jeudi, 22 mai 2008
« Priez pour nous pauvres pécheurs ! »
Les marins pécheurs se trouvent dans des situations personnelles dramatiques. Limités par les quotas de pèche et l’inflation du prix du pétrole, ils ne parviennent plus à gagner leur vie.
Le Gouvernement a décidé de leur allouer 110 millions d’euros d’aides sociales. 110 millions qui s’ajoutent aux montagnes de dettes que nous laissons aux générations futures. Les pécheurs ont su se faire entendre par la population et par le Gouvernement. Les français de demain qui devront en payer la facture ne peuvent eux pas se faire entendre. Nous devons cesser ces politiques qui orientent les dépenses publiques vers ceux qui se font le plus entendre ou le plus nuire par des blocages.
Des marins pécheurs ont justement souligné le fait que ces aides ne serviront pas à grand-chose car ils ont déjà épuisé leurs quotas de pèche. Ils voudraient que ces quotas soient augmentés. Comment feront les pécheurs de demain lorsque les ressources en poisson seront totalement épuisées ? Nous devons aider les pécheurs.. autant ceux de demain que ceux d’aujourd’hui. C’est l’objet de ces quotas de pèche.Enfin, 110 million d’euros d’aide pour les marins alors que le pétrole est à 130 dollars le baril. Combien pour les camionneurs, pour les agriculteurs, pour l’industrie aéronautique lorsqu’ils feront des demandes similaires ? Combien celà coutera lorsque le pétrole sera durablement à 200 dollars ? Comment la pèche s’organisera-t-elle lorsqu’il n’y aura plus de pétrole ?
La mission de l’Etat n’est pas de bercer les pécheurs dans l’illusion que les prix du pétrole baisserons un jour mais bien d’aider à une transition qui permette de préserver les ressources de poissons, de faciliter la reconversion de pécheurs et d’aider le secteur de la pèche à trouver des alternatives au pétrole.
La mission de l’Etat c’est aussi et surtout de préserver la solidarité entre les générations en réduisant les montagnes de dettes que nous laissons aux générations futures plutôt que de les augmenter.
10:33 Publié dans Dette publique | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : marins pecheurs, prix du petrole, modem
dimanche, 18 mai 2008
Pour une obligation d'équilibre des comptes publics
Depuis plus de 30 ans la France vis aux dépens des générations futures. Elle a accumulé plus de 80 000 euros de dettes par famille, et continue de le faire au rythme de 2000 euros suppléméntaires chaque année que nous devrons tôt ou tard rembourser. Cette situation menace la solidarité entre les générations. Il est illusoire de penser que les jeunes d'aujourd'hui pourront demain rembourser ces montagnes de dettes ET payer les retraites de leurs aînés ET épargner pour la leur ET faire face aux prix de la préservation de l'environnement. Nous devons de toute urgence mettre un terme aux déficits publics. Et une bonne fois pour toute interdire à une génération de vivre aux dépens des suivantes.
Depuis 30 ans on entend la même rengaine : les déficits seront financés par la croissance. Croissance qui ne dépend que très peu des dépenses publiques. Cessons de financer des dépenses réelles d'aujourd'hui par des recettes illusoires de demain car ce sont les jeunes qui font les frais de cette irresponsabilité.
Il faut constitutionnaliser l'interdiction des déficits, comme la loi interdit aux communes les déficits de fonctionnement.
Le Gouvernement a accepté d'en constitutionnaliser le principe... mais la seule contrainte réelle de la constitution c'est le rejet par le Conseil Constutitonnel d'une loi. Or le Gouvernement n'a accepté de mettre ce principe que pour les loi de programmation (qui sont des projets non contraignants) et pour les projets de loi de financement de la sécurité sociale. Dans les deux cas, le Conseil Constitutionnel ne pourra pas empêcher ces projets équilibrés de ne pas être respectés en raison de facteurs externes (augmentation des dépenses de médicaments plus élevé que prévu..).
La seule manière efficace est d'obliger à un équilibre de la loi de finances. Soit un équilibre strict annuel au moins pour les dépenses de fonctionnement, soit un équilibre pluriannuel sur une législature qui contraindrait les parlementaires à gérer l'équilibre sur 5 ans et permettrait au Conseil Constitutionnel de rejeter en fin de mandat une loi qui ne rétablirait pas l'équilibre.
Pour l'instant le projet constutionnel ne le prévoit pas : la génération d'élus papy boomers continue de faire vivre la France aux dépens des générations suivantes. Il est grand temps de procéder à un profond renouvellement politique pour préserver une certaine solidarité entre les générations.
12:02 Publié dans Dette publique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : obligation constitutionnelle d'équlibre des finances publics
mardi, 06 mai 2008
"Attrape couillons"
Pour que cesse en France l’usage généralisé du mensonge en politique, nous devons nous comporter en citoyens adultes et responsables. Cela signifie qu’il est temps de cesser de se laisser berner par la première promesse venue. Il y a un peu plus d’un an je qualifiais « d’attrapes couillons » les programmes proposés dont les coûts excédaient très significativement les capacités budgétaires de la France.
Après avoir dépensé 15 milliards d’euros dans le paquet fiscal, François Fillon reconnaissait à l’automne que la France est en faillite. C’est en janvier que Sarkozy admettait que les caisses sont vides. Bien loin des promesses par millions de la campagne. A peine quelques mois pour reconnaître que le programme proposé était bien un attrape couillons.
Le programme de Ségolène Royal n’était pas plus réaliste.
Cette accumulation de déficit est une épée de Damoclès sur la cohésion du pays. Comment les générations futures pourront-elles supporter le poids du financement des retraites en plus du poids de la dette publique qui s’accumulent ? Cessons d’accuser l’Europe, puisque tous les autres pays de l’Union font mieux que nous. Et commençons à regarder d’un peu plus près les projets politiques qui nous sont proposés par les candidats.
Les députés doivent avoir un rôle de premier plan dans la maitrise des dépenses. Plutôt que de demander sans cesse des subventions pour leur circonscription, ils doivent regarder de plus près chaque dépense publique. Consulter les fonctionnaires qui vivent de l’intérieur la désorganisation de l’Etat qui conduit à des dépenses inefficaces. Pour cela il faut que les députés cessent de cumuler des mandats pour avoir le temps d’assumer leur responsabilité. Les députés doivent s’arroger un peu de liberté de parole, plutôt que de soutenir ou de s’opposer aveuglement selon des consignes partisanes.
La loyauté partisane doit enfin cesser de primer sur la loyauté au pays.
16:18 Publié dans Dette publique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : dette publique, depute, paquet fiscal, france en faillite, segolene royal, nicolas sarkozy
mercredi, 12 mars 2008
Une dette municipale qui explose
Vous trouverez ci-contre un graphique qui montre l'évolution de la dette de Saint Julien par famille. Le graphique tient donc compte de l'augmentation de la population. Lorsque l'équipe actuelle a été élue en 2001 la dette municipale rapportée au nombre de famille était de 453 euros. Elle est aujourd'hui de 1937 euros par famille. Elle a quadruplé en sept ans. Il me semble plus juste de le ramener au nombre de famille car les budgets sont aussi fait par famille et que ce sont bien les familles qui devront rembourser ces dettes.
En soit le niveau de la dette n'est pas exceptionnel. Il est en ligne avec les communes comparables. C'est ce qui explique le bon classement de Saint Julien - même si ces classements ont été fait à partir des chiffres de 2006 beaucoup plus favorables que ceux de 2007. Ce niveau de dette est aussi près de 30 fois inférieur au niveau de la dette par famille accumulée par les gouvernements français depuis 30 ans avec l'aval des députés.
En revanche ce qu'il y a de catastrophique, c'est l'évolution. Si la dette continue d'évoluer dans ce sens, la commune court à la faillite. Ceci est d'autant plus inquiétant que la commune a bénéficié d'une situation financière exceptionnelle dans le même temps : 1,7 millions d'euros annuels de recettes supplémentaires provenant du casino et 900 000 euros de fonds frontaliers supplémentaires. Les impôts locaux ont eux aussi augmenté. Avec tant de recettes nouvelles pourquoi en plus faire appel à l'endettement.
Avec une telle profusion de dépenses publiques, il aurait été étonnant que l'équipe sortante n'ait pas réussi à financer quelques réalisations. Le bilan de l'équipe actuelle nous le devons surtout aux sources de financement laissées par l'équipe précédente.
Ce qu'il y a de grave c'est que ces réalisations n'ont pas été faites dans les domaines prioritaires pour les habitants : peu de réalisations dans le domaine du cadre de vie alors que la ville s'urbanisait à grand pas, rien dans le domaine de la circulation, rien dans le domaine de la petite enfance dont le budget est lui resté stable (il faut attendre les toutes dernières semaines des 7 ans de mandat pour voir initié un projet de crèche un peu tardif). Pratiquement rien dans le domaine du logement social puisque seuls les projets de l'ancienne municipalité ont été menés à bien avec à peine quelques logements actuellement en cours (mais dérisoires en nombre par rapport à l'urbanisation de la ville).
Au final, d'une manière ou d'une autre ce sont chacun des habitants qui finissent par payer ces dépenses municipales. Depuis 7 ans la commune a augmenté les dépenses municipales de 550 euros par famille et par an. 550 euros qui pénalisent le pouvoir d'achat de chacun. Nous devons mettre un terme à cette évolution des dépenses comme si personne ne devait jamais payer les factures. Nous devons surtout nous assurer que les dépenses municipales sont réalisées dans les domaines qui sont les plus importants pour les habitants.
17:34 Publié dans Dette publique | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : dette municipale, mieux vivre à saint julien
lundi, 24 septembre 2007
La lucidité de François Fillon sur la dette publique est la bienvenue
François Fillon a déclaré l'Etat en faillite. Je suis encouragé par la lucidité de notre Premier Ministre. Cette lucidité est nécessaire pour apporter des solutions. J'espère que cette lucidité s'accompagnera d'un budget à l'équilibre ou tout au moins en très nette réduction. Je serai encouragé de voir une génération d'élus voter pour la première fois un budget à l'équilibre depuis plus de 30 ans !
Nous pourrions pendant encore bien longtemps nous en prendre à l'Euro, la BCE, l'Europe, la mondialisation, Jacques Chirac ou François Mitterrand.. tout celà ne changerai rien au problème. Il nous faudra prendre à bras le corps le problème de la dette de l'Etat qui nous conduit à limiter au stricte minimum les investissements publics, au désengagement de l'Etat mais surtout à l'incapacité de l'Etat de financer ses missions premières de justice, police, éducation et de protection civile. La catastrophe annoncée de la dette de l'Etat est une responsabilité collective tant des élus que des citoyens qui les élisent.
Il n'est pas responsable de dénoncer le désengagement de l'Etat d'un côté et de soutenir des projets politiques qui aggravent les déficits publics et conduisent nécessairement à un désengagement plus important encore. Il serait utile que le Parti Socialiste ait un jour la maturité de faire des propositions cohérentes : mettre fin aux déficits pour avoir les moyens de mettre fin au désengagement de l'Etat.
Il y a deux semaines à l'occasion d'une réunion de préparation pour les municipales de St Julien en Genevois, un habitant de notre ville disait "une société qui s'occupe de ses jeunes et de ses vieux c'est une société qui va bien". J'ai été frappé par cette phrase simple qui résume ce que je ressens profondément. J'ai aussi mesuré le décallage entre cette société qui va bien et le chemin qui nous reste à parcourir en France. La dette de l'Etat, la crise du logement, le chômage de masse des jeunes et des séniors tout autant que l'abandon des personnes âgées révélé par la canicule de 2003 nous montrent que nous avons du pain sur la planche.
12:50 Publié dans Dette publique | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Dette publique, Saint Julien en Genevois, François Fillon, Modem
dimanche, 26 août 2007
Glückwunsche Bundeskanzler Merkel !
Cette semaine l'Allemagne a annoncé qu'elle atteignait l'équilibre budgétaire. Voilà un exemple dont nous pourrions nous inspirer.
Les Allemands ont du faire appel à tous les moyens pour parvenir à cet équilibre budgétaire : à la fois augmenter les recettes (notamment par une augmentation de la TVA), mais aussi en réduisant les dépenses publiques. La croissance a été au rendez-vous en particulier parce que les politiques économiques étaient crébibles. Cette crédibilité à nourrit la confiance qui elle même à nourrit la croissance.
Cet effort là est bien entendu à mettre à l'actif d'Angela Merkel et de sa grande coalition. Une coalition faite de plein gré avec deux mouvements politiques concurrents mais qui ont placé l'intérêt du pays avant leurs intérêts partisans. Elle doit surtout être mise au crédit de chacun des Allemands : ceux qui ont voté pour des politiques responsables, des programmes sérieux et ceux qui ont accepté des décisions difficiles.
Les efforts ne sont pas terminés. Mais au moins les Allemands pourront désormais décider de financer des priorités publiques. Ils ne devront pas se contenter d'effets d'annonce nourrit de communiqués aussi factices et qu'improvisés. Ils pourront par exemple s'ils le décident augmenter les moyens de la justice plutôt que de promulguer 36 nouvelles lois sur la sécurité par an : toutes plus innefficaces les unes que les autres.
Aujourd'hui je me dis qu'il doit être bon d'être Allemand, on doit pouvoir regarder un enfant sans avoir honte de lui léguer des montagnes toujours plus grandes de dettes qui s'accumulent.
J'aimerai qu'un jour nous puissions à nouveau nous aussi être fiers de ce qu'on lègue. En attendant, félicitations Mme Merkel !
23:20 Publié dans Dette publique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Dette publique, Angela Merkel, Modem, déficits publics, confiance, augmentation de la TVA, grande coalition
lundi, 04 juin 2007
Merci les enfants !
Le Gouvernement, ou plutôt le Président de la République contre l'avis du Ministre des finances, a décidé d'accorder la déductibilité des intérêts d'emprunts de l'impôt sur le revenu.
On peut discuter des effets de cette mesure qui risque d'augmenter les prix de l'immobilier existant au lieu de favoriser la construction de nouveaux logements. Ce serait un débat économique. On peut aussi discuter sur le fait que cette mesure bénéficiera à chacun en fonction du montant de l'achat c'est à dire en fonction de son niveau de revenu. Ce serait un débat social. On peut aussi discuter de l'intérêt d'accorder cette aide de manière rétro-active aux personnes qui ont déjà acheter un logement. Ce serait un débat pratique.
Mais il y a une chose dont on ne peut pas discuter c'est l'immoralité d'une mesure qui ajoute encore 1000 euros de dettes par famille aux 80 000 euros de dettes publiques déjà existantes. 1000 euros supplémentaires que devront rembourser VOS enfants durant toute leur vie.
Habituellement il est plutôt de tradition que les parents contruisent un logement et le lègue à leurs enfants. Nous sommes la première génération de l'histoire de l'humanité qui va faire payer ses logements par ses enfants par l'intermédiaire de la dette publique.
Vos enfants devront déjà assumer le coût de la protection de l'environnement, le financement de leurs retraites, le chômage de masse et des logements qui coûtent trop cher. Ils n'ont certainement pas besoin qu'on ajoute à cela des dettes supplémentaires.
La France a besoin d'avoir au Parlement un groupe UDF Modem pour tirer cette sonnette d'alarme de l'immoralité des déficits publics qui sont annoncés. Pas de députés qui accordent un soutien aveugle à l'accroissement des dettes publiques ou qui restent dans l'opposition systématique qui ne fait rien avancer.
09:20 Publié dans Dette publique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Dette publique, Claude Birraux, Antoine Vielliard, Catherine Casimir, MODEM, UDF, élection législative
dimanche, 03 juin 2007
Le scandale de la dette publique qu'on lègue aux jeunes
22:52 Publié dans A voir : Vidéo, Dette publique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Dette publique, Claude Birraux, Antoine Vielliard, Catherine Casimir, MODEM, UDF, élection législative
samedi, 12 mai 2007
Soutenir les bons budgets seulement
La dette de la France et les engagements de l'Etat s'élèvent à 80 000 euros par ménage. Ceci alors que l'Etat a réduit ses investissements au strict minimum.
Pour donner une image de ce que cela signifie, c'est un peu comme si vos parents contractaient un emprunt immobilier, dépensaient l'argent sans acheter d'appartement, puis après avoir tout dépensé, revenaient vous voir en vous demandant de rembourser leur emprunt. Si vos parents vous faisaient cela, il est probable que vous ne leur adresseriez plus la parole. Et bien c'est ce qu'ont fait les Députés actuels depuis 30 ans. Et ils méritent qu'on ne leur adresse plus la parole.
Depuis 30 ans, les Députés n'ont JAMAIS voté un seul budget à l'équilibre. Ils comptaient sur la croissance pour rembourser de telles dettes. Mais la croissance exceptionnelle n'est jamais venue.
Cette situation est tout à fait immorale. Les jeunes générations ne se rendent pas encore compte de l'Etat des finances publiques et de ce qu'ils devront assumer comme charges pour les décennies à venir. Le remboursement de la dette devient le premier budget de l'Etat. Tout l'impôt sur le revenu lui est consacré. Lorsqu'on ajoute le chômage de masse, le coût de l'immobilier, le doublement des temps de transport et l'absence de financement des retraites on commence à comprendre que nous sommes entrain de condamner les futurs Français à une forme d'esclavage durable.
Je crois que les Parlementaires ont une lourde responsabilité dans ce bilan. Ils auraient dû un peu moins cumuler de mandats et un peu plus contrôler les dépenses de l'Etat. Ils auraient dû être un peu moins aux ordres de leur appareil partisan et exiger du pouvoir un peu plus de rigueur dans la dépense. Ils auraient dû un peu moins défendre le pouvoir et un peu mieux défendre les intérêts des Français auprès des cabinets ministériels.
Le Député de la circonscription élu depuis 1978, n'a pas non plus voté un seul budget à l'équilibre de toute sa trop longue carrière de Parlementaire.
Je prends moi l'engagement de ne voter que des budgets à l'équilibre sur les dépenses de fonctionnement. Il me semble qu'il s'agit là d'une question de morale et d'éthique vis à vis des générations futures. Je souhaite que les électeurs de cette circonscription puissent avoir la fierté de regarder en face leurs enfants sans honte car ils n'auront pas élu un Parlementaire qui aura aggravé cette dette.
A ce titre, et à d'autres, je ne peux donc pas signer la Charte de la Majorité Présidentielle car cette charte stipule que les Députés devront voter TOUS les budgets mêmes s'ils restent déficitaires comme les budgets de la précédente législature.
Je voterai les bons budgets mais au nom de l'intérêt des Français et de la cohésion des générations je refuserai d'apporter mon soutien aux budgets qui seront déficitaires.
07:55 Publié dans Dette publique | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : UDF, 2007, Bayrou, législatives, Annemasse, Genevois, Mouvement démocrate
mardi, 20 février 2007
Réduire les dépenses publiques en augmentant l'efficacité de l'Etat
Le montant de la dette publique est intolérable -même Ségolène Royal l'a dit ! 80 000 euros de dettes publiques que chaque ménage devra rembourser par la TVA et tous les impôts et taxes qui pèsent sur le pouvoir d'achat. Celà est d'autant plus innacceptable que ce sont d'abord les plus jeunes d'entre nous qui devrons rembourser cette dette. Eux qui doivent subir la crise du logement, le chômage et eux qui devront trouver les solutions pour protéger notre environnement.
Pour réduire cette dette il n'y a pas 36 solutions possibles. Nous ne pourrons pas augmenter encore les impôts. Ils ont déjà atteint des niveaux records en Europe. La seule solution c'est de réduire la dépense publique. Oui mais laquelle ?
Je crois beaucoup aux effets en chaine d'une conduite exemplaire. Je crois que les Députés, les Sénateurs, le Gouvernement et le Président de la République doivent être exemplaire dans ce domaine. François Bayrou propose un Gouvernement ressérer à 15 ministres. Il propose aussi de réduire de 30% les dépenses de l'Elysée. Je crois que nous devons aussi réduire de moitié le nombre de Parlementaire. Alors que la France est 5 fois moins peuplée que les Etats Unis nous avons 3 fois plus de Sénateurs et plus de Députés ! Est-ce que ca vaut vraiment la peine d'avoir 5 Députés au lieu de 3 en Haute Savoie ?
Mais cette mesure symbolique si elle peut avoir des effets en chaine, ne suffira pas à elle même pour réduire nos déficits. Je crois que François Bayrou a raison d'exiger des administrations un effort de productivité de 2% par an. 2% c'est d'ailleurs le chiffre de la croissance économique annuelle induit en partie par la productivité des entreprises. Les administrations aussi peuvent être plus productives : en supprimant les organismes doublons, en réduisant les tâches administratives centralisées, en responsabilisant les agents administratifs.
Ce qui me semble pertinent dans cet effort annuel de 2% par an, c'est qu'il est régulier et réaliste. Il n'y a rien de pire que les efforts de réduction des coûts faits dans la précipitation. Ainsi la réforme des douanes qui supprime des postes dès 2007 avant même que les logiciels qui permettent ces réductions de poste n'ait été complètement mis en place me semble précipitée par des considérations électorales. Cette précipitation risque de créer d'autres coûts plus tard. De la même manière il me semble que les économies dans l'administration doivent se faire plus particulèrement dans la gestion centralisée plutôt que dans les effectifs de terrain au service du public. Cette dernière remarque vaut pour les douanes mais aussi pour l'éducation nationale où le taux d'encadrement a beaucoup progressé.
Le départ en retraite de très nombreux fonctionnaire est une occasion unique pour améliorer la productivité de l'Etat sans départs forcés. Si nous n'améliorons pas l'efficacité de l'Etat maintenant, ces réformes seront beaucoup plus douloureuses dans quelques années.
Nous sommes nombreux à avoir dans notre entourage des exemples de gâchis administratifs : des professeurs qui n'ont pas d'affectation, des personnes qui font le même travail, d'autre qui n'ont pas de travail effectif... Il faut tout de même relativiser. Ce genre de cas existent aussi dans de grandes entreprises. Mais dans tous les cas, ces gâchis qui pénalisent la France et doivent être limités.
Je crois beaucoup au rôle que pourraient avoir des Députés qui parce qu'ils auraient un mandat unique, aurait le temps et l'indépendance politique d'être beaucoup plus vigilant sur chacune des dépenses de l'Etat.. chacune de ces dépenses qui pénalisent notre pouvoir d'achat à tous.
12:20 Publié dans Dette publique, Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UDF, 2007, Bayrou, législatives, Annemasse, Genevois, déficits

