vendredi, 24 avril 2009
Classement des députés de l'Ain, de la Savoie et de la Haute Savoie
Vous trouverez ci-dessous un tableau récapitulatif du travail parlementaire des députés de l'Ain, de la Savoie et de la Haute Savoie. Encore une fois il ne s'agit que d'un classement avec toutes les limites que cela induit (quantité par rapport à qualité). Mais il a le mérite d'exister.
Ce classement ne débat pas du fond des points de vue défendu. Ce débat la est l'objet des élections mais bien de la réalité du travail parlementaire.
La situation de Bernard Accoyer est un peu particulière puisque sa fonction de Président de l'Assemblée nationale ne lui permet pas de remplir normalement son mandat de député. On peut seulement constater que l'Assemblee nationale a perdu beaucoup de sa crédibilité et de sa légitimité depuis que Bernard Accoyer en est président.
Les rapports sont des travaux importants. Mais a l'Assemblée nationale la compétence n'est pas le seul critère pour se voir confier des rapports. L'obéissance aux consignes partisanes du groupe est un autre critère. Etre rapporteur n'est donc pas un signe de travail parlementaire mais plutôt un signe de l'obeissance aux ordres du groupe plutot qu'aux attentes des habitants.
Le travail parlementaire de notre député Claude Birraux est inferieur de moitie a celui de Lionel Tardy, mais se situe plutot dans la moyenne supérieure. Marc Francina ne produit que le quart de ce que fait Michel Bouvard, et Martial Saddier a peine un dixième. Comme les sanctions financières prévues par le règlement ne sont pas appliquées, les indemnités d'élus sont les mêmes pour tous.
Dans certaines organisations, l'absence ne donne pas lieu seulement à des sanctions financières mais aussi a une déchéance du mandat.
Au sujet de l'absentéisme parlementaire, il était amusant d'entendre Bernard Accoyer dire sur France Inter qu'il n'aimait pas beaucoup le mot "sanction". Il aurait du préciser "sanction contre mes amis absentéistes" car il semble beaucoup plus apprécier le mot sanction lorsqu’il vote les lois les plus répressives de la République.
La France a besoin de Parlementaire engagés, présents, à l’écoute sur le terrain, disponibles. Ces Parlementaires ne doivent pas cumuler des mandats plein temps et doivent être à l’écoute des habitants plutôt que d’être aux ordres des partis.
Le total est calculé de la manière suivante : 1 point par question écrite, 5 pour les auteurs d'une proposition de loi, 1 point pour les signataires, 2 pour un rapport ou une intervention en séance ou commission.
| TOTAL | ||
| 1 | Michel Bouvard | 715 |
| 2 | Lionel Tardy | 581 |
| 3 | Michel Voisin | 354 |
| 4 | Claude Birraux | 289 |
| 5 | Etienne Blanc | 195 |
| 6 | Marc Francina | 186 |
| 7 | Dominique Dord | 177 |
| 8 | Herve Gaymard | 129 |
| 9 | Xavier Breton | 128 |
| 10 | Charles de la Verpilliere | 97 |
| 11 | Martial Saddier | 79 |
| 12 | Bernard Accoyer | 61 |
Fichier complet :
Contribution des deputes de Savoie, Haute Savoie et Ain.xls
Pour en savoir plus sur les députés godillots :
http://www.deputesgodillots.info/
et sur la participation de tous les autres députés :
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lundi, 30 mars 2009
La présence des conseillers municipaux de Saint Julien en Genevois
Vous trouverez ci-dessous un relevé des taux de présence des membres du Conseil Municipal à la fois aux 10 séances du Conseil Municipal et aux 22 réunions de commission qui ont donné lieu à des comptes rendus.
Ce classement est à prendre avec des pincettes. Les absents ont souvent des excuses très pertinentes (professionnelles, familiales ou de santé). Par ailleurs, la présence ne signifie pas toujours participation et la participation n'est pas toujours pertinente -et il serait difficile d'en juger-. A l'opposé les absents ont parfois excuses et/ou donné délégation (le classement ci dessous n'en tient pas compte car les compte rendus de commission n'en rendent pas toujours compte). Pour autant la présence est un signe de l'engagement.
Il y a plusieurs enseignements sur ces taux de présence :
1) les élus de la minorité sont un peu plus présents que les élus de la majorité.
2) les femmes sont beaucoup plus présentent que les hommes. Lors de la constitution des listes, il avait été très difficile de recruter des candidates pour atteindre la parité exigée par la loi. Un an plus tard elles sont beaucoup plus présentes que les hommes qui étaient pourtant les premiers à se porter candidats.
3) les moins de 40 ans sont significativement plus présents que les plus de 40 ans. Un autre indice qui infirme les préjugés habituels sur le manque de fiabilité des jeunes. Et qui a valu à notre équipe de perdre quelques voix de quelques électeurs juvenophobes.
Le Maire est presque totalement absent des commissions municipales. L'explication officielle est qu'il souhaite laisser libre court à la discussion qui selon lui serait plus contrainte en sa présence – il lui suffirait pourtant simplement de se taire et d’écouter pour une fois. Une autre explication est que simplement il n'accorde aucune valeur aux discussions en commission et que les décisions sont prises en municipalité en l’absence des Conseillers Municipaux qui ne font que ratifier a posteriori. Cette explication semble plus juste puisqu'il participe activement à la commission finance qui pourrait avoir quelques enjeux.
(En caractère gras les membres de l'équipe Mieux Vivre à Saint Julien). Chiffres en pourcentage
1 Maritie Fontaine 95.0
1 Sédat Bayat 95.0
3 Antoine Vielliard 94.4
3 Francois Cena, Adjoint 94.4
5 Hervé Troussey 94.1
6 Greg Perry, Adjoint 93.8
7 Dominique Gueguen 93.8
8 Isabelle Gaudillet 93.3
9 Nicole Roguet 93.3
10 Fred Sansa 90.5
11 Annie Stalder, Adjointe 89.3
12 Martine Palisses Cardet 86.7
13 Michel de Smedt, Adjoint 86.4
14 Pierre Brunet 83.3
14 Michelle Jeannet Vez 83.3
16 Geneviève Nicoud 81.3
17 Catherine Joubert 81.0
18 Jean Claude Guillon, Adjoint 80.0
19 Pierre Compagnon 77.8
20 Isabelle Gerard 77.3
21 Serge Crombac 76.2
22 Eric Brachet, Adjoint 73.1
23 Stephanie Thomas 71.4
24 Cedric Marx 69.6
25 Catherine Balmens 68.4
26 Lydie Lemerle 66.7
26 Dominique Schouvey, Adjointe 66.7
26 Joël Perino 66.7
29 Mercedes Brawand, Adjointe 60.9
30 Marie-Christine Chabat, Adjointe 52.4
31 Jean-Sylvestre Cosandey 45.0
32 Jean-Michel Thenard, Maire 37.5
33 Paul Zereik 17.6
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| Tags : absenteisme des elus, maritie fontaine, sédat bayat, antoine vielliard, francois cena, hervé troussey, greg perry, dominique gueguen, isabelle gaudillet, nicole roguet, fred sansa, annie stalder, martine palisses cardet |
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mardi, 25 novembre 2008
Mourir libre
De manière aussi répétée que les marronniers des achats de noël ou le « grand chassé croisé des juilletistes et des aoutiens » (sic), nous sommes les spectateurs réguliers du désarroi de malades en souffrance qui veulent mourir.
Nous ne serons au contraire jamais les témoins du désarroi des malades impotents qui ont été euthanasiés contre leur volonté. Ils sont par définition médiatiquement invisibles.
Sur la mort, on ne peut s’exprimer qu’avec l’humilité de ceux qui vivent encore – tout en exprimant un point de vue qui fasse avancer le débat.
Qu’est-ce que l’euthanasie ?
Il y a l’euthanasie active qui consisterait à injecter des substances létales. Cela relève du crime et de la cour d’assise.
Il y a l’assistance médicalisée au suicide façon Exit : le patient se suicide lui-même et minimise la douleur ou la violence de l’acte grâce à des substances conseillées par un médecin. Les moyens d’information moderne rendront sans doute caduc le recours à un médecin pour avoir accès à cette information et ces substances. Cela relèvera bientôt du suicide tout court, de la liberté de conscience. Suicide qui est légalisé depuis longtemps.
Il y a l’euthanasie passive qui consiste à atténuer la douleur dans des proportions qui peuvent conduire à la mort ou encore cesser des traitements qui pourraient la prolonger artificiellement.
L’euthanasie passive se pratique tous les jours dans les hôpitaux sans cadre légal clair, mais surtout sans cadre moral clair.
Il y a souvent de la part des médecins plusieurs conditions :
1) une volonté exprimée et réitérée : le tabou de la mort n’aide pas à l’expression réitérée de cette volonté. Par ailleurs, la volonté réitérée n’est pas la preuve d’une volonté perpétuelle. Environ 5% des mariages sont annulés après l’envoi des invitations, preuve s’il en est qu’il y a un long chemin de la volonté réitérée au passage à l’acte. Il me semble que c’est le « lâcher prise » qui est le plus important : l’instant à partir duquel le malade renonce à se battre contre sa maladie.
2) Le diagnostic : le malade a-t-il un espoir de survie ? est ce que la maladie dégrade sa qualité de vie de manière intolérable pour le patient ? le diagnostic est il fiable ?
3) Les familles : les décisions sont prises avec les proches. Mais les proches ne sont pas objectifs ? Les témoignages des accompagnants montrent que les proches sont souvent plus angoissés que les mourants. Le désir de fin de vie est-il le desir des proches, celui du patient, ou celui du patient qui s’approprie la souffrance de ses proches ? Le tabou de la mort ne conduit-il pas le médecin à interpréter à tort des mots ou des signes ambigus ?
4) La souffrance : c’est souvent le traitement de la douleur qui conduisent au décès. De mon point de vue, le traitement de la douleur est la seule justification valable de l’euthanasie passive. La douleur du mourant est souvent inhumaine et dégradante. Elle avilit. Elle est inutile. La douleur empêche le mourant de garder le lien avec ses proches ou de mettre un terme à de vieux conflits. La douleur prive le corps de l’esprit.
J’ai lu que parfois la question de l’attribution des lits à des patients qui peuvent être soignés plutôt qu’à des mourants en phase terminale peut conduire des médecins à prendre plus ou moins consciemment des décisions qui accélèrent la fin de vie. Cela ne doit pas être le cas dans une société qui privilégie l’humain sur le matériel.
Chaque cas est unique. La loi est par nature générale. Une loi générale, en offrant un cadre, pourrait favoriser une utilisation irresponsable de l’euthanasie passive.
Y a-t-il un problème avec la loi actuelle ? Jusqu’à présent, les médecins avec les familles assument leurs responsabilités. Certaines plaintes ont été déposées. Elles ont conduit à des non lieux et des acquittements le plus souvent. A des condamnations dans des cas de meurtres avérés. Des médecins souhaiteraient avoir un cadre légal. Je pense au contraire que l’absence de cadre légal, les mets face à leurs responsabilités. L’acte est lourd. Il doit pouvoir être assumé. Si des médecins ne sont pas capables d’assumer la responsabilité d’une euthanasie passive alors il ne faut pas prendre la liberté de la mettre en œuvre. Liberté et responsabilité sont inséparables.
En revanche, il manque un débat social sur le sujet. Les médecins ne doivent pas être laissés seuls face à leur propre conscience – très inégale d’un praticien à l’autre. Ils doivent pouvoir savoir qu’elle est le point de vue social sur le sujet. Ils doivent pouvoir guider leur réflexion éthique personnelle par un point de vue social. Ils ont besoin de notre point de vue sur la question. Nous devons briser ce tabou de la mort.
La mort naturelle est une expérience intime dans laquelle se révèle l’être humain en toute humilité. Sans contestations possibles, nous mourront libres et égaux en droits. Personne ne doit être privé de sa mort naturelle contre sa volonté. Le refus du maintient en vie artificiel ou de la réanimation doit être possible et accepté lorsqu’il est exprimé librement de manière répétée par le patient lui-même. Les médecins doivent respecter la volonté du patient de refuser l’aide de la science. Les euthanasies passivent ne peuvent pas être justifiée par la demande de la famille qui n’est pas objective, ni par un diagnostic qui n’est jamais certain, ni par une volonté antérieure qui n’est peut être plus d’actualité face à la mort elle-même. Seul le traitement de la douleur peut justifier une euthanasie passive parce que la douleur est inhumaine et dégradante.
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| Tags : euthanasie, mourir dans la dignite, accompagnement de fin de vie |
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mardi, 18 novembre 2008
la municipalité de Saint Julien en Genevois et le service minimum
Il y aura une grève jeudi 20 novembre. Selon les premières estimations plus de 300 élèves seront concernés. Il y en aura d'autres.
L'action publique me semble préférable à la grève pour défendre des convictions. Les grèves sont parfois bien utiles pour faire avancer des questions. Mais il n'est pas acceptable que le pouvoir d'influence d'une profession soit proportionnel à sa capacité de nuire. Selon le principe un homme une voix, les camionneurs, les agriculteurs, les professeurs, les cheminots ne doivent pas avoir plus de droits que les autres citoyens simplement parce qu'ils ont des capacités de blocage que n'ont pas les autres Français. La France est parmi les pays d'Europe qui compte le plus de grève mais le moins de Français syndiqués ou membres de partis politiques. Nous devons construire notre pays par la proposition plutôt que par la constestation.
Mais sur le fond le mot d'ordre de la grève est pertinent : les grêvistes appellent à un meilleur dialogue social et critiquent la réforme du lycée qui instaure des cursus "zapping" à la carte. L'avenir de l'éducation nationale se construira avec les professeurs. L'avenir de la France avec tous les Français.
La loi oblige les municipalités à organiser un service minimum en cas de grève des enseignants. Face à cela le Maire de Saint Julien a décidé de limiter ce service minimum au strict minimum :
1) Il exige que l'encadrement des élèves soit fait uniquement par des personnes qualifiées (BAFA, ATSEM..). Ces qualifications sont requises pour un encadrement durable et pour des activités spécifiques. Exiger de telles qualifications pour la surveillance d'élèves d'écoles, de collèges et du lycée Mme de Stael relève de la mauvaise volonté d'appliquer la loi.
2) Le Maire qui habituellement se plaind à juste titre de l'excès de régulation, critique pour l'occasion le fait que la loi ne prévoit aucun taux d'encadrement. Par mauvaise volonté, il applique les taux d'encadrement les plus stricts de 1 personnes pour 15 élèves.
3) Pour le lieu il décide de n'organiser ce service minimum qu'au centre aéré Cervonnex ou la capacité est de 250 élèves. Bien inférieur aux besoins.
Au total, dans un esprit partisan et idéologue, le Maire prend tous les prétextes pour ne pas organiser ce service minimum. Il estime qu'il ne revient pas à la municipalité de pallier aux déficiences de l'éducation nationale et que les délais de 48 heures pour organiser ce service minimum sont insuffisants. Les parents eux n'ont ni les moyens de la municipalité, ni les délais nécessaires pour organiser des solutions de garde. Ils doivent trouver une personne pour un enfant - et pas pour 15.
Un Maire responsable aurait à la fois aidé les parents à faire face en offrant un service d'accueil de qualité ET pris position contre la réforme du lycée en informant les parents des enjeux, en prenant position publiquement contre une réforme dangereuse pour l'avenir des jeunes.
Le Maire de Saint Julien a lui décidé d'aider les parents aussi peu que possible - et ne s'est pas exprimé publiquement sur le mot d'ordre de grève des enseignants.
09:33 Publié dans L'engagement | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : centre aéré de cervonnex, lycee mme de stael, service minimum à saint julien en genevois |
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mercredi, 05 novembre 2008
Une victoire qui inspire ceux qui veulent changer leur pays
Comme souvent en politique, ce qui semblait immuable il y a quelques mois a changé aujourd'hui. La candidature d'Obama il y a 18 mois semblait une utopie : Hillary Clinton disposait de beaucoup plus de moyens financiers, de réseaux et de notoriété. Il était peu probable que Barack Obama emporte la primaire démocrate. Il était encore moins probable qu'il batte les républicains sur leur terrain de la levée de fonds et de l'organisation logistique de mobilisation. Et pourtant ce qui semblait impossible il y a peu est devenu réalité aujourd'hui.
Changer ce qui semble immuable, ici aussi nous le pouvons.
Il y a plusieurs enseignements pour tous ceux qui veulent changer les choses. Un grand espoir dans le fait que les nouvelles technologies ont permis aux citoyens américains de s'organiser eux mêmes, de défendre leur point de vue, de mobiliser leurs proches. C'est la mobilisation financière et militante des citoyens engagés qui est une grande revanche sur la mobilisation des lobbys et des entreprises qui ont financé les victoires électorales précédentes. Cela devient possible en Europe aussi. A mesure que les réseaux de citoyens s'organisent, l'influence électorale de Bouygues, d'Arnault et de Lagardère se réduit tout comme celle de syndicat sous influence. Une victoire de la démocratie sur la capitalocratie.
Le second enseignement c'est la capacité d'une génération à prendre la rélève quand elle se mobilise. La mobilisation record d'hier à permis à toutes les générations de se prononcer. C'est la très forte mobilisation des jeunes en particulier qui a donné la majorité au changement de génération. Un grand contraste avec les élections à la constituante genevoise qui avait vu un très faible taux de participation des plus jeunes se transformer en plébicite des anciens. Le message d'espoir y est pour quelque chose. Les jeunes électeurs se mobilisent pour des propositions et des candidats qui leur parlent à eux également. Nous avons besoin de ce changement de génération pour construire l'avenir de l'Europe.
Le troisième enseignement c'est sur la diversité. Alors que nos assemblées européennes restent monocolores, monosexes et monogénérationnelles, les Etats Unis nous donnent une grande leçon de diversité. Leçon selon laquelle un élu d'une minorité doit toujours représenter l'intérêt général et qu'il revient à chacun de voter en fonction des idées, des projets, des équipes et des personnalités plutôt que sur les signes distinctifs minoritaires. Ne laissons pas les supposés préjugés des autres influencer notre opinion sur les candidats à la candidature. C'est en rassemblant toutes les minorités dans la République que nous pourront construire l'avenir.
Merci aux amis américains qui ont soutenu Barack Obama, il est bien possible que cette élection là, ait plus d'influence sur notre quotidien que de nombreuses élections dans nos pays respectifs.
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lundi, 27 octobre 2008
Saint Julien en fauteuil roulant
Près d'un tiers des membres du Conseil Municipal était présent hier matin pour une visite de la ville en fauteuil roulant. Conduits par les membres de l'association TUVIH (trait d'union vers l'intégration des personnes handicapées) et d'Espaces Handicap, nous avons expérimenté les difficultés quotidiennes des handicapés : trottoirs en devers, obstacles, inclinaisons, passages étroits...
Jeunes parents avec des poussettes, personnes âgées et personnes handicapées représentent près du tiers des habitants. Les associations sont conscientes que les équipements spécifiques sont souvent coûteux, mais elles soulignent le fait que les aménagements nouveaux doivent systématiquement prendre en compte les contraintes des personnes à mobilité réduite. C'est au moment de la conception que les aménagements sont les moins coûteux.

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| Tags : saint julien en fauteuil roulant, espaces handicap, tuvih, boccard, accessibilité pour les handicapés |
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vendredi, 24 octobre 2008
La ville en fauteuil roulant
Bonjour,
Nous vous donnons RDV demain samedi 25 octobre de 10h30 à 13h00 sur la place du Savoy, pour un parcours en chaise roulante qui vous permettra de mieux comprendre les problèmes quotidiens des personnes à mobilité réduite, jeunes parents avec des poussettes, handicapés, personnes âgées.
16:41 Publié dans L'engagement | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : accessibilite handicapes, saint julien en genevois |
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mardi, 26 août 2008
Offrir aux Haut Savoyards un choix démocrate
Le 27 septembre prochain aura lieu en Haute Savoie comme dans tous les départements français l'élection des instances départementales du Mouvement Démocrate.
Je conduirai une liste pour ces élections. Les municipales de mars m'ont confirmé dans la conviction qu'il est nécessaire d'offrir aux électeurs de ce département une alternative. Notre département a besoin d'un mouvement politique qui écoute d'abord les habitants plutôt que des idéologies périmées et toutes faites. La Haute Savoie a besoin d'un mouvement politique organisé qui serve l'intérêt général plutôt que de ne représenter que des lobbys sociaux d'une part ou économiques d'autre part. La Haute Savoie a aussi besoin d'élus qui comprennent que l'intérêt du département n'est pas la somme des intérêts de chacun de ses territoires.
Je conduirai cette liste aux cotés de Marie Lise Voirol et Pierre Polès du groupe Annecy Démocrate, d'Angélique Ballet Baz de Sallanches et de Florence Meynier d'Annecy le Vieux avec le soutien en particulier de Bernard Bouvier, Maire de Bogève, de Véronique Drouet, Conseillère Régionale.
La Haute Savoie a besoin d'une politique de transports en commun alors que les routes s'engorgent. La Haute Savoie a besoin d'une politique du logement et d'urbanisation alors que nos villes et nos campagnes se balafrent de constructions à des prix innabordables pour la plupart des habitants. La Haute Savoie a besoin d'une politique économique propre plutôt que d'accroitre sans cesse notre dépendance économique vis à vis de nos voisins et partenaires genevois.
La Haute Savoie a surtout besoin d'un mouvement politique ouvert sur des avis différents, d'un mouvement politique fédérateur comme nous l'avons été lors des élections municipales avec des candidats de toutes sensibilités qui travaillent ensemble pour servir les habitants de Saint Julien. Les partis politiques ne doivent pas être des mouvements sectaires comme ils ont tendance à le devenir.
Lors des élections municipales de mars, le Mouvement Démocrate de Haute Savoie a été le mouvement politique qui a conquis le plus de sièges. Dans la 4ième nous avons multiplié par 5 le nombre de Conseillers Municipaux adhérents du MODEM par rapport au nombre de Conseillers UDF de 2001. Nous avons pour objectif de continuer à être le mouvement politique en plus forte croissance dans le département.
Nous mettrons peut être 5, 10 ou 20 ans à former de nouvelles générations de candidats porteurs d'un projet pour le département et la région. La tâche est grande. Peu importe, nous avons déjà commencé et nous continuerons. Votre aide nous sera utile et précieuse.
09:54 Publié dans L'engagement | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
| Tags : mouvement démocrate de haute savoie, modem haute savoie, angélique ballet baz, pierre polès, marie lise voirol, florence meynier, veronique drouet |
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mercredi, 23 juillet 2008
Réforme de la constitution : les courageux et les lâches !
François Fillon a souligné à juste titre le « courage » de Jack Lang de n’avoir pas suivi les consignes de vote de son parti. Ce faisant il a aussi souligné la lâcheté de tous les parlementaires qui ont suivi les consignes partisanes plutôt que leur conscience. Il est bien hypocrite de défendre avec brio ses convictions en faveur de la réforme à peine 24 heures après avoir eu la lâcheté de voter "contre" selon les consignes partisanes comme le font les députés PS Christophe Caresche (PS, Paris), Jean-Marie Le Guen (PS, Paris), Gaëtan Gorce (PS, Nièvre), Manuel Valls (PS, Essonne) !
Cette réforme est un tout petit pas dans la bonne direction d’une revalorisation du Parlement.
Plusieurs de ses modalités ne seront jamais appliquées : le référendum d’initiative populaire doit recueillir les signatures de 10% des inscrits – soit 5 fois plus de signatures que le seuil habituel dans les pays qui pratiquent ce référendum d’initiative populaire-. Le contrôle des nominations ne peut se faire que par le refus d’une majorité des trois cinquièmes : jamais les députés d’aucune majorité n’ont fait preuve de suffisamment d’esprit critique pour s’opposer aux pires nominations de complaisance. Cette nouvelle disposition restera théorique tant que les députés n’assumeront pas mieux leurs responsabilités en toute indépendance de l'éxécutif.
Mais le contrôle de l’ordre du jour, la discussion à partir du texte de la commission plutôt que celui du gouvernement sont des avancées symboliques qui vont dans la bonne direction. Le Parlement aura plus de pouvoirs… à charge pour les Parlementaires de les assumer enfin par un peu plus d’indépendance d’esprit.
Tout le problème est là. Au fur et à mesure des renouvellements, les députés se laissent de plus en plus asservir par l’exécutif. Ils perdent de plus en plus leur esprit critique. Ils s’engagent de plus en plus dans leurs mandats locaux plutôt que d’assumer leurs responsabilités de parlementaires, plutôt que de contrôler l’exécutif, plutôt que d’améliorer les lois, plutôt que de se faire les porte voix des français auprès du Gouvernement.
Charles Pasqua a-t’il obtenu des contreparties durant le week end au sujet des accusations de corruptions dans les Hauts de Seine pour changer son vote CONTRE annoncé dans la presse le vendredi en vote POUR le lundi au Congrès ? Que dire de ces 20 députés et sénateurs qui ont changé leur vote sur un texte similaire entre les lectures à l’Assemblée et au Senat et le vote du Congrès (MM. Jean-Paul Anciaux, Jean Bardet, Gilles Bourdouleix, Alain Lambert, Bernard Debré, André Flajolet, Christian Vanneste, Hervé de Charette, Hervé Mariton, Georges Tron, Jean Ueberschlag et Jean-Sébastien Vialatte pour en nommer quelques uns) ? Au moment de voter, ont-ils été fidèles à leur parti ou à l’idée qu’ils ont de l’intérêt supérieur des Français ? Pourquoi leurs votes ont été différents des opinions exprimées publiquement ? Ceux la mêmes qui obéissaient à Jacques Chirac et Dominique de Villepin il y a quelques mois, obéissent désormais aux consignes opposées de Nicolas Sarkozy. Quand serviront-ils les Français ?
Il nous faudra à l’avenir élire des hommes et des femmes qui savent être les portes paroles des Français plutôt que les robots dérisoires et méprisables d’un appareil partisan ou d'un monarque national ou local. Les députés aux ordres du Congrès ne valent pas mieux que ces Conseillers Municipaux sans voix qui n’expriment jamais aucun point de vue sur aucune délibération faute d’en avoir.
Nous, démocrates, pensons que les élus doivent être au service des gens plutôt qu’au service d’idéologies toutes faites, de clans, de féodalités locales, ou d’intérêts partisans.
Un jour en France, nous aurons un Parlement qui fonctionne. Un jour en France nous auront des élus qui mettent l’intérêt général au dessus de leurs intérêts partisans ou électoraux. Un jour en France nous aurons des représentants qui écoutent, qui parlent, et qui votent en conscience.
Un jour les Français voudront être à nouveau les souverains de ce pays. Nous démocrates, pensons que les élus doivent être au service des gens plutôt qu’au service d’idéologies toutes faites, de clans, de féodalités locales, ou d’intérêts partisans.
Un jour en France, nous aurons un Parlement qui fonctionne. Un jour en France nous auront des élus qui mettent l’intérêt général au dessus de leurs intérêts partisans ou électoraux. Un jour en France nous aurons des représentants qui écoutent, qui parlent, et qui votent en conscience.
Un jour les Français voudront être à nouveau les souverains de ce pays.
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mercredi, 28 mai 2008
Le bipartisme des financements publics
UMP et PS tentent de faire croire que les Français pourraient se diviser en deux groupes seulement : il y aurait les Français de droite et les Français de gauche. Les uns voterait pour l'UMP et les autres pour le PS. La réalité est beaucoup plus compliquée que cette vision en noir et blanc.
Les élections proportionnelles montrent que le PS et l'UMP à eux deux ne rassemblent même pas la majorité des Français. Plus modestement l'alliance électoralle UMP/PS à Saint Julien n'a guère rassemblée que 51% des voix au second tour des dernières municipales.
La seule réalité du bipartisme existe dans le financement politique. Depuis la loi de moralisation de la vie politique les partis dépendent pratiquement exclusivement pour leur financement des subventions publiques. Celles ci sont accordées à moitié en fonction du nombre de voix obtenues aux législatives et à moitié par le nombre de parlementaires. Mais depuis 2002, l'UMP et le PS détournent le mode de scrutin majoritaire pour exclure les autres partis. Ces deux partis qui n'ont rassemblé que 58% des voix aux présidentielles s'arrogent ainsi 90% des députés et sénateurs.
Par ricochets l'UMP se voit attribuer une subvention publique colossalle de 34.5 millions d'euros (soit 46% du total attribué aux partis), le PS 24.5 millions d'euros (soit 33%). Les autres partis doivent se répartir les restes pour défendre le point de vue de millions de Français : Modem 4.1 millions, PC 3.6 millions, PRG : 1.1 millions, Verts 1,4 millions, FN 1,8 millions, Nouveau Centre 1,0 millions. La démocratie (comme la libre concurrence) exige une pluralité. Cette loi de financement des partis doit impérativement être modifiée pour permettre une pluralité des financements. En attendant, il revient aux citoyens attachés au pluralisme de faire des dons aux autres mouvements politiques pour contribuer à la pluralité des idées. Ces dons sont déductibles des impôts à hauteur de 66%.
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