mardi, 03 novembre 2009

L'exécutif de Rhône Alpes deux fois plus abséntéiste que les Conseillers Regionaux

Suite à la publication des statistiques de présence au Conseil Communautaire du Genevois et au Conseil Municipal de Saint Julien, je publie ci dessous les statistiques de présence au Conseil Régional de Rhône Alpes sur les 12 derniers mois. Les listes d’émargement sont disponibles sur le site de la région. Les chiffres de présence ne sont qu’un indicateur très partiel du travail d’un élu… mais quand on prend l’information par grand bloc et pas dans le détail, il est assez représentatif de l’engagement d’un élu.

Premier enseignement de ce tableau c'est que la présence y est importante. Seulement 18% d'absentéisme sur les 12 derniers mois.. un chiffre encore trop élevé mais qui est exemplaire en comparaison de l'Assemblée nationale. Pour une dernière année de mandat c'est aussi sans doute beaucoup plus élevé que beaucoup de Conseils Communautaires qui se vident dès la mi mandat. Ce fort taux de présence est à rapprocher de la règle qui prévoit une modulation des indemnités d’élus en fonction de la présence en séance. Une règle appliquée à la Région Rhône Alpes et qui n’est toujours pas appliquée par Bernard Accoyer à l’Assemblée nationale.

Le second enseignement c'est l'absentéisme des membres de l’exécutif. En moyenne 1 Vice Président sur 3 est absent en assemblée "plénière" ! Eux ne sont pas soumis à ces retenues sur indemnités... ceci explique sans doute leur absentéisme (ou leur absence de signature sur les relevés) deux fois plus élevé que celui des autres Conseillers Régionaux. Quelques soient leurs réalisations, c'est insupportable de voir le mépris de certains membres d'exécutifs qui ne participent aux travaux de délibération que lorsque leurs projets sont à l'ordre du jour. C’est absentéisme des exécutifs contribue à sectoriser les politiques plutôt que de travailler à leur cohérence d’ensemble.

On voit la même chose à Saint Julien en Genevois ou quelques adjoints ne viennent que pour leurs délibérations et se moquent du reste. On voit aussi les méfaits du cumul des mandats : les Parlementaires comme Jean-Claude Carle (UMP – Haute Savoie) ou Christiane Demontes (PS – Rhône) sont parmi les plus absents de leurs groupes respectifs.

Coté département ce sont les élus d'Ardèche, d'Isère et de la Drôme qui sont les plus représentés en séance. L’Ain, la Savoie et la Haute Savoie sont les moins bien représentés. On aurait pu penser que la proximité facilite la présence des élus du Rhône.. même si ce ne fut que sur les relevés de présences. Ce n'est pas le cas.

Coté groupes politiques c'est au PS que l'absentéisme est le plus élevé et au FN qu'il l'est le moins. Le FN est pourtant plombé par le très fort absentéisme de Bruno Gollnisch. Quelques Conseillers Régionaux me signalent que quelques élus FN ne viennent que brièvement pour signer les relevés de présence pour toucher des indemnités qui sont leurs seules source de revenu. Ils ne contribuent pas pour autant au travail sur les politiques régionales.

Dans tous les groupes il semble qu’il y ait deux facteurs qui soient corrélés à l’absentéisme : le cumul des mandats et la lassitude. En plus des cumulards, on dénombre parmi les absentéistes des élus en fin de parcours politique qui ont exprimé une certaine lassitude.  

 

 

Les centristes des deux groupes sont un peu en dessous de la moyenne.

 

 

NOM Prenom Groupe Departement Absenteisme
BARBIER Jean-Pierre FN Rhône 0.0%
CHAMBRE Bernadette CENTRE Savoie 0.0%
CHAMI Martine PSEA Loire 0.0%
CHANAL Agnès UMP-RA Loire 0.0%
CHEVAL Joël FN Drôme 0.0%
DE LACHEISSERIE Nicole FN Ain 0.0%
FAUROBERT Maurice FN Isère 0.0%
FAVRE Marie FN Haute-Savoie 0.0%
FRIEDENBERG André PRG Loire 0.0%
GIRMA Jean UMP-RA Rhône 0.0%
GRANGIS Christian FN Loire 0.0%
GRASSET Eric VERTS Isère 0.0%
GRAVIER Danielle PRG Savoie 0.0%
HEMON Pierre VERTS Rhône 0.0%
JEHANNO Jean-Vincent PGA Rhône 0.0%
MARCHIOL Fabrice UMP-RA Isère 0.0%
MARTIN Dominique FN Haute-Savoie 0.0%
MOILLE Jean-Paul PSEA Haute-Savoie 0.0%
PINET Bernard FN Drôme 0.0%
RAYMOND Michel PSEA Ain 0.0%
RIONDEL-BESSON Guylaine UMP-RA Haute-Savoie 0.0%
ROBERT-WYSS Bernadette PSEA Ain 0.0%
SCHLOTTER Véronique PSEA Drôme 0.0%
SOUDAN Geneviève VERTS Ardèche 0.0%
TETE Etienne VERTS Rhône 0.0%
VESPIER Catherine UMP-RA Drôme 0.0%
WYSSA Olivier FN Ain 0.0%
BACHIR-CHERIF Morad MODEM Isère 4.5%
BAILLY Raymond FN Isère 4.5%
CHAMBE Denis MODEM Loire 4.5%
DAGORNE Laure UMP-RA Rhône 4.5%
DE PENFENT. Marie-Christ. FN Rhône 4.5%
FARIGOULE Christiane PSEA Loire 4.5%
FLEURET Jean-Loup CENTRE Rhône 4.5%
GUILLERMIN Nicole UMP-RA Ain 4.5%
HAMELIN Emmanuel UMP-RA Rhône 4.5%
HAZARD Serge UMP-RA Haute-Savoie 4.5%
JANIAUD Béatrice VERTS Isère 4.5%
MOLLONCH Henri PC Rhône 4.5%
PERRIN Florence PSEA Rhône 4.5%
PETIT Hugues FN Isère 4.5%
POGUET Marie-Cécile UMP-RA Savoie 4.5%
QUEYRANNE Jean-Jack PSEA Rhône 4.5%
REYNARD Claude UMP-RA Rhône 4.5%
VIALLON Cécile VERTS Isère 4.5%
AHMINE Sabiha PC Rhône 9.1%
ARNOU Eric VERTS Rhône 9.1%
BAUD-ROCHE Astrid UMP-RA Haute-Savoie 9.1%
BOURY Liliane FN Rhône 9.1%
CHICHER.-DIN. Marg.-Marie VERTS Rhône 9.1%
CONDEMINE Anne-Sophie MODEM Rhône 9.1%
GERBIER Françoise PC Isère 9.1%
GIROUD Joseph CENTRE Rhône 9.1%
KHAMASSI Samir PSEA Rhône 9.1%
LERAS Gérard VERTS Isère 9.1%
LEVY Fabienne UMP-RA Rhône 9.1%
LOUVET François VERTS Ardèche 9.1%
MARTIN Elisa PGA Isère 9.1%
MIGNOT Philippe PSEA Isère 9.1%
NOIR Danielle UMP-RA Rhône 9.1%
ORY Marianne PRG Drôme 9.1%
PERROT Charles FN Loire 9.1%
POUSSARD Renée VERTS Haute-Savoie 9.1%
RAVACHE Gilles PC Haute-Savoie 9.1%
TABELING Colette UMP-RA Isère 9.1%
CHOSSY Jean-François UMP-RA Loire 13.6%
CORNILLET Thierry CENTRE Drôme 13.6%
DANG Annie MODEM Ardèche 13.6%
GIMBERT Francis PSEA Isère 13.6%
GIPPA Jeanine PSEA Savoie 13.6%
LECULIER Jean-Marc PSEA Ain 13.6%
LOUIS Véronique PGA Ardèche 13.6%
PALLUY Guy PSEA Rhône 13.6%
RABILLOUD Andrée CENTRE Isère 13.6%
SAULIGNAC Hervé PSEA Ardèche 13.6%
SUZAN Georges PC Loire 13.6%
TURCAS François UMP-RA Rhône 13.6%
VALLA Michel UMP-RA Ardèche 13.6%
VASSIEUX Jacques FN Savoie 13.6%
VOISIN Michel UMP-RA Ain 13.6%
ANSELME Annie PC Haute-Savoie 18.2%
CORMORECHE Pierre MODEM Ain 18.2%
DUCARRE Gérard UMP-RA Loire 18.2%
EYBALIN Michèle PSEA Drôme 18.2%
FAURE Fabienne MODEM Ain 18.2%
GERVASI Arlette PSEA Isère 18.2%
GIRAUD Eliane PSEA Isère 18.2%
HERBERTZ Catherine VERTS Loire 18.2%
KOHLHAAS Jean-Charles VERTS Rhône 18.2%
KOVACS Thierry UMP-RA Isère 18.2%
LE DOUARIN Capucine PGA Isère 18.2%
MARCOS Marie-France PRG Haute-Savoie 18.2%
NIESON Nathalie PSEA Drôme 18.2%
PELLAT-FINET Sylvie CENTRE Isère 18.2%
PHILIPPE Katia PC Ain 18.2%
ROSSET Albert FN Ardèche 18.2%
SOUBEYRAND Danièle PSEA Ardèche 18.2%
AVOCAT Christian PSEA Loire 22.7%
BERTRAND Gérard PSEA Drôme 22.7%
BESSON Jean PSEA Drôme 22.7%
BLANCHARD Hélène VERTS Rhône 22.7%
BONNAMY Armand PSEA Isère 22.7%
COULOMBEL Alain VERTS Haute-Savoie 22.7%
CROSET-BAY Elyette PSEA Isère 22.7%
CUKIERMAN Cécile PC Loire 22.7%
DULLIN Xavier UMP-RA Savoie 22.7%
FRULEUX Dominique PSEA Loire 22.7%
GIRARD Jean-Pierre UMP-RA Isère 22.7%
JACOT Henri PSEA Rhône 22.7%
JACQUART François PC Ardèche 22.7%
MAHNANE Hocine PSEA Isère 22.7%
PUTHOD Christiane PC Rhône 22.7%
VIEUX-MARCAUD Marie-Fr. PC Rhône 22.7%
BAYON Jean-Philippe VERTS Loire 27.3%
BUISSON Annick UMP-RA Loire 27.3%
CARLE Jean-Claude UMP-RA Haute-Savoie 27.3%
COROMPT Thérèse PSEA Rhône 27.3%
DESCHAMPS Yvon PSEA Rhône 27.3%
GILLET DE THOREY Sylvie PSEA Haute-Savoie 27.3%
LABAUNE Patrick UMP-RA Drôme 27.3%
LECLAIR Benoît VERTS Savoie 27.3%
MOUTON Marie-Pierre CENTRE Drôme 27.3%
NOCODIE Serge PRG Isère 27.3%
ROMAN Emmanuel FN Rhône 27.3%
SIMONIAN Edouard PSEA Savoie 27.3%
SOULAGE Bernard PSEA Isère 27.3%
VOIR Patrice PC Isère 27.3%
BERTRIX VEZA Bernadette CENTRE Rhône 31.8%
BOCHATON Jean-Michel PC Drôme 31.8%
COMBET Myriam NI Savoie 31.8%
GAGNAIRE Jean-Louis PSEA Loire 31.8%
LEBAIL Danielle PC Isère 31.8%
NOVELLI Marie-Odile VERTS Isère 31.8%
AUGUSTE François PC Rhône 36.4%
BRAILLARD Thierry PRG Rhône 36.4%
CONESA Mari-Carmen PSEA Isère 36.4%
FOUGERES Roger PSEA Rhône 36.4%
GOLLNISCH Bruno FN Rhône 36.4%
PHILIP Thierry PSEA Rhône 36.4%
TARDY Marie-Christine UMP-RA Isère 36.4%
VINCENT Maurice PSEA Loire 36.4%
MOREIRA Véronique VERTS Rhône 40.9%
VIOUD Roger PSEA Haute-Savoie 40.9%
BOUDAOUD Farida PSEA Rhône 45.5%
EXPOSITO Josiane PSEA Ain 45.5%
PEREZ Michèle MODEM Loire 45.5%
SAFAR Jérôme PSEA Isère 45.5%
COMPARINI Anne-Marie CENTRE Rhône 50.0%
DOMINJON Charlotte PRG Ain 50.0%
JOUVE Didier VERTS Drôme 50.0%
LACLAIS Bernadette PSEA Savoie 50.0%
SAUZEA Marie-Hélène PSEA Loire 50.0%
DEBAT Jean-François PSEA Ain 54.5%
DROUET Véronique MODEM Haute-Savoie 54.5%
PROTIERE Pascal PSEA Ain 54.5%
FOURNIER Eric CENTRE Haute-Savoie 63.6%
DEMONTES Christiane PSEA Rhône 72.7%

Sur le sujet de l'absenteisme des elus, vous pouvez retrouvez les notes suivantes :

http://antoinevielliard.hautetfort.com/archive/2008/04/01...

http://antoinevielliard.hautetfort.com/archive/2007/08/03...

http://antoinevielliard.hautetfort.com/archive/2009/03/23...

 

lundi, 02 novembre 2009

Une offre de dialogue qui divise

En septembre, le Mouvement Démocrate a lancé une offre de dialogue à tous ceux qui souhaitent construire une alternative républicaine crédible. Cette offre de dialogue divise. A juste titre, elle suppose de changer de méthode. De passer de plusieurs décennies durant lesquelles ont s'invective, on s'oppose, on met en lumière autant que possible ses différences. Les comptes rendu du Conseil Municipal d'Annemasse sont éloquents à ce sujet. Tout y est en noir ou blanc !

Nous proposons de changer de méthode et de passer au dialogue. A vrai dire, cela se fait aussi : dans toutes les communautés de communes de France où des élus de toutes les familles de pensées.. travaillent ensemble pour leur territoire. Mais cela se fait dans le secret de réunion de bureau ou de conseils communautaires.

Beaucoup craignent que cette collaboration constructive entre élus ne nuisent à la clarté de l'image des partis. Mais voilà 30 ans que ces affrontement partisans enfoncent la France dans des déficits budgétaires toujours plus insoutenables. Voilà 30 ans que l'incapacité des élus à travailler ensemble laisse plus ou moins 10% des actifs au chômage.

Il est temps de dialoguer pour imaginer des solutions nouvelles. Il est temps de confronter nos idées. De clarifier nos divergences mais de collaborer sur nos convergences.

Cette offre de dialogue divise. Elle divise Europe Ecologie qui y est favorable aux Verts arc boutés sur de vieux sectarismes. Elle divise au Parti Socialiste entre des élus qui voient que ces convergences peuvent permettre de constituer des majorités nouvelles demain et d'autres qui restent dans de vieux schémas de pensée, 20 ans après la chute du mur de Berlin.

Il n'y a guère qu'à l'UMP que cette offre ne divise pas. Les sectaires y sont en nombre. Les autres commencent seulement timidement à se faire entendre. Pourtant à l'UMP aussi les républicains sont nombreux, qui constate affligés les dérives du pouvoir et qui veulent mettre un terme à cette expérience désastreuse d'une droite qui dérive vers l'extrême droite, ses provocations et sa pratique du pouvoir personnel.

Les élections régionales de mars 2010 vont permettre ce dialogue devant les électeurs.

lundi, 19 octobre 2009

Jean Sarkozy à l'EPAD : une offre qui ne se refuse pas

Comment Nicolas Sarkozy a-t'il pu convaincre le Maire et Conseiller Général de Meudon de démissionner de l'EPAD pour laisser son siège à Jean Sarkozy ? Comment peut-il convaincre les Conseillers Généraux qui siègent à l'EPAD de voter en faveur du plus jeune et du plus inexpérimentés d'entre eux ?

Hervé Marseille s'est vu proposer une nomination au Conseil Economique et Social et une investiture aux prochaines sénatoriales. En général à l'UMP lorsque les carottes ne suffisent pas on y ajoute des menaces pour en faire des offres "qui ne se refusent pas". Les Conseillers Généraux des Haut de Seine ont eux aussi voté pour un nouvel administrateur qui est le plus récent et le plus inexpérimenté d'entre eux. Des offres qui ne se refusent pas ont du aider. Les administrateurs de l'EPAD céderont ils eux aussi à des offres qui ne se refusent pas pour violer les principes républicains de la promotion au mérite et nommer un étudiant en situation d’échec ?

Pourquoi prendre le risque de mettre sur la place publique de telles dérives institutionnelles ? Est-ce pour cacher en famille les dérives financières de l'EPAD ?

L'EPAD a été présidée par Nicolas Sarkozy en 2005. Des rapports accablant de la cour des comptes, signés par Philippe Seguin (UMP) en dénoncent la gestion en ces termes :

"M. le Président de la commission des finances du Senat,

Je crois utile d'attirer votre attention sur le fait que la cour n'est pas en mesure d'émettre un avis sur la régularité, la sincérité et l'image fidele du patrimoine, de la situation et des résultats de l'EPAD, en raison de la permanence de nombreuses et graves anomalies comptables." (le rapport complet est en lien ici)

Le rapport dénonce aussi les actions de l’EPAD en dehors de tout cadre légal. En dehors des règles d’urbanisme ou de répartition des compétences. Le principal quartier d’affaire de France est une zone de non droit d’affairistes et de promoteur immobilier. Un terreau fertile pour la corruption.

La cour des comptes avait déjà publié un rapport en 1999. La situation n'avait pas changée en 2005 sous la Présidence de Nicolas Sarkozy.

Cette situation est dénoncée aussi par Jean Arthuis, Président de la commission des finances du Sénat dans un rapport que l'on peut consulter ici sur le site du Senat.

On comprend mieux l'insistance du Parrain de la République à s'assurer que la Présidence de l'EPAD est dans des mains de confiance qui ne mettrons pas au jour "les écuries d'Augias" que dénonçait le Président actuel du Conseil General des Haut de Seine Patrick Devedjian (UMP). 

Tout cela sent très mauvais pour la République. Les contre pouvoirs législatifs, médiatiques et judiciaires doivent fonctionner à nouveau pour cesser de donner un cheque en blanc à un homme seul tenté par toutes les dérives. Les électeurs doivent exiger des comptes et avoir des élus qui exigent de l'exécutif qu'il en rende. La République doit devenir démocratique non pas seulement dans les mots ou les textes mais dans la pratique du pouvoir et les comportements.

samedi, 10 octobre 2009

Azouz Begag, candidat à la Présidence de la Région Rhône Alpes

Photo Antoine Vielliard et Fabienne Faure avec Azouz Begag.JPGJeudi soir, après une réunion de travail sur le projet régional à Saint Etienne, les 8 présidents de fédérations de la région Rhône Alpes ont rencontré Azouz Begag, candidat à l'investiture du Mouvement Démocrate pour les élections régionales de mars prochain.

Le processus de désignation des candidats du Mouvement Démocrate suit son cours. Les candidatures seront recues jusqu'à fin octobre. Un groupe de travail du Comité Exécutif fera une recommandation au Conseil National qui sera soumis au vote des militants de la région avant noël. Tant pour la tête de liste régionale que pour les têtes de listes départementales.

Je connaissais Azouz Begag au travers de ses interventions médiatiques. J'ai fait la connaissance d'un homme de coeur. Passionné par son engagement. Déterminé à promouvoir des valeurs humanistes pour la société française et pour la région Rhône Alpes. Confiant dans notre capacité à convaincre les électeurs de nous confier la responsabilité de diriger la région Rhône Alpes. Volontaire pour aller mobiliser cette écrasante majorité des électeurs de notre pays qui ne s'inscrivent plus sur les listes électorales, qui ne votent plus car le discours politique ne les concerne plus.

Comme les 7 autres Présidents de Fédération, j'ai décidé de soutenir la candidature d'Azouz Begag auprès des adhérents du Mouvement Démocrate, auprès des Haut Savoyards et des Rhône Alpins. Je vous engage à faire la connaissance de celui à qui je souhaite de devenir notre Président de Région dans quelques mois.

 

lundi, 28 septembre 2009

Couacs sur la fumée passive : 87 morts à Genève

La loi sur l'interdiction de fumer dans les lieux publics à Genève a été confirmée lors du vote d'hier.

Un parcours politique intéressant. Une première initiative populaire avait été adoptée avec le soutien de 4 Genevois contre 1. Une telle marge est inhabituelle. Elle laisse supposer que l'interdiction de fumer dans les lieux publics est soutenue par une majorité des habitants depuis plusieurs années ou décennies. Une attente que les élus n'avaient pas su retranscrire dans les lois.

Le Gouvernement genevois avait promulgué à la va vite une loi qui mettait en pratique le souhait des Genevois. L'UDC qui prétend habituellement défendre les droits populaires avait déposé un recours contre cette loi. Elle avait été rejetée par le Tribunal Fédéral.

Une nouvelle loi a été votée au Grand Conseil Genevois. Des amendements soutenus par les Radicaux et quelques PDC  contre l'avis manifeste des électeurs ont atténuée la porté de la loi en autorisant des fumoirs. La loi a été contestée par les cafetiers et restaurateurs.. mais confirmée par les électeurs Genevois ce week end.

Près d'une vingtaine d'étude ont mesuré l'impact en terme de santé publique de l'interdiction de fumer dans les lieux publics. Elles évaluent la baisse du nombre d'arrêt cardiaque entre 17% et 25% dès la première année. L'impact s'accroit au cours du temps. Cela ne compte pas encore les impacts sur les cancers à plus long terme.

A Genève, environ 500 personnes décèdent chaque année d'un arrêt cardiaque en dehors de l'hôpital. Les couacs sur l'interdiction de fumer dans les lieux publics ont coûté deux années d'impact. La dépendance politique de certains élus envers les cafetiers et restaurateurs à coûté sans doute une dizaine d'année. Dans l'estimation basse cela représente 87 décès par an qui auraient pu être évité à Genève.

jeudi, 10 septembre 2009

MODEM / Nouveau Centre : Quelle différence ?

Sur la vision de la société il y a suffisamment peu de différences pour que nous ayons défendu le même projet national lors des élections présidentielles de 2007. Preuve que le Nouveau Centre partage la même vision que nous de la société française. Le Nouveau Centre comme le Mouvement Démocrate défendent des valeurs européennes, libérales et sociales, valeurs historiques du centre. Le Mouvement démocrate a ajouté à cela les principes démocratiques au cœur de son projet.

 

Alors quelle différence ?

 

La version des adhérents du Nouveau centre consiste à prétendre que le MODEM est de centre gauche alors que le Nouveau Centre serait de centre droit…. Explication qui tombe rapidement lorsqu’on constate que Jean Luc Rigaut (Nouveau centre) a été élu à la tête de l’agglo d’Annecy avec le soutien du Parti Socialiste et que de mon coté j’ai conduit une liste face à un Maire PS soutenu par l’UMP au second tour. Nous sommes tous deux des centristes.

 

Notre version à nous au MODEM, c’est que le Nouveau Centre est soumis à l’UMP. Tous ses parlementaires ont été élus avec le soutien de l’UMP. Redevables de leur élection à l’UMP ils soutiennent tous les projets de l’UMP au Parlement. Même si nous partageons les mêmes points de vue sur la société, eux ne votent pas en conscience. Ils ont ainsi voté le 30ieme budget déficitaire consécutif de l’Etat, ils ont voté les réformes institutionnelles, la loi HADOPI (pour la plupart), la nomination des présidents de l’audiovisuel public, les boucliers fiscaux…etc..etc.. Ils pensent comme nous mais ils votent comme l’UMP.

 

La situation est un peu différente en Haute Savoie ou la volonté d’hégémonie de l’UMP est telle qu’elle a franchit un pas supplémentaire dans l’humiliation du Nouveau centre en présentant des candidats face à Bernard Bosson et Jean Luc Rigaut à Annecy. Le Nouveau Centre est un peu plus autonome en Haute Savoie mais paradoxalement il y est tout aussi obséquieux vis-à-vis de l’UMP.

vendredi, 17 juillet 2009

Travail du dimanche : l’esquive de Claude Birraux

Le projet de loi qui autorise une extension des dérogations pour le travail du dimanche a été voté par l’Assemblée nationale par 282 voix contre 238.

 

Ce projet de loi a fait beaucoup de débat y compris dans la majorité. Il y a des pays qui privilégient l’activité économique chaque jour et qui autorisent le travail le dimanche. C’est le cas à Singapour qui a d’ailleurs un Ministère de la Culture et du Shopping (sic). Il y a d’autres pays au contraire qui estiment que le développement économique n’est qu’une des composantes d’une société équilibrée. Le développement humain, personnel et familial en est une autre. Dans ces pays là, on ne travaille pas le dimanche.

 

Ce choix est un choix de société :  quel pays nous voulons construire. Beaucoup, y compris à l’UMP ne souhaitaient pas de cette loi. Comme souvent, lors du vote ils ont obéit à la consigne partisane sectaire plutôt que de voter en conscience.

 

10 députés UMP ont voté en conscience et ont voté CONTRE. 15 se sont abstenus. Et 20 n’ont pas pris part au vote dont notre député Claude Birraux. Beaucoup d’autres ont voté POUR alors qu’ils estiment que cette loi est mauvaise. Tous ont subit des pressions et des menaces de la part de l’UMP pour obéir.

 

Lors des législatives de 2007 en Isère, la défaite au premier tour d’un député UMP sortant travailleur mais non investi face à Alain Carignon, repris de justice soutenu par l’UMP a prouvé à tous les députés que les électeurs ont voté pour les petits soldats du Président quelque soit leur travail de fond. Ils savent que c’est le parti qui tient la clef de leur réélection. Depuis ils obéissent. Tant que les électeurs voteront pour des étiquettes partisanes ils auront des élus petits soldats de ces partis.

 

Certains pourraient penser que l’absence de Claude Birraux lors du vote est une forme de désertion. Paradoxalement c’est aussi une forme de courage face aux menaces constantes et parfois publiques de l’UMP. Lionel Tardy paie et continuera de payer sa liberté de parole lors de la discussion sur la loi Hadopi.

 

A son âge, après 31 ans de mandat de député, on se demande bien par quels biais l’UMP fait encore pression sur Claude Birraux. Sans doute la peur de ce jour où n'étant plus député il sera oublié de tous les flatteurs qui l'entourent. Cette peur qui conduit Claude Birraux à privilégier les intérêts partisans et les consignes de groupe plutôt que l’intérêt du pays et des électeurs qui l'ont élu. Peur dérisoire car nous finirons tous à pourrir entre six planches, oubliés des flatteurs... d'ici là autant vivre à défendre ses convictions.

jeudi, 16 juillet 2009

Dernier Conseil Municipal de Lydie Lemerle

cc2a7a645d65cbd6f4c0054fd319ace7.jpgLydie Lemerle participait jeudi dernier à son dernier Conseil Municipal. Vous trouverez la présentation de Lydie Lemerle ici.

Lydie déménage à Andilly. Elle continuera de travailler à l'hôpital de Saint Julien en Genevois et a pris la présidence d'une association de parents d'élèves de la commune. Le droit électoral et le droit administratif lui permettaient de poursuivre son mandat municipal. Elle a estimé que l'éloignement de la commune serait un frein à son engagement assidu au service des habitants. Elle a préféré démissionné. C'est à tout à son honneur.

En 16 mois de mandat, Lydie a beaucoup apporté au Conseil Municipal. Elle est intervenu sur de nombreux sujets tant au Conseil qu'en commission. Plus particulièrement, et avec d'autres conseillers municipaux de la majorité et de la minorité, elle a continué à allerter le Conseil sur les problèmes d'accueil de la petite enfance dans la commune, sur les contraintes horaires des parents qui travaillent à des horaires décalés. Elle a aussi sans cesse défendu un service public exigeant et de qualité, qui ait les moyens d'assumer les missions qu'on lui fixe.

Par son engagement qu'elle a cumulé avec son métier, ses responsabilités de famille et son engagement à la PEEP (Fédération des Parents d'Elèves de l'Enseignement Public), elle a permis que la voix des jeunes mamans et des nouveaux installés dans la commune soit "un peu" mieux entendues... dans la limite des faibles capacités d'écoute du Maire heureusement améliorées par la celles de ses adjoints. Avec le départ de Lydie du Conseil, la sous représentation des jeunes mamans récemment installées s'aggrave. Plus généralement se pose la question de la réprésentation politique des jeunes français mobiles dont les contraintes familiales et professionnelles contraignent à déménager souvent. Ils sont exclus de la vie politique locale tant par les contraintes d'inscriptions sur les listes électorales que par le peu d'élus qui les représentent et portent leurs attentes.

Au delà de ces thèmes, Lydie a beaucoup apporté par sa manière d'être. Sa manière bien à elle de l'ouvrir pour dire ce qu'elle pense. C'est toute la mission d'un élu : apporter aux institutions aux quelles il participe son expérience de la vie des habitants. Cela nécessite un peu de confiance en soi, un peu de courage, et beaucoup de franchise et de sincérité. Qualité dont Lydie a fait preuve et qu'elle a développé.

J'ai pu souvent observé ce que j'avais appris à une formation : "ce qu'on apporte à un groupe reste dans le groupe". Ce que Lydie a apporté au Conseil Municipal de Saint Julien a déjà changé le Conseil Municipal et continuera de le changer dans les mois à venir.

Lydie sera remplacé au Conseil par Eddy Carl dont vous trouverez la présentation ici. Eddy apportera aussi beaucoup au Conseil.

 

 

mardi, 30 juin 2009

Fonctionnaire territorial et élu deux missions différentes

Les élus travaillent quotidiennement avec les fonctionnaires territoriaux de leurs territoires sur les questions de cultures, de sports, d'urbanisme... A force de travailler tous les jours ensemble, il peut y avoir au fur et à mesure du temps une confusion des genres sur le rôle de chacun. Pour les nombreux fonctionnaires territoriaux qui sont aussi élus, il faut autant de vigilance en plus pour éviter cette confusion. Par ailleurs, la technicité croissante de certaines questions noie parfois les questions politiques. L'intérêt des habitants suppose une clarté entre les deux missions.

L'élu est là pour représenter les habitants. Il doit comprendre les attentes des habitants de la ville, être à leur écoute et se faire leur porte parole. Il doit identifier les questions politiques, les mettre en débat et fixer un cap politique pour améliorer la vie des habitants.

Le fonctionnaire est là pour apporter la connaissance technique. Il doit trouver des solutions techniques pour répondre aux objectifs politiques fixés par les élus. Il peut contribuer à identifier les questions politiques et apporter ces questions au débat des élus.

Les uns et les autres, chacun à leur place, sont nécessaires pour que la collectivité évolue efficacement au service des habitants.

Lorsque le duo fonctionnaire-élu fonctionne mal, la collectivité évolue peu. Cela arrive lorsque l'élu est faible, lorsque l'élu se laisse dépasser par les aspects techniques et n'arrive plus à fixer un cap politique. Les initiatives se font strictement dans le champs des facilement possibles. Les réalisations ne correspondent pas vraiment aux besoins des habitants. Les commissions font des états des lieux et des compte rendus de travaux plutôt que d'être des débats sur les orientations d'avenir. Fort de son expertise technique, le fonctionnaire peut alors facilement influencer les orientations politiques au prétexte de contraintes extérieures plus ou moins vérifiées (trop cher, pas réalisable, trop long..). L'avenir de la ville se décide alors en dehors de toute légitimité démocratique. Dans ces cas là, on voit un fonctionnaire couper un ruban lors d'une inauguration ou répondre aux médias, alors qu'il revient à l'élu de rendre des comptes aux habitants.

Dans les pires cas, on observe quelques uns de ces fonctionnaires réaliser un projet de ville pour le compte des élus et faire campagne pour eux. Il s'agit alors de détournement des ressources publiques pour une orientation politique au détriment de la souveraineté des habitants. On se retrouve alors avec des élus qui connaissent mal les attentes des habitants faute d'avoir été suffisamment à leur rencontre. Et un projet qu'ils ne maitrisent pas. D'autres fois, comme à Saint Julien, on voit un ancien fonctionnaire se présenter aux municipales dans une commune pour laquelle il a travaillé.

La caricature de ce type de mauvais fonctionnement a été le duo du Conseil Général entre Roland Pascal, Directeur Général des Services du Conseil Général et Ernest Nycollin lorsqu'il en était Président. Un journaliste caricaturait la situation par ces mots "lorsque je veux savoir ce qu'Ernest Nycollin pense, j'appelle Roland Pascal". Le Gouvernement français actuel fonctionne aussi comme ca avec des ministres impuissants qui se laissent imposer les orientations politiques par les membres du cabinet de l'Elysée qui n'ont aucune légitimité de terrain auprès des Français.

Lorsque le duo fonctionnaire élu fonctionne très bien. Le fonctionnaire apporte les questions qui doivent faire débat lors des commissions. Les élus en débattent librement. Fort de leur connaissance des attentes des habitants, ils fixent une orientation qui permettra de mieux y répondre. Le fonctionnaire trouve ensuite les moyens techniques pour mettre en oeuvre ces orientations avec les contraintes extérieures existantes. C'est sur la base d'un tel duo que le service culture de la Mairie de Saint Julien ou la commission économie à la communauté de communes du Genevois fonctionnent très bien.

jeudi, 11 juin 2009

Un sénateur et un député fraudeur condamnés en justice.. continuent de siéger

L'Assemblée nationale compte déjà un député fraudeur condamné par la justice pour fraude électorale : Jean Tibéri. Il a fait appel de sa condamnation et en attendant continue de siéger à l'Assemblée. Je suis frappé par la légèreté de la condamnation : 10 000 euros d'amende (soit bien moins que les avantages matériels que Tibéri à reçu de sa fraude), dix mois de prison avec sursis (le sursis rend très théorique cette condamnation) et 3 ans d'inéligibilité (l'inéligibilité est la moindre des choses, elle devrait être à vie pour une faute aussi lourde contre la démocratie).

La semaine dernière c'est un Sénateur qui a été condamné pour fraude. Serge Dassault a été condamné par le Conseil d'Etat et déclaré inéligible pour avoir acheté des voix lors des dernières municipales. Ce type de fraude est classique en Thaïlande. En France c'est une dérive de plus de nos institutions.

Serge Dassault est inéligible pour les municipales.. mais continue de siéger au Sénat. Il participe à la rédaction des lois qu'il viole.

Ces faits étaient connus bien avant qu'ils ne soient prouvés et condamnés par la justice. Pourtant ces candidats ont été soutenu par la majorité présidentielle, ils continuent de siéger dans les groupes UMP du Sénat et de l'Assemblée nationale.

Les partis politiques de gouvernement doivent être exemplaires. Ils doivent sanctionner les fraudeurs qui violent le principe constitutionnel de souveraineté populaire.

Toutes les notes