dimanche, 15 novembre 2009
150 millions en moins pour les accidentés du travail, 185 millions en plus pour le confort de Sarkozy
Ce vendredi 13 novembre les députés ont adopté un amendement qui fiscalise les indémnités journalières versées aux salariés victimes d'un accident du travail. On considérait jusqu'à présent que la faiblesse de ces indémnités justifiait qu'elles ne soient pas imposables - un peu comme si l'impôt était déjà pris en compte dans le paiement de l'indémnité journalière. Cet amendement générera 150 millions d'euros de recettes pour l'Etat.
Dans la nuit du jeudi 5 au vendredi 6 novembre, ces mêmes députés ont voté un crédit de 185 millions d'euros pour l'achat et l'aménagement d'un avion présidentiel A330 : salle de réunion, bureau, chambre à coucher, salle de bain. Les députés UMP ne lésine pas sur la dépense lorsque c'est pour le Chef de l'Etat. Une dépense supplémentaire qui montre le train de vie exubérant de l'Etat. De nombreuses études montrent les effets pervers en chaine de ce type de décision. Elles montrent un exemple qui est immédiatement suivi par les Ministres, les Préfet et tout les cadres de l'Etat. En votant 185 millions de dépenses pour le bon plaisir du Président, les députés ont généré en cascade plusieurs milliards de dépenses publiques d'abruptis qui vont suivre cet "exemple" présidentiel ! Un peu plus de déficit, un peu plus de dette qui viendront assombrir l'avenir de la France.
150 millions d'euros supprimés pour les accidentés du travail, 185 millions d'euros pour le confort occasionel du Parrain de la République. Pourquoi n'y a t'il aucun parlementaire de la majorié pour dire STOP ! Pourquoi n'y a t'il personne qui ait le courage de mettre un terme à ces dérives ? Parce que leurs investitures, leurs prédendes, leurs indemnités, leurs nominations, leurs présidences de commission.. dépendent du bon vouloir de ce même chef de l'Etat. Les Français en 2007 ont fait l'erreur de voter pour des béni oui oui, plutôt que de s'assurer d'avoir des parlementaires qui ont du caractère. Le résultat est une absence totale de séparation des pouvoirs qui permet toutes ces dérives.
Certains UMP répondent que les frais d'aménagements de l'avion présidentiel n'interviendront qu'une seule fois alors que la fiscalisation est une recette annuelle récurrente. Leur aveuglement les empêche de voir ce qu'il y a d'aberrant dans une telle réponse.
Nous devons revenir aux principes de séparation des pouvoirs. Ne plus avoir un seul parti au pouvoir mais une coaltion qui offre un équilibre sain. Nous devons avoir la même rigueur budgétaire dans les dépenses publiques lorsqu'elles bénéficient aux puissants comme aux faibles.
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lundi, 05 octobre 2009
Cessez de léguer des dettes à vos enfants
Le député Nouveau Centre Charles de Courson disait récemment que nos enfants viendrait pisser sur nos tombes le jour où ils réaliseront le montant de la dettepublique que nous leur léguons. Le montant dépasse les 80 000 euros par famille. Ils devront y consacrer l'intégralité de l'impôts sur le revenu. Il est probable qu'il faudra plusieurs générations pour rembourser les conséquences de l'irresponsabilité des papy boomers qui accumulent des dettes depuis 30 ans.
Notre député, Claude Birraux, élu depuis 1978 n'a jamais voté un budget à l'équilibre. Il est à l'image d'une génération politique qui a fait vivre la France aux dépens des générations suivantes : "après moi le déluge".
Lors des élections municipales, le candidat UMP reprochait au Maire de Saint Julien une gestion approximative. Il avait raison. Le budget 2009 qui augmentent toujours plus les dépenses inutiles et augmentent les impôts de 8,5%, a prouvé l'incapacité du Maire socialiste à dépenser la ressource publique avec parcimonie. C'est d'ailleurs le seul point sur laquelle sa gestion peut être qualifiée de socialiste. Pour le social il faudra repasser : budget social stable depuis 3 ans, une seule réunion de la commission sociale en 18 mois de mandat et record du plus faible nombre de logement sociaux de tous les maires de la commune.
Après une telle campagne municipale, on pourrait s'attendre à entendre l'UMP reprocher au Gouvernement sa camaliteuse gestion.. mais non. L'UMP et le PS ne se préoccupent pas de dire ce qui est vrai pour la France, ils ne se préoccupent que de défendre "leur camp" (sic). Le candidat UMP qu'on a tant entendu sur les déficits de la commune... se tait lorsqu'il s'agit de la dette de la France pourtant 40 fois supérieures (rapporté au nombre d'habitants).
L'excuse toute trouvée de la crise économique et financière ne tient pas.. puisque l'accélération des déficits date du budget 2007 qui a précédé la crise. Bouclier fiscal, paquet fiscal.. l'UMP n'a pas lésiné sur les cadeaux fait à quelques uns alors que la France était déjà "en faillite" selon les propres mots du Premier Ministre et que "les caisses étaient vides" selon ceux du Président de la République.
Pour ce budget 2010, les députés doivent supprimer l'exonération de TVA pour les restaurateurs qui est un échec économique trop coûteux pour l'Etat. Ce clientèlisme électoral doit être supprimé pour corriger un tout petit peu les déficits. La publicité sur les médias du service publique doit être remise tant pour des questions financières que pour garantir l'indépendance éditoriale. Les bonus excessifs que le Gouvernement dénonce doivent être imposés à des taux confiscatoires. Les députés et sénateurs auront ils le courage d'être responsables.. ou préféreront ils suivrent leur camp dans l'aveuglement ? Je ne me fais pas beaucoup d'illusions sur l'intégrité morale de ces individus que l'exécutif corromp à coup de nominations à la CNIL, de Présidence de commission Parlementaire, et d'investitures...
Lors de la campagne des élections présidentielles, la surenchère de promesse de l'UMP auquelle répondait celle du PS était irresponsable. La faillite de l'Etat condamne déjà Rhône Alpes, la Haute Savoie et Saint Julien en Genevois à une réduction continue des aides de l'Etat. Seul le Mouvement démocrate a défendu un programme financièrement équilibré et seul le Mouvement démocrate défendra avec responsabilité des comptes équilibrés lors des élections régionales du mois de mars.
PS : Le député Nouveau Centre Charles de Courson a de bonnes idées et les défends avec courage. Il présentera de nombreux amendements d'économie.. ceux ci seront presque tous rejetés par la majorité UMP, et malheureusement le député Nouveau Centre comme le reste de son groupe votera ce budget déficitaire... il s'y est engagé en 2007 en contre partie de l'investiture de l'UMP.
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mardi, 29 septembre 2009
Justice de proximité à Saint Julien et déficit publics
Lors du dernier Conseil Municipal de Saint Julien que j'ai manqué en raison de mes vacances, la municipalité a proposé deux délibérations pour demander des subventions publiques et l'aide de la communauté de communes du Genevois pour établir une Maison de Justice et du Droit à Saint Julien.
La réforme de la carte judiciaire imposée sans concertation par le Gouvernement a conduit à la suppression du siège du Tribunal d'Instance de Saint Julien. Une réforme mal pensée, avec aussi peu de concertation que l'UMP en est capable, mais tellement nécessaire pour réduire les dépenses inutiles de l'Etat français en faillite.
Le Maire de Saint Julien estime que cette perte est catastrophique pour Saint Julien. Plutôt curieux, les habitants de Saint Julien me parlent plutôt des problèmes de circulation, de maintien du commerce, d'accueil de la petite enfance et de préservation du cadre de vie. Ils parlent aussi de l'état de la maison de retraite. Sujets sur lesquels la municipalité fait peu de progrès. Ils se contrefoutent de devoir faire 15 kilomètres pour aller au Tribunal à Annemasse... auquel ils se rendent très rarement pour ceux qui s'y sont déjà rendus.
Le Maire a déjà engagé 17000 euros de dépenses municipales sur le sujet. Il estime qu'une justice rendue à Annemasse n'est pas une justice de proximité.. pourtant même au siècle durant lequel il a été élu la première fois, les trains à vapeur et les automobiles existaient déjà. Avec de tels raisonnements absurdes Annemasse serait fondée de demander le déplacement de la Sous Préfecture.
Alors que plusieurs générations ne suffiront pas à réduire les dettes publiques accumulées par les politiques qui sévissent depuis 30 ans, il y a de la perversité pour un Maire a demander un maximum de dépenses publiques dans sa commune. C'est aussi irresponsable qu'un habitant qui exigerait des dépenses municipales à son seul profit. La justice a besoin de moyens informatiques plutôt que de nouvelles maisons de justice. Les justiciables ont besoin de rapidité et d'efficacité plus que de proximité. Des élus responsables devraient proposer que les cours d'assises de la Savoie et de la Haute Savoie soit réunies et tiennent des sessions plus régulières au lieu de demander la création de nouvelles maisons de justice.
Beaucoup de Maire oublient que la faillite de l'Etat se traduirait inévitablement par la faillite des 36 000 communes de France.
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mercredi, 02 septembre 2009
La 1ere facture municipale est arrivée à Saint Julien
La plupart des habitants de Saint Julien ont reçu leur avis d’imposition pour la taxe foncière. Première facture de l’augmentation d’impôts décidée par la municipalité. Mon avis est ici :
Avis d'imposition de la taxe fonciere.pdf
Au total 3 euros de plus pour la communauté de communes, 4 euros de plus pour le département, 1 euro de plus pour la région, et 3 euros de plus pour les ordures ménagères malgré la baisse de taux…. et 18 euros de plus pour la commune. 18 euros qui portent la taxe fonciere communale à 229 euros dans ce cas.
L’augmentation de taxe foncière municipale est le double de l’augmentation de taxe de toutes les autres institutions réunies.
La municipalité de Saint Julien coute chère aux habitants.
Cette augmentation d’impôt est injustifiée puisque de nombreuses économies auraient pu être faites. Nous les avons suggérées.. la municipalité les a ignorées.
18 euros d’augmentation de taxe foncière annuelle à laquelle il faudra ajoutée l’augmentation sur la taxe d’habitation et la taxe professionnelle. Des augmentations qui pourraient se poursuivre année après année si la municipalité continue de ne pas prendre en compte nos propositions constructives d’économie.
Des progrès ont été faits puisque la municipalité a pris en compte notre recommandation d’un meilleur recensement des frontaliers. Des annonces régulières apparaissent sur les panneaux municipaux qui devraient assurer des recettes additionnelles de fonds frontaliers. Nous demanderons à ce que ces recettes supplementaires soient utilisées à réduire les impôts pour les habitants l’an prochain.
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mardi, 21 juillet 2009
La faillite de la Californie… l’exemple que la France ne doit plus suivre
La Californie est comparable à la France sur de nombreux points. Un peu moins d’habitants, une surface un peu plus petite mais une économie qui est comparable celle de la France.
La Californie est en cessation de paiement. Elle a accumulé 47 milliards d’euros de dettes et affiche un déficit budgétaire de 18 milliards d’euros. Petit joueur comparés aux 1327 milliards de dettes publiques accumulées par la France et aux 71 milliards de déficits publics pour 2009 qui s’y ajouteront à la fin de l’année.
Les dettes ne sont pas directement comparables puisqu’il faudrait ajouter à cette dette de l’Etat, la part Californienne du déficit fédéral américain. En revanche ce qui est très comparable c’est la situation catastrophique dans laquelle se trouve aujourd’hui la Californie et vers laquelle la France court à toute vitesse en raison de l’aveuglement, de l’électoralisme et du sectarisme des partis politiques et d’une génération de papy boomers irresponsables qui a porté ces partis au pouvoir.
D’abord les agences de notations ont dégradé la note de la Californie à un niveau à peine supérieur aux junk bonds (obligations pourries). Cela renchérit d’autant les emprunts de la Californie. Une situation dans laquelle la France se retrouverait avec la poursuite des politiques actuelles si le Mouvement Démocrate ne gagnait pas les prochaines élections nationales. Les intérêts d’emprunts deviendraient alors le premier poste budgétaire devant celui de l’éducation nationale.
Ces déficits contraignent aussi l’Etat de Californie à des réductions budgétaires drastiques dans les programmes d’aide sociaux, dans l’éducation, la santé et la justice. Pour faire face, les tribunaux sont contraints de fermer un mercredi par mois. Les salaires des professeurs ont été réduits de 4% à 10% au travers de congés sans soldes obligatoires. Ces réductions pèseront sur la qualité de l’enseignement… et augmenteront le nombre de mensualités impayées qui se traduiront par des saisies immobilières supplémentaires.
En Californie la procédure pour augmenter les taxes est particulièrement lourde et impossible à mettre en œuvre ici. Mais en France une telle situation conduirait à augmenter encore les niveaux d’imposition au détriment du pouvoir d’achat des ménages et de la compétitivité des entreprises.
La France en est arrivée là en raison du sectarisme idéologique qui a conduit l’UMP à s’opposer à toute augmentation des impôts et le Parti Socialiste à s’opposer a toute réduction des dépenses publiques. Notre député Claude Birraux n’a voté que des budgets déficitaires en 31 années de mandat. 31 ans que la France vis aux dépens des Français de demain. Pourtant lorsque l’Etat dépense 20% de plus qu’il ne touche de recettes, il est évident qu’il faut travailler à réduire les dépenses ET augmenter les recettes.
La première mesure adoptée par l’UMP en 2007 a été de reduire les impôts pour ses électeurs malgré les déficits budgétaires abyssaux. C'est le parti de la faillite de la France par la baisse des impôts. Le Parti Socialiste multiplie les dépenses de manière inconsidérée dans toutes les institutions locales qu’il dirige (y compris à Saint Julien)… surtout au profit de leurs amis et clientèles. C'est le parti de la faillite de la France par l'augmentation des dépenses.
La bonne nouvelle c’est qu’en France nous n’en sommes pas encore à la faillite. Remettre la France sur les rails est encore possible. Cela suppose que le Mouvement Démocrate remporte les prochaines élections nationales pour contraindre le PS et l’UMP à dépasser leurs sectarismes partisans pour servir l’intérêt général du pays et à mettre un terme à leurs campagnes électorales qui sont des surenchères de promesses intenables.
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jeudi, 25 juin 2009
Déficits publics de la honte à la fierté
Les déficits publics explosent. Chaque année le Gouvernement français compromet un peu plus l'avenir du pays et de ses habitants. Il le fait avec l'aval de députés et sénateurs soumis, passifs et dont le point de vue est corrompus par leurs intérêts personnels et leurs avantages particuliers.
Le déficit du budget de l'Etat s'élevait à 1100 euros par famille (environ) en 2007. Il s'élève aujourd'hui à 2200 euros par famille. 2200 euros supplémentaires qui viennent aggraver la dette publique.
2000 euros par an et par famille, c'est aussi le montant des intérêts que l'Etat français doit payer sur cette dette.
Soit nous ne remboursons pas cette dette... et nous renonçons pour longtemps à tout emprunts qui pourraient financer des investissments, à tout tout investissement étranger en France, à la stabilité monétaire, à la maîtrise du pouvoir d'achat pour entrer dans les phases troublées qu'on connu l'Argentine et le Brésil il y a quelques années. Soit nous remboursons une telle dette ce qui nous obligera à augmenter considérablement les impôts, à réduire considérablement le périmètre de l'Etat et le niveau des services publics de base. Ces déficits publics condamnent irrémédiablement l'Etat français.
L'Etat devra devenir beaucoup plus efficace. Les dépenses militaires nationales sont excessives et innefficaces tant qu'elles ne seront pas mieux coordonnées au niveau européen. Nous devons renoncer à avoir un réseau de consulats et d'ambassades parmi les plus développés du monde et mieux nous coordonner avec les ambassades des pays de l'Union. La décentralisation doit permettre de réduire certains services de l'Etat qui font doublon avec les collectivités territoriales. Il faudra s'attaquer aussi aux symboles d'un Etat qui vit dans le faste : Sénateurs et Députés doivent montrer l'exemple en réduisant leur nombre de moitié -ils en seront d'autant plus efficaces-. La simplification du mille feuille administratif doit permettre aussi de limiter les doublons d'administration (si cette modification n'est pas détournée à des fins électorales au seul service du Parti présidentiel).
Les niveaux d'impositions doivent évoluer avec la dépense. Il est innacceptable que les nouvelles dépenses - en particulier le plan de relance -ne soient supportées que par les classes moyennes en raison d'un bouclier fiscal qui en prémuni les contribuables les plus fortunés. Les niches fiscales doivent être supprimées pour simplifier la collecte de l'impôt, la rendre plus transparente et plus équitable.
Les taux d'impositions ne devront être réduit qu'après que la dette puis les dépenses soient elles mêmes réduites.
Ainsi seulement nous pourrons regarder les jeunes français dans les yeux avec la fierté de leur offrir un avenir correct.
Pendant la campagne des municipales, l'UMP dénonçait avec force et vigueur les déficits municipaux. Pourtant, rapporte aux nombres de familles ou aux ressources municipales, la dette municipale est dérisoire en comparaison de la dette de l'Etat. En toute logique, l'UMP de Saint Julien devrait dénoncer avec trois fois plus d'énergie les déficits publics nationaux. Ils ne le font pas. Leur vision de la politique d'un camp contre l'autre, leur interdit de dire ce qui est juste pour l'avenir de la France. Pour eux, l'intérêt partisan est supérieur à l'intérêt général du pays.
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mercredi, 17 juin 2009
Retraite et solidarité entre les générations
L’augmentation de l’espérance de vie et l’abaissement de l’âge de la retraite a augmenté la durée moyenne des retraites de 10 ans environ en 1980 à 21 ans aujourd’hui.
La durée de la retraite correspondait à l’époque à un quart de la vie active. Elle correspond aujourd’hui à la moitié.
Le constat est simple, clair, incontournable : le système des retraites n’a pas été prévu pour faire face à de tels besoins de financement. On peut argumenter de la gravité du problème en prétextant de la natalité, du chômage des seniors, on peut prétendre que la situation est un peu moins grave en France qu’en Allemagne… mais cela ne change rien au problème de fond.
Depuis le premier livre blanc sur les retraites de Michel Rocard en 1991, plus de 12 rapports publics ont donné lieu au même constat. Notre système doit être modifié pour être pérenne. Ne rien changer aujourd’hui conduit à condamner les jeunes d’aujourd’hui à la misère lors de leur vieil âge après les avoir condamné au chômage durant leur jeunesse.
Rien n’a été fait, ou presque. La réforme Fillon de 2005 ne change pas grand-chose au problème : les retraites ne sont toujours pas financées. Fillon le reconnaît lui-même.
La conséquence de cette inaction est simple :
1) la modeste reforme Fillon condamne déjà les plus modestes à des niveaux de retraites de 650 euros par mois qui ne permettent pas de vivre décemment,
2) la pérennité du système des retraites exigera tôt ou tard que cette première réforme soit suivie par d’autres qui condamneront de nouvelles générations de retraités à la misère,
3) les cotisants actuels cotisent à perte pour un système de retraite dans lequel il ne peuvent avoir aucune confiance.
Mathématiquement il n’y a que trois actions possibles sur le système :
1) augmenter le niveau des cotisations : au risque de pénaliser le pouvoir d’achat des actifs et le coût du travail en France.
2) baisser le niveau des retraites : au risque de pénaliser le pouvoir d’achat des retraités,
3) augmenter l’âge de départ en retraite.
Il n’y a rien de social à négliger la pérennité du système de retraite. Il n’y a rien de social à condamner à la misère les futurs retraités. Mais gageons que les papy boomers de droite et de gauche, syndiqués, électeurs et encartés, veillerons précieusement à leur propres intérêts de générations en recommandant que les cotisations soient augmentées et que l’âge de départ en retraite ne soit retardé qu’après leur propre départ. Ils refuseront comme ils le font depuis 20 ans les mesures de réduction des retraites ou d’augmentation de l’âge légal qui s’appliqueraient à eux-mêmes. Il serait nouveau et pourtant tellement nécessaire que cette génération devienne soudainement responsable.
Augmenter le niveau des cotisations pénalise seulement les actifs d’aujourd’hui. Baisser le niveau des retraites pénalise seulement les retraités d’aujourd’hui. Augmenter l’âge de départ en retraite est équitable si cette augmentation est mise en place rapidement et s’applique à tous – c’est presque déjà trop tard, les papy boomers sont déjà entrain de prendre leur retraite.
Dans la réforme Fillon, il y avait une augmentation déguisée de l’âge de départ en retraite. Mais cette augmentation n’entrera en application totale qu’en 2012.
Nous devons revenir à la durée moyenne de retraite instaurée par la réforme de Mitterrand. A l’époque le départ à la retraite à 60 ans signifiait 15 années de retraites. Avec l’augmentation de l’espérance de vie, l’âge de la retraite peut être repoussé à 66 ans tout en conservant 15 années de retraites en moyenne.
Le niveau des retraites doit baisser. Il doit y avoir des niveaux minimums de retraites qui permettent une vie décente. Les 650 euros mensuels sont insuffisants. Pourtant les retraites moyennes doivent baisser. Tout particulièrement les retraites de plus de 1200 euros. La solidarité entre les générations suppose que les leaders de la génération des papy boomers assument leur part de responsabilité dans le désastre du financement des retraites.
Il est inévitable que les cotisations augmentent également.
Pour autant, il y a aussi d’autres facteurs sur lesquels nous pouvons agir :
1) une politique de natalité plus active pour améliorer le ratio retraités/actifs. En particulier, les contraintes sur les budgets des familles et sur les solutions de garde pourraient permettre d’améliorer la pyramide des âges et aussi financer les retraites futures.
2) L’immigration peut aussi aider à améliorer le financement des retraites.
3) Renforcer l’intégration des seniors sur le marché du travail. Des régulations, des politiques publiques doivent inciter les entreprises à maintenir l’intégration des seniors sur le marché du travail par des missions adaptées à leur expérience et leurs capacités.
4) Compléter le système par répartition par des compléments par capitalisation. Un système double répartition/capitalisation permet de diversifier les risques et de pérenniser les retraites. Ce type de système qui est actuellement réservé aux salaries (plan d’épargne d’entreprise) et aux fonctionnaires (Préfon), doit être plus systématiquement ouvert à tous.
La solidarité entre les générations exige que le système de retraite soit pérennisé. La durée de la retraite doit être stabilisée à 15 années en moyennes comme lors de la réforme de 1981. Ce qui signifie un recul de l’âge légal de départ en retraite à 66 ans.
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mercredi, 03 juin 2009
Augmentation de vos impôts : +8.5% excessif et inutile
- Pour information, vous trouverez ci-dessous le texte qui sera publié dans quelques jours dans le bulletin municipal de Saint Julien en Genevois du mois de juin à la page de la tribune libre du groupe Mieux Vivre à Saint Julien -
Le 19 mars dernier la municipalité a décidé d'une augmentation de vos impôts de +8,5% (+2,5% d'augmentation des bases et +6% d'augmentation des taux) !!! Cela représente en moyenne 50 euros d'impôts en plus par famille toutes taxes comprises.
Lors de la commission finance, nous avons fait des propositions pour éviter d'augmenter vos impôts :
- 1) Garder le budget communication à un niveau stable plutôt que de l'augmenter de +19% comme proposé par la municipalité,
- 2) Garder le budget fêtes et cérémonies plutôt que de l'augmenter soudainement de +27%,
- 3) Réduire à des niveaux plus acceptables l'immense réserve de dépenses imprévues de 800 000 euros mise au budget - contre 306 610 euros constatés en 2008.
- 4) Faire une estimation plus juste des intérêts d'emprunts à payer durant l'année suite aux baisses de taux constatées (soit 60 000 à 100 000 euros d'économies),
- 5) Anticiper les augmentations de recettes dues à l'installation récente de près d'un millier de nouveaux habitants (150 000 à 300 000 euros par an),
- 6) Mieux recenser les frontaliers de la commune pour toucher du canton de Genève les fonds frontaliers correspondants (au minimum 300 000 euros supplémentaires par an),
- 7) Conserver le soutien à Guitare en Scène à son niveau actuel qui se monte déjà selon nos estimations à près de 20 euros par famille (subvention, apports en moyens humain et matériels..), sans augmentation supplémentaire.
- 8) Attendre l'ouverture de la piscine Vitamparc à Neydens en septembre avant de lancer une étude sur l'implantation d'une piscine.
La municipalité n'a retenu aucune de nos propositions constructives. Pourtant, pour rester dans un débat constructif, nous n'avions pas proposé que la municipalité renonce :
- 1) à l'exonération d'impôts de 60 000 euros accordée au Casino de Saint Julien en janvier dernier, - la municipalité se préoccupe plus du Casino que des habitants-.
- 2) aux deux postes d'adjoints supplémentaires votés après les élections,
- 3) à la prime de 37000 euros pour le Maire et les adjoints parce que la ville est classée station climatique,
- 4) à la prime de 28000 euros accordée aux Maire et adjoints parce que la ville est une sous préfecture,
- 5) au poste de collaborateur personnel du Maire.
Cette augmentation de vos impôts ne financera pas certains des projets qui vous tiennent à cœur :
- 1) pas de plan de circulation nouveau pour améliorer la liberté de déplacement des habitants,
- 2) pas de financements de transports en commun supplémentaires,
- 3) un accueil de la petite enfance en progrès mais qui reste insuffisant en attendant la crèche,
- 4) aucun progrès significatif pour revitaliser le commerce de la commune,
- 5) Le budget social lui reste inchangé depuis 3 ans.
La crise a bon dos. Elle sert d'argument pour le Maire pour serrer la ceinture des habitants plutôt que de renoncer à des dépenses inutiles.
Vos impôts supplémentaires ne serviront qu'à payer l'incapacité d'une municipalité à gérer la commune sérieusement. Ils sont dus à la passivité des conseillers municipaux de la majorité qui ont approuvé passivement un budget qui aurait pu mieux vous servir. Ils sont dus aussi à l'incapacité de l'exécutif à écouter nos propositions de manière raisonnable et démocratique.
Antoine Vielliard - pour le groupe Mieux Vivre à Saint Julien
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mardi, 19 mai 2009
Le scandale des notes de frais en Grande Bretagne
Un scandale touche tous les partis politiques en Grande Bretagne. Des Parlementaires de tous les partis se sont fait rembourser des frais qui n'avaient rien à voir avec leur mandat. Ces notes de frais portaient sur des aménagements dans des résidences secondaires ou encore des intérêts d'emprunts échus.
Malheureusement, en France la presse n'a plus les moyens financiers de procéder à de telles investigations et ni de conduire les batailles juridiques nécessaires. Les blogueurs non plus. TF1 en a les moyen mais n'en a pas le désir. France Télévision est soumise au pouvoir.
La soumission du pouvoir médiatique au pouvoir politique prive les électeurs français de l'assurance de l'intégrité de leurs parlementaires. Mais les soupçons sont pourtant lourds.
Si les comptes du Sénat et de l'Assemblée nationale sont désormais intégrés avec ceux de l'Etat, les deux chambres sont souveraines pour disposer des fonds qu'elles s'attribuent dans la loi de finance. L'une des dérives a consisté à constituer des caisses qui permettent aux Parlementaires cumulards de financer des projets locaux. Ces projets n'ont rien à voir avec la mission du Parlement. Il ne s'agit que d'une forme de clientèlisme qui favorise la réélection des cumulards et pénalise les contribuables français. Il serait intéressant que soit publiée la liste des projets qui ont été co financés par le Sénat et l'Assemblée nationale et qui n'ont rien à voir avec leur mission d'élaborer les lois et de contrôler l'exécutif. Mission d'ailleurs délaissée par des Parlementaires cumulards et absentéistes.
Il y a d'autres dérives. Pendant longtemps les Parlementaires bénéficiaient de prêt à taux zéro pour un logement ou une permanence. Les prêts sont désormais attribué à un taux de 2%. Selon le montant du prêt, cet avantage peut représenter une rémunération non imposable de 500 à 1000 euros par mois.
Je m'interroge lorsque je constate que la résidence principale de notre député Claude Birraux abrite le député et son épouse mais également deux appartements pour ses enfants et deux autres appartements loués en gite rural. La propriété, située à Esery, surplombe le Salève et offre une vue imprenable sur le massif du Mont Blanc. Ces 5 résidences ont-elles été ou non financées par le prêt à taux zéro accordé alors aux Parlementaires ? Si tel est le cas, quel est l'avantage financier consenti à notre député pour cette acquisition en plus de son indémnité de parlementaire ? Dans quelles conditions la propritété a-t-elle été cédées par le beau père du député ?
Rien d'illégal à tout cela. Pas plus que les notes de frais des Parlementaires britanniques. De simples questions d'éthique et de transparence.
Ces questions n'auraient pas lieu d'être en Angleterre. La transparence des institutions et l'indépendance des médias y auraient répondu et auraient clarifié la situation. En France, on en est réduit à s'interroger. On doit se fier à la naïveté de croire que tous nos Parlementaires sont plus intègres que les Parlementaires britanniques.
Naïveté déplacée lorsqu'on sait que Frédéric Lefebvre, député des Hauts de Seine, proche du Chef de l'Etat et porte parole de l'UMP n'a pas suffisament d'intégrité morale pour considérer comme incompatibles les fonctions de chargé de relation avec le Parlement de Nicolas Sarkozy lorsqu'il était ministre de l'intérieur et de lobbyiste à mi temps. Lorsqu'on constate la liste de ses clients (Lucien Barrière, Bouygues, Alcatel ou Altadis) on se dit qu'il a du être extrêmement compliqué de ne pas tomber dans le traffic d'influence.
La République que propose le Mouvement démocrate est une République fondée sur l'indépendance des pouvoirs et en particulier du pouvoir législatif. Sur une indépendance des médias qui permet la transparence. Tout simplement sur des institutions qui sont au service des électeurs et pas des financeurs de campagne.
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| Tags : scandale des notes de frais en angleterre, prêt à taux zéro pour les députés, irraux |
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lundi, 09 mars 2009
L'escroquerie pyramidale de Madoff, de l'Avivo et des Partis Socialistes
Madoff a mis en place une escroquerie de grande ampleur fondé sur le vieux système des pyramides, ou chaine de Ponzi ou encore cavalerie. Le principe est simple : Madoff attirait des investisseurs en leur offrant des rendements élevés. Ces rendements étaient financés par les nouveaux investisseurs. Ces sytèmes pyramidaux ne créent aucune valeur ajoutée et ne fonctionne que tant que les nouveaux investisseurs sont suffisament nombreux pour payer les rendements élevés proposés aux premiers.
Dans une excellente note publiée récemment, les libéraux du Mouvement démocrate soulignent les similitudes entre l'escroquerie de Madoff et nos systèmes de retraite. Nous cotisons en espérant pouvoir toucher une retraite. Cette retraite ne pourra être effectivement payé que si la croissance démographique est suffisante. Nous savons déjà que ce ne sera pas le cas.
En France comme en Suisse la gauche et l'extrème gauche connaissent très bien la situation depuis longtemps. Les premiers rapports sur le problème ont été publiés dans les années 1980 - en particulier un livre blanc lorsque Michel Rocard était Premier Ministre. L'allongement de la durée de vie et la baisse de la natalité conduisent nos sytèmes de retraites à un effondrement certains. Les socialistes en France comme en Suisse se sont opposé à toute réforme qui aurait permis d'en assurer la solvabilité pour les personnes âgées de demain.
En France, la réforme des retraites, pourtant insuffisante pour garantir la solvabilité du système, n'entrera en application complète qu'en 2012. Précisément l'année durant laquelle les derniers papy boomers prendront leur retraite.
En Suisse le Conseil Fédéral proposait une baisse du taux de redistribution du deuxième pillier. Le Conseil National - composé largement de papy boomers - a décidé de retarder cette modification insuffisante et urgente. Le Parti Socialiste Suisse et l'Avivo lancent actuellement une pétition pour rejeter toute modification.
Le violent conflit de génération qui résultera inévitablement de la poursuite d'un tel aveuglement est évitable. Il nécessite qu'une nouvelle génération se lève et assume ses responsabilités dans la société. L'espoir d'une solidarité entre les générations est possible si les jeunes prennent en main leur destin, votent, se portent candidats et fassent entendre un autre point de vue dans le cadre de la démocratie. Ce n'est que de cette manière que le système de retraite qui permet cette solidarité pourra devenir solvable à long terme.
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| Tags : escroquerie de madoff, avivo, réforme des retraites, modem |
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