut vraiment se moquer des Français pour croire à une telle stupidité.
En premier lieu il est stupide de constater qu'il faut créer une image médiatique avec des tentes pour que la situation catastrophique du logement deviennent une priorité. Quand cessera-t'on de gérer notre pays dans l'urgence médiatique ? L'action politique doit se faire sur le long terme. Est-ce que la crise du logement qui doit être traité sur la durée sera encore à l'ordre du jour des soucis du Gouvernement dans 3 semaines lorsque les rédacteurs en chef se seront emparé d'un autre sujet pour vendre leurs journaux ? Ces méthodes de travail politique sont choquantes.
Mais ce qu'il y a d'encore plus choquant c'est à quel point on prend les Français pour des imbéciles. Personne ne croit un instant que de décréter le droit au logement aura un impact sur la construction de logements. On peut décréter tous les droits qu'on veut, la réalité c'est que nous ne construisons pas assez de logements par rapport à nos besoins. Nos besoins sont en hausse d'une part à cause de la croissance démographique mais aussi en raison de la séparation des familles. Ils sont particulièrement en hausse dans notre région où viennent travailler de nombreux jeunes couples tels Mathieu et Lucie.
Pour construire des logements il faut des terrains constructibles (en hauteur ou en largeur), il faut densifier les zones déjà urbanisées, il faut accepter que se construise des habitations autour de chez soi, il faut réduire les coûts administratifs de la construction, il faut veiller à réduire chacun des coûts qui entre en ligne de compte dans la construction... tout en veillant aussi à préserver les espaces naturels et agricoles. Il faut aussi des investisseurs. Il faut également mieux gérer le parc HLM : comment peut-on tolérer que tant d'habitations à loyer modéré soit occupées par des gens qui ne remplissent plus les conditions nécessaires à l'obtention d'un logement social. Nous ne pourrons avoir un système de protection social efficace que si nous luttons sévèrement contre les abus.
Résoudre la crise du logement est un travail de longue haleine, bien plus sérieux et bien plus long que la signature d'un décret sur le droit au logement. Personne n'est dupe... même les "clients" des médias qui en font leur gros titres.
A ce sujet je vous recommande la lecture de l'arcticle d'Eric Le Boucher dans le Monde : "le droit au sérieux opposable"
07:00 Publié dans Logement à Saint Julien | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : UDF, 2007, Bayrou, législatives, Annemasse, Genevois, Logements
mercredi, 18 octobre 2006
Augmenter le pouvoir d'achat des Français en réduisant les coûts du logement
Au cours des dernières années, les prix du logement ont doublé. Alors que les Français consacrait une part toujours plus importante de leur budget à leur logement, leur pouvoir d'achat s'est considérablement réduit. Tout particulièrement pour les jeunes et les non propriétaires.
Même si le marché se stabilise et baissera dans les années à venir. Les niveaux atteints sont intenables sur le long terme. Ces prix du logement divisent la France entre les rentiers propriétaires et les autres. Ces prix condamnent toute une génération à un exode juvénile. On voit apparaitre toute une population de sans domicile proches qui passent des heures dans les transports. Ces prix nuisent aussi au développement de l'emploi et de l'activité puisque les personnes peu qualifiées ne peuvent plus se loger.
Pour réduire le coût de l'immobilier il faut intervenir sur tous les leviers : le coût du terrain, le coût des matériaux, le coût de la main d'oeuvre, mais aussi les coûts administratifs.
Les prix des terrains constructibles correspondent à un équilibre entre l'offre et la demande. En s'assurant qu'il y a des terrains pour construire suffisament de logement on pourra réduire le coût des terrains. Aujourd'hui l'agglomération de Genève accueille 2% de population supplémentaire chaque année. Faisons en sorte qu'il y ait suffisament de terrain constructible pour construire les logements nécessaires. Faute de quoi ce sont les populations les plus faibles qui devront partir. En taxant les terrains constructibles non construit on peut aussi s'assurer d'une urbanisation mieux maîtrisée.
Le coût des matériaux compte aussi. Le nombre de carrières doit permettre de disposer de suffisament de matériaux de construction. Mais aussi la diversité des intervenants. Il y a trop peu d'entreprises de matériaux dans l'agglomération pour s'assurer d'une concurrence saine et loyale.
Le coût de la main d'oeuvre est aussi lié au coût du logement. Nos logements chers ne permettent pas aux travailleurs du batiment de résider dans nos villes. Il faut rompre ce cercle vicieux par les deux premièrs champs d'action pour réduire aussi le coût de la main d'oeuvre en augmentant leur pouvoir d'achat par des logements moins chers.
Enfin les coûts administratifs : délais d'autorisation et délais d'opposition. Le droit de contrôler et de s'opposer est important mais n'en abusons pas. Celà est particulièrement inquiétant dans le canton de Genève. Les oppositions incessante incitent les promoteurs à construire dans le canton de Vaud plutôt qu'à Genève. La conséquence ce sont des logement plus chers pour tous dans toute l'agglomération (y compris en France) et plus d'embouteillages.
Enfin, tout celà doit se faire dans le cadre d'un urbanisme maîtrisé. Nous devons construire suffisament de logement pour la population mais nous devons le faire de manière qualitative et ordonnée.
Réduire les coûts du logement pour augmenter le pouvoir d'achat des gens nécessite d'agir sur tous les leviers et au niveau d'un bassin d'activité.
07:50 Publié dans Logement à Saint Julien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UDF, Politique, 2007, logement

