lundi, 09 juin 2008
Une nouvelle constitution pour Genève
Les Genevois ont décidé récemment d'élire une Assemblée Constituante qui aura pour tâche de rédiger une nouvelle constitution pour le canton d'ici quatre ans. On pourrait penser à tort que cela ne nous concerne pas ! Pourtant c'est bien avec Genève que nous pourrons restaurer la qualité de notre cadre de vie qui nous échappe depuis plusieurs années (embouteillages, mauvaise urbanisation, crise du logement..)
Les décisions politiques de part et d'autre de la frontière ne sont pas coordonnées. Un élu de Plan-les-Ouates m'expliquait que lors que la commune avait implanté la zone d'activité de Plan-les-Ouates elle avait pris soin de protéger une zone agricole aux abords de la frontière... à quelques mètres de là où nous avons implanté la zone d'Archamps quelques années plus tard. Prises isolément ces deux décisions sont justes.. mais mises côte à côte comme elles le sont dans la réalité, elles se révèlent stupides. Nous devons améliorer la co-gouvernance de la région. La future constitution Genevoise doit le permettre.
J'ai participé comme auditeur à un séminaire du Parti Démocrate Chrétien Genevois (PDC) sur le sujet. Il me semble qu'il revient à chacun d'entre nous de participer au débat sur la future constitution pour que notre région ait les moyens politiques de décider de son avenir.
14:58 Publié dans Genevois Franco-Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : constituante du canton de genève, genevois franco suisse, coopération transfrontalière, pdc, modem
dimanche, 09 mars 2008
1er Tour des élections municipales
Résultats du 1er tour des élections municipales de St-Julien-en genevois
| Nom de la liste(Nom de la tête de liste) | Résultats(en %) |
|---|---|
| Bien vivre St-Julien(Jean-Michel Thénard) | 39,3 |
| Mieux vivre à St-Julien(Antoine Vielliard) | 32,47 |
| Réussir demain(Daniel Bouchet) | 28,23 |
Merci à tous !
Nous comptons sur vous pour le deuxième tour pour Mieux Vivre à St-Julien
23:55 Publié dans Genevois Franco-Suisse, Logement à Saint Julien, L'équipe, L'équipe de Mieux Vivre, Petite enfance à Saint Julien, Saint Julien en Genevois, Sport à Saint Julien en Genevois, Transports en commun du Genevois | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : antoine vielliard, jean-michel thénard, daniel bouchet, municipales
mercredi, 27 février 2008
Pour Mieux Vivre : urbanisation de qualité et circulation
Pour une urbanisation plus équilibrée
Nous proposons aux habitants de mieux maîtriser l'urbanisation de la ville. En 2002, la municipalité avait signée le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) avec les 16 autres communes du canton. Elle prévoyait alors la réalisation de 100 logements par an au cours des 15 prochaines années sur la commune. La municipalité a largement dépassé ces quota avec en moyenne 150 autorisations de construire par an au cours des 7 dernières années. La refonte du Plan Local d'Urbanisme (PLU) donnait à la municipalité des moyens de limiter la construction excessive de logements.
En limitant à 100 nouveaux logements par an comme prévu initialement, nous pourrons accompagner la croissance de la ville par la réalisation d'équipements publics correspondants : espaces verts, places publiques, sentiers piétonniers, voies de circulations, pistes cyclables...
Notre priorité sera l'aménagement d'une place qui soit un coeur de ville. Nous avons besoin d'une place de ville qui soit un lieu de rencontre pour tous. Nous proposons d'aménager la place du Crêt en place centrale piétonne. Cette place aménagée et fermée permettra à tous les habitants de pouvoir se retrouver. Cette place de ville redonnera de la vie à notre commune en lui donnant le coeur de ville qui lui manque. La circulation sera souterraine à cet endroit. Un parking sera prévu pour remplacer les stationnements existants. Ce projet, contrairement au projet de la municipalité actuelle de construire un tunnel qui dévie la circulation dans le quartier du Puy St Martin améliorera la qualité de vie des habitants tout en rendant possible une circulation plus fluide.
Ce sera la première de nos priorités d'investissement.
Nous devrons aussi en parallèle contribuer à la crise de l'immobilier. Ces dernières années ont montré que quelque soit le nombre de constructions à Saint-Julien, notre commune ne pourra pas seule résorber la crise de l'immobilier du bassin lémanique. Nous devrons convaincre nos voisins Genevois de construire suffisamment de logement à Genève. En proportion, ils construisent trois fois moins qu'à Saint-Julien. Pour cela nous devrons souligner les effets pervers de la situation actuelle sur les transports. Nous devrons travailler avec Genève plus efficacement car nous vivons de plus en plus en quelques sortes dans le même 'bocal'.
Pour que les Saint-Juliennois puissent se déplacer
Les habitants sont de plus en plus paralysés dans les embouteillages. La municipalité actuelle n'a pris pratiquement aucune initiative dans ce domaine qui est pourtant la première des priorités des Saint-Juliennois selon l'enquête que nous avons réalisée auprès des habitants en septembre 2007.
En relation avec les TPG, le Conseil Général et le Conseil Régional nous nous attacherons à développer l'offre de transports en commun : bus plus fréquents, directs et plus grands vers Genève, trains plus fréquents vers Annemasse. Suivant l'exemple de Feigères, nous mettrons en place des navettes avec les hameaux et vers Archamps les jours de marché dans un premier temps.
Nous souhaitons l'aménagement de voies de circulation pour la mobilité douce (circulation piétonnière et cycliste). Pour favoriser les rencontres entre les habitants, limiter la pollution, limiter les embouteillages et favoriser une hygiène de vie, l'aménagement de la ville doit favoriser les déplacements piétonniers et cyclistes. Nous proposons l'aménagement de sentiers piétonniers et de pistes cyclables qui relient les quartiers entre eux et au centre ville et qui ne soient pas de simples trottoirs, annexes des routes.
Nous aménagerons des espaces de stationnement pour les deux roues.
Après une phase d'écoute des habitants par questionnaire, nous vous proposerons plusieurs plan de circulation. Vous déciderez par un référendum municipal le plan de circulation qui vous semblera le plus à même de régler les problèmes de notre commune.
La circulation sera notre priorité d'action.
mardi, 20 novembre 2007
Logements, emplois et transports pour la qualité de vie du Genevois
Du haut du Salève, on peut observer la pression urbaine qui s'étend en dehors du canton de Genève. Parce que les communes du canton ne construisent pas suffisament de logements pour leur croissance démographique, la ville se développe dans le Genevois français et dans le canton de Vaud.
Nous nous retrouvons avec une situation ubuesque dans laquelle la campagne genevoise est située entre le centre ville et la périphérie urbaine du Genevois. Cette situation nous enferme tous dans des problèmes de circulation et d'urbanisation irrésolubles.
Si les communes frontalières suisses ne veulent plus subir tant de circulation, elles devront s'assurer que leurs propres habitants ne soient plus obligés d'aller se loger toujours plus loin. Elles doivent construire suffisament de logements pour leurs habitants. Le besoin en logements supplémentaires est de l'ordre de 2% par an. Dans le canton de Genève en moyenne seulement 1% de logements supplémentaires ont été construits sur les 20 dernières années.
A l'opposé les communes frontalières françaises subissent une pression immobilière à marche forcée. A Saint Julien en Genevois ce sont 3% de logements supplémentaires par an qui ont été construits en moyenne sur les 6 dernières années. Cette urbanisation accélérée nuit autant à la qualité de vie des Saint Juliennois que les problèmes de circulation nuisent à la qualité de vie des habitants de Perly Certoux.
Pour préserver la qualité de vie dans le Genevois franco-suisse, nous devrons veiller à ce que le besoin de logements soit assumé équitablement dans toutes les communes du Genevois et veiller également à ce que la Haute Savoie crée aussi des emplois. Lorsque des emplois seront créés dans le Genevois français et que des logements seront construits dans le Genevois suisse, alors la pression sur la circulation et l'immobilier ralentira et nous pourrons alors préserver notre qualité de vie.
08:45 Publié dans Emploi, Genevois Franco-Suisse, Logement à Saint Julien, Saint Julien en Genevois, Transports en commun du Genevois | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Saint Julien en Genevois, qualité de vie, logements, transports en commun, circulation, emploi, urbanisation
jeudi, 15 novembre 2007
Logements et emplois : pour résoudre les problèmes de circulation du Genevois
Construire des transports en commun et tout particulièrement des transports en commun transfrontaliers est absolument nécessaire pour régler les problèmes de circulation de la région Genevoise. Les frontaliers français et suisses n’ont aujourd’hui pas d’autre choix que la voiture pour aller travailler ou faire leurs courses. Mais agir seulement sur les transports en commun ne sera pas suffisant.
Nous devons aussi
1) construire des logements près des lieux d’emploi à Genève et
2) faciliter la création d’emplois dans le Genevois Français là où il y a des logements.
Perly et Soral ne peuvent pas s’étonner de vivre avec un tel trafic. Ce trafic est rendu nécessaire par leur incapacité à construire suffisamment de logements pour sa propre population qui est obligée d’aller vivre plus loin et donc de se déplacer. Près de 20% de logements nouveaux ont été construits à Saint Julien en Genevois sur les 6 dernières années. Cette urbanisation à marche forcée du Genevois Français ne permet même pas de rattraper les insuffisances du canton incapable de loger sa propre population et celle qu’elle attire. Combien de logements ont été construits à Soral et Perly durant la même période ? Puplinge a à peine changé en 20 ans. Seulement 1% de logements nouveaux sont construits chaque année dans le canton alors que le besoin est de 2,5% à 3% pour rattraper le retard. Genève est la seule ville au monde qui place sa campagne entre son centre ville et sa banlieue. Construire des logements près des lieux d’emplois réduira le besoin en transport.
Côté Français, nous devons assumer notre responsabilité en matière de création d’emplois. Ce taux de chômage identique des deux côtés de la frontière qui marginalise les seniors et les jeunes du marché de l’emploi est vécu comme une catastrophe cantonale à Genève… mais comme un succès en Haute Savoie. Aucune politique construite de l’emploi de la part du département et des collectivités locales. Nous devons faciliter et encourager la création d’emplois côté français pour que les seniors et les jeunes cessent d’être marginalises socialement. Cela est nécessaire pour nous préserver de tout retournement de conjoncture. Cela réduira aussi le besoin en transports.
11:55 Publié dans Genevois Franco-Suisse | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Saint Julien en Genevois, transports en commun, autoroute Annecy Genève, douane de Perly, Transports Publics Genevois, CEVA, Bus
jeudi, 08 novembre 2007
Le besoin urgent de transports en commun dans le Genevois
Le Genevois bénéficie d'un cadre de vie exceptionnel. Pourtant à petit feu, nous détruisons petit à petit cet atout du cadre de vie. Tout particulièrement dans le domaine des transports.
L'autoroute Annecy Genève en construction était un mal nécessaire pour rattraper le retard dans le domaine des transports. Pour autant, cette autoroute n'est en aucun cas une solution à nos problèmes de circulation à long terme. La voiture est aujourd'hui le seul moyen de transport qui réponde à nos besoins à court terme. Mais ce n'est pas une solution tenable. Nos villes et nos routes s'engorgent rapidement.
Un général en retraite me racontait récemment que de toutes les agglomérations qu'il avait visité durant sa carrière, le Genevois était celle qui était de très loin le moins équipée en transports en commun. Il y a dans le Genevois beaucoup plus d'habitants qu'il y a un siècle. Notre pouvoir d'achat est beaucoup plus important qu'il y a un siècle... mais nous avons moins de transports en communs qu'il y a un siècle.
Je crois qu'il est temps de rompre avec l'attentisme qui a prévalu sur cette question depuis trop longtemps, et qui sévit encore : malgré les cocoricos électoraux de ces derniers mois, le tour de table du CEVA n'est toujours pas bouclé côté français !! Il est temps de s'engager résolument dans le financement par les collectivités des transports en commun : bus, tram, trains. Cela nécessitera une plus grande coopération avec les communes genevoises. Cela nécessitera une plus grande implication du Conseil Général. Cela est vrai des transports entre Saint Julien en Genevois et le reste de la Haute Savoie. C'est également vrai des déplacements avec Genève. Si nous continuons à n'avoir aucune autre solution pour nous rendre à Genève, nous serons les seuls à payer les frais d'entrée en ville qui ne manqueront pas d'apparaitre d'ici quelques années en plus des frais exponentiels de parking.
Le Maire de St Julien est fier de son bilan en matière de transports en commun : il a obtenu des Transports Publics Genevois que les Saint Juliennois aient le même tarif avant et après la douane de Perly. C'est bien. C'est peu. 10 mètres de trajet gratuit, c'est le seul bilan de l'équipe municipale actuelle dans le domaine des transports. Rien sur la circulation en ville.
Le CEVA ne suffira pas à lui tout seul. Les transports en commun ne suffiront pas. Il faudra aussi développer des sentiers piétonniers à Saint Julien en Genevois. Des pistes cyclables. Et faire preuve d'imagination. Il nous faudra plusieurs décennies avant que nos communes deviennent moins dépendantes de la voiture. C'est une absolue nécessité pour cesser de détruire notre cadre de vie comme nous le faisons depuis trop longtemps.
samedi, 13 octobre 2007
Les électeurs suisses décident de notre avenir cette semaine
Saint-Julien-en-Genevois
Les élections fédérales du 21 octobre vont décider de l'avenir de l'emploi, du logement, des transports et de l'environnement. On a souvent du mal à mesurer à quel point un vote peu changer nos vies quotidiennes. Ce ne sont pourtant que des décisions politiques qui expliquent la différence de qualité de vie entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, l'ex Allemagne de l'ouest et l'ex Allemagne de l'est, entre la France et la Suisse. Je pense aussi parfois aux morts du 11 septembre 2001 qui s'étaient abstenus lors des élections présidentielles américaines de 2000 parce que cela ne "les concernaient pas".
Ces élections nous concernent. Elles concernent les Suisses bien entendu, mais aussi nous habitants de Saint-Julien-en-Genevois : nos retraites, les transports, notre emploi, notre protection sociale, la crise du logement. Ces élections concernent notre quotidien au moins autant que les présidentielles françaises.
Je n'ai pas le droit de vote mais cela ne m'empêche pas d'avoir un avis, et de recommander aux électeurs un vote. Notamment aux 15% environ de double nationaux dans notre région.
Si je pouvais voter, je voterai pour les candidats suivants :
Conseil national :
1) Alexandra Rys (PDC)
2) Alexandra Rys (PDC)
3) Benard Gruson (PDC)
4) Bernard Gruson (PDC)
5) Guy Mettan (PDC)
6) Thomas Buchi (Radical)
7) Thomas Buchi (Radical)
8 ) Sara Giardina (Radical)
9) Sara Giardina (Radical)
10) Antonio Hodgers (Verts)
11) Antonio Hodgers (Verts)
Conseil des Etats :
1) Martine Brunschwig Graf (Libéral)
2) Robert Cramer (Verts)
D'un point de vue partisan les radicaux et les démocrates chrétiens sont de vrais partis démocrates, respectueux des intérêts des habitants plutôt qu'au service d'idéologies sectaires. Ils sont à la fois socialement responsables et économiquement réalistes. Je trouve que le PDC a raison de mettre l'accent de sa campagne sur la famille. La famille, quelque soit sa forme, est la cellule de base de toute société. Le PDC et les Radicaux ont su développer leurs propositions en matière d'environnement tout particulièrement avec les contributions de Thomas Buchi. Cependant, je pense qu'il est souhaitable que les verts continuent d'être un aiguillon politique et un moteurs pour les projets de transports en commun et Antonio Hodgers et Robert Cramer sont d'excellents candidats. Les Verts suisses ont le mérite d'être très éloignés de nos khmer verts français qui eux s'avèrent malheureusement incapables de joindre l'idéal au réel.
Je ne vote ni UDC car c'est un erreur de rejeter la responsabilité des problèmes de la Suisse sur les étrangers : lorsqu'on a des problèmes il faut les comprendre et les résoudre plutôt que de trouver des boucs émissaires.
Je ne vote pas socialistes non plus car les socialistes Genevois sont aussi gentillets et déconnectés des réalités du monde que les socialistes français comme ils l'ont prouvé par leurs positions irréalistes et surréalistes sur les retraites, la crise du logement, les squats et l'assurance maladie.
Je ne suis pas très enthousiasmé par les libéraux, mais malgré ma proximité de pensée avec les démocrates chrétiens, il me semble que Martine Brunschwig Graf (Libéral) est une meilleure candidate que Jean Pierre Jobin (PDC) : servir les gens nécessite une très grande humilité.
J'utilise la liberté de voter deux fois pour un candidat pour le favoriser. Je choisis de préférence les candidats en fonction de leur compétence et des idées nouvelles qu'ils peuvent apporter.
J'espère que le taux de participation sera à la hauteur des enjeux.
14:30 Publié dans Genevois Franco-Suisse | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Saint-Julien-en-Genevois, Antonio Hodgers, Martine Brunschwig Graf, Sara Giardina, Thomas Buchi, Guy Mettan, Bernard Gruson
mardi, 04 septembre 2007
Le mouton noir est souvent dans la famille !
De ce côté-ci de la frontière on oublie parfois que le quart des électeurs hélvètes s'apprètent à voter pour un mouvement politique qui revendique sa xénophobie, l'UDC.
Les affiches électorales de l'UDC sont affligeantes. Elles trompent les électeurs sur la nature des problèmes et les bercent dans leurs propres préjugés hérités de la vie dans les cavernes. Elles sont sur le fond et la forme très similaires à des affiches de propagande nazie des années 30 sur les juifs.
On a malheureusement déjà l'habitude de ces dérives mais je n'avais pas réalisé qu'il se trouve suffisamment d'électeurs pour que l'UDC atteigne le quart des intentions de vote et soit le premier mouvement politique de la confédération.
Dans la plupart des pays européens, seuls les petits partis extrêmistes ont recours à ces techniques populistes. Les principaux partis seraient décrédibilisés s'ils avaient recours à de tels raccourcis simplistes dans leur campagne.
Pour autant, en revoyant l'affiche de l'UDC je me suis souvenu de cette fameuse statistique qui rappelle que l'écrasante majorité des viols sont commis par des personnes de l'entourage direct de la victime. Le criminel est souvent dans la famille.
Je songe à ce que Blocher a fait des traditions et institutions suisses : le consensus, le compromis. J'avais appris qu'historiquement les chefs de partis n'étaient pas élus au Conseil Fédéral pour préserver la capacité du Conseil à trouver des compromis. Paradoxalement, Blocher n'est-il pas le premier ennemi de la Suisse ? Blocher au Gouvernement ne condamne-t'il pas la Suisse à une lente mais inéxorable évolution à la Belge qui conduirait à un affaiblissement du consensus si nécessaire au fédéralisme ?
L'intéressé le confirme lui même : "je suis encore plus dangereux en dehors du Conseil Fédéral". Avouant ainsi qu'il est dangereux dans tous les cas.
Il me semble au contraire que la Suisse a besoin de mouvements politiques qui comprennent le monde et ses évolutions pour les maitriser, pas de mouvements qui refusent tout changement.
Lorsqu'un quart des électeurs s'apprètent à voter UDC, est-il encore moral de ne pas voter ?
00:00 Publié dans Genevois Franco-Suisse | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Modem, Blocher, affiches électorales de l'UDC, Elections fédérales, Suisse
mercredi, 22 août 2007
Travailler ensemble malgré la frontière
Le Genevois français et le Genevois suisse partagent les mêmes problèmes de logement, de transport, de préservation des espaces et d'emploi. Les élus et magistrats de part et d'autre de la frontière ont géré chacun de leur côté ces problèmes. Ils se renvoient encore parfois la responsabilité plutôt que de trouver ensemble des solutions.
Lors d'une récente discussion avec un jeune et brillant fonctionnaire territorial, je me suis aperçu que mes propos pouvaient paraitre naïfs : "C'est bien gentil ce que vous dites, mais on essaie déjà de travailler ensemble. Travailler avec les Suisses ce n'est pas si simple !". J'ai entendu les mêmes réflexions de l'autre côté de la frontière.
Effectivement, ce n'est pas si simple. La coopération nécessite un certain nombre de préalables. En politique comme ailleurs.
1) apprendre à se connaitre : Nous en sommes encore loin. J'ai pu constater l'ignorance politique respective de part et d'autre de la frontière. Qu'il s'agisse d'un collaborateur d'un Conseiller d'Etat genevois qui me posaient des questions sur la répartition des compétences entre la région, le département et le préfet de région qui ont chacun des majorités politiques différentes, ou qu'il s'agisse du Maire de St Julien qui lors de la soirée électorale des élections administratives me demandait l'identité d'un Conseiller d'Etat avec lequel je venais de discuter. J'ai appris d'ailleurs depuis que ce même Conseiller d'Etat ignore autant l'identité que l'appartenance politique du Maire de la ville du traité de 1603. On ne pourra coopérer efficacement que lorsque les uns et les autres se connaitront personnellement et sauront quand s'adresser à qui pour résoudre quoi.
Puis apprendre à se faire confiance. Cette confiance ne peut se construire qu'avec le temps à l'épreuve des faits. Mais elle nécessite un préalable : ne pas défendre seulement sont pré carré mais avoir à coeur de défendre les problèmes communs du Genevois franco suisse.
2) Résoudre ensemble nos problèmes communs : Genève peut continuer à ne pas se préoccuper plus que cela des conséquences dramatiques de sa politique restrictive en matière de logements, mais elle risque de le payer par une paralysie de ses transports. Le Genevois français peut aussi continuer comme il le fait depuis 30 ans, de ne pas se préoccuper de transports ou de création d'emplois mais il risque de se retrouver envahit de logements... sans pouvoir pour autant loger ses jeunes ou ses salariés aux revenus français. Nous devrons résoudre ensemble nos problèmes communs. C'est de cette manière que nous établirons les conditions de la confiance. Il se trouve que nos problèmes de transports, logement, espaces et emplois deviennent si graves qu'ils sont de plus en plus également partagés de part et d'autre de la frontière. Cela aidera à plus de coopération.
Je ne me fais aucune illusion : le chemin est difficile. Des personnalités aux caractères divergents devront apprendre à faire avancer ensemble des projets communs. Cela arrive aussi dans les Communautés de Commune ou dans les Conseils Administratifs.
Pour résoudre ces problèmes il faut au préalable que la population, souveraine, prenne conscience de l'urgence d'une meilleure coopération. Les 15% environ de binationaux, les 40 à 60 000 Français qui résident à Genève et les milliers de Suisses qui résident en dans le Genevois français peuvent aider à cette prise de conscience électorale. Ils devront sanctionner par leur vote ceux qui s'opposent à plus de coopération, et favoriser ceux qui participent à la résolution des problèmes communs. La coopération dans le Genevois franco suisse doit devenir un argument électoral.
Mais avons nous vraiment le choix ? L'ignorance réciproque telle qu'elle est pratiquée par la génération d'élus sortants nous conduirait irrémédiablement à la paralysie généralisée, au mittage urbain, à une néfaste homogénéisation sociale et à conserver des taux de chômage qui excluent les jeunes et les seniors de la société. Et nous ne pouvons guère compter sur la tectonique des plaques pour organiser le divorce des deux Genevois.
A l'opposé nous pourrons construire ensemble un Genevois franco suisse à la fois international mais pourvu d'une qualité de vie exceptionnelle.
23:50 Publié dans Genevois Franco-Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Genevois français, Genevois suisse, Modem, St Julien en Genevois, Jean Michel Thenard, Maire de St Julien, Conseiller d'Etat genevois
mardi, 15 mai 2007
Les effets de la crise du logement
A la rencontre des habitants de la circonscription, j'écoute attentivement chacune des personnes que je rencontre. Je crois que c'est cela qui est important dans le rôle d'un Parlementaire : écouter, puis relayer.
Lorsqu'ils doivent voter selon des consignes partisanes comme dans tous les autres partis à l'exception de l'UDF, les Députés n'écoutent plus car de toute façon ils ne peuvent voter que selon la consigne qui leur sera dictée par leur parti. Ils écoutent alors plus leur chef de groupe plutôt que les électeurs souverains.
La semaine dernière, j'ai appris à la Gendarmerie de St Julien que le budget prévoyait 24 postes de gendarmes. Mais qu'il n'y en a que 20 d'affectés par manque de logements ! Il y a quelques mois une femme gendarme qui élevait seule son enfant avait également dû quitter notre territoire car elle n'avait simplement plus les moyens de vivre.
De la même manière dans les collèges et lycées de l'agglomération d'Annemasse, près de 30% des professeurs quittent notre région faute d'avoir les moyens de vivre en raison des coûts de logement. Une organisation peut-elle être efficace avec de telles conditions de travail ?
Les chefs d'entreprises se plaignent de la difficulté de trouver des employés peu qualifiés : chauffeurs, ouvrier en bâtiment.. etc etc.. Les coûts du logement sont tels que ces employés peu qualifiés sont obligés soit d'aller travailler à Genève soit de partir de notre région.
Les jeunes doivent quitter leur commune pour s'installer loin. D'autres se couvrent de dettes.
Quelle société peut-elle durablement s'organiser lorsque certaines catégories de population n'ont plus les moyens de vivre parmi nous ?
Cette crise du logement provient du décalage entre l'offre et la demande : 1) l'afflux de population qui vient s'installer dans notre région pour travailler, 2) la multiplication des gardes partagées qui augmente le besoin en logement par habitant - de nombreux enfants ont des chambres dans plusieurs appartements et 3) l'insuffisance de la construction de logement par rapport à ces besoins qui augmentent.
Pour résoudre cette crise du logement nous devrons limiter l'arrivée de population en contribuant à lutter contre le chômage dans le reste de la France.
Je pense que la politique de Genève qui consiste à faire venir tant d'entreprises avec leurs salariés plutôt que de contribuer au développement de l'activité locale, contribue à aggraver les problèmes de transports et de logement. Nous devrons nous aussi côté français contribuer à lutter contre le chômage pour que le canton mette fin à ces politiques qui nuisent au Genevois Franco Suisse.
Enfin, nous devrons constuire plus pour que chacun puisse se loger, et construire mieux pour ne pas envahir nos espaces naturels.
Pour construire plus, il faut impérativement nous engager dans une coopération plus efficace avec Genève. Tant que Genève ne construira pas plus de logements, nous en subiront les conséquences par une poursuite de l'inflation dans nos communes. Ce sont ceux qui travaillent en France qui en subiront plus sévèrement les conséquences. Si Genève ne construit pas suffisament de logement pour sa population alors inévitablement, les prix dans notre circonscription continueront d'augmenter inexorablement.
Pour cela nous avons besoin d'un Député qui puisse être un interlocuteur crédible face aux Conseillers d'Etat Genevois.
10:10 Publié dans Genevois Franco-Suisse | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : UDF, Mouvement démocrate, logement, transfrontalier, Genevois Franco Suisse, Bayrou, Vielliard

