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vendredi, 20 novembre 2009

Invite de TV8 Mont Blanc dimanche

Je suis invite a l'emission de Gilles Meunier, 7 jours en 1 heure sur TV8 Mont Blanc ce dimanche a 12h30 et 19h00. J'interviendrai sur la fiscalisation des indemnites journalieres des accidentes du travail votee par les deputes.

Vous pouvez voir TV8 Mont Blanc sur internet, sur le cable et sur le reseau hertzien.

mercredi, 18 novembre 2009

Hommage à la générosité philanthropique des anti-CEVA de Champel

Ce n’est vraiment pas bien de caricaturer les habitants de Champel opposés au CEVA, comme j’ai pu le faire il y a quelques mois : ils ne défendent pas leur intérêt patrimoniaux et leur confort personnel pendant les travaux comme on pourrait le croire, mais sont très attachés à notre mobilité à tous.

 

Le comité référendaire anti-CEVA ne lésine pas sur les moyens. Campagne d’affichage, agence de relations publiques, « tout ménage » dans les boites aux lettres, journaux ad hoc dans certains quartiers, des publicités à répétition dans la presse locale. Une campagne payée en particulier par quelques habitants fortunés de Champel.

 

Pourquoi donnent-ils tant d’argent à la campagne contre le CEVA ? Ce n’est pas pour défendre leur tranquillité pendant les travaux, comme pourraient le penser quelques cyniques, mais bien pour notre bien être à tous. Les habitants de Champel anti CEVA sont des philanthropes qui veulent un monde meilleur. Les anti CEVA de Champel ont à cœur de défendre la mobilité de tout le monde pendant les prochaines décennies.

 

C’est une particularité bien genevoise : les plus fervents supporters d’une plus grande mobilité à Genève vont tous habiter dans le même quartier. Ils s’infligent cette vie difficile de vivre dans l’un des quartiers les moins desservi par les lignes de bus… pour que tous les autres habitants puissent vivre à proximité des réseaux de transport. Ce sont des experts de la mobilité : ils l’observent du haut de Champel.

 

« Avec tout ce qu’on a payé, j’espère que le CEVA ne va pas se faire » disait il y a quelques jours une habitante de Champel. Il est vrai qu’elle y a investit les intérêts de l’année de son patrimoine… et qu’à Champel certains pensent que les voix du peuple s’achètent à coup de publicité.

 

Je voudrai remercier tous les habitants de Champel qui militent contre le CEVA pour consacrer autant de leur revenu et de leur patrimoine à notre mobilité à tous… et de le faire de manière si désintéressée. C’est vrai qu’accessoirement le CEVA pourrait leur causer une gêne passagère pendant la durée des travaux, mais ce n’est pas la raison de leur générosité. Leur seul souci c’est notre bien être, pas le leur.

 

C’est avec des humanistes philanthropes de ce genre qu’on pourra construire un monde meilleur demain !

mardi, 17 novembre 2009

A Bardonnex : 27 voitures par minutes viennent d'Annemasse !

J'ai pris ce matin à 8H30 une petite vidéo de l'embranchement d'autoroute. Vous verez au premier plan l'embranchement en provenance d'Annemasse et en arrière plan l'embranchement en provenance de Bellegarde et de Saint Julien.

27 véhicules par minute en provenance d'Annemasse, 16 véhicules par minute en provenance de Bellegarde et du canton de Saint Julien, et 11 véhicules par minute en provenance d'Annecy !

Cette vidéo montre que près de la moitié du trafic de Bardonnex est en provenance d'Annemasse. Ces automobiliste sont directement intéressés par le CEVA qui les aménera dans plusieurs noeuds de transport du canton en moins de temps et pour moins cher. Pourquoi passent ils à Bardonnex... simplement parce que l'avenue de Genève à Annemasse, puis Thônex, Chêne Bourg et Chêne Bougeries ne peuvent absorder le traffic des 14 000 frontaliers du bassin annemassien.

Ils ne seraient pas intéressés par une offre alternative qui irait à Bardonnex.. puisqu'ils devraient déjà faire 15 kilomètres de détour et perdre 20 minutes pour y arriver... avant même d'avoir avancé en direction de leur destination.

En offrant une solution de transport en commun aux Annemassiens, le CEVA réduira donc aussi le trafic à Bardonnex, à Veyrier, à Vessy, à Perly, à Troinex et à Plan les Ouates.

Les statistiques cantonales permettent très clairement de savoir où habitent les frontaliers. Voir la précédente note sur le sujet  : http://antoinevielliard.hautetfort.com/archive/2009/08/18...

 

Ci dessous le deuxième embranchement qui permet de comparer le traffic du premier embranchement au premier plan (Annemasse, Bellegarde et Saint Julien) par rapport au trafic en provenance d'Annecy en arrière plan.

PS : accessoirement, le trafic en provenance d'Annemasse passe actuellement par Bardonnex parce que cette partie d'autoroute est gratuite parce qu'elle a été acheté par le Conseil Général de Haute Savoie -accessoirement l'autoroute entre Bardonnex et l'aéroport devait être gratuite aussi ! Mais cette concession viendra bientôt à échéance, les règles européennes ayant changé... et la politique du Conseil Général s'orientant vers les transports en commun plutôt que les autoroutes, il n'est pas sûr que la gratuité soit maintenue à long terme. Le CEVA permettra d'autant plus de capter ce trafic sur les transports en commune.. faute de quoi il devrait nécessairement se reporter sur les routes de campagne !

Quand l'extrême gauche ne vote plus à gauche

Les élections genevoises de ces deux derniers mois apporté des enseignements qu'on observe dans les élections françaises aussi.

Le courant de pensée d'extrême gauche à Genève comme en France se divise entre une composante protestataire et une composante gouvernementale. A Genève, ces deux composantes se sont autodétruites : aucune n'a passé le quorum des 7% qui permet d'entrer au Grand Conseil. La même division est à l'oeuvre en France entre le NPA protestataire et le Front de Gauche (PC+Mélenchon) gouvernemental. A Genève comme en France, l'extrême gauche rassemble environ 15% des électeurs. Pour les régionales, le seuil de 5% est plus accessible. Mais la division de l'extrême gauche ne lui permet plus de peser dans une coalition.

Le second enseignement c'est qu'une majorité de l'extrême gauche ne vote plus à gauche. L'extrême gauche a présenté ses propres listes. Une faible proportion de ses électeurs y a ajouté les candidats socialistes et verts. L'extrême gauche ne vote donc plus à gauche. Le NPA le revendique en France, les électeurs d'extrême gauche Genevois l'ont fait dans les urnes. Lorsque la gauche ne vote plus à gauche... on peut s'interroger sur l'existence même de "la gauche".

Depuis plusieurs décennies certains ont voulu organiser la vie politique autour de clan : un clan de droite, un clan de gauche. Des clans hérités de la lutte des classes mais qui ont perdu beaucoup de pertinence depuis la chute du mur de Berlin... et la faillite de Lehman Brothers. Deux événements qui ont boulversé toutes les certitudes des idéologues. La sociale démocratie a évolué... elle s'est éloigné des thèses de l'extrême gauche. Les théories ultra libérales ont prouvé leur échec et fait évoluer aussi les plus idéologues.

Les cris de victoire de l'Entente de droite au détriment de l'Alliance de gauche donnent un dénouement à une mise en scène. Une mise en scène rendue nécessaire par l'incitation électorale aux alliances dont a pâtit le MCG à Genève. Mais la réalité du Gouvernement cantonale est éloigné de cette mise en scène. Selon les sujets, les majorités seront multiples tant au Conseil d'Etat qu'au Grand Conseil : Verts+Radicaux+ Socialiste parfois, Socialiste+Verts+PDC, Verts+Radicaux+PDC souvent, et aussi parfois des majorités traditionnelles autour des clans... mais le plus souvent ce sera l'unanimité de la raison pragramatique comme on a pu l'observer lors des débats.

En France aussi on observe parfois ce type de coalition, mais la politique trop souvent reste dans ce jeu des mises en scène trop simplistes.

Aujourd'hui s'ouvre une nouvelle ère politique. Une ère dans laquelle les coalitions ne se formeront plus autour de ces blocs de la lutte des classes mais sur des convergences de diagnostic entre grands courants de pensée.

lundi, 16 novembre 2009

Ordre du jour du Conseil Communautaire du Genevois du 16 novembre a 20h

Vous trouverez ci dessous l'ordre du jour du Conseil Communautaire du Genevois de ce lundi 16 novembre. La seance est publique. Vous y etes donc les bienvenus. Elle se deroulera a 20h au batiment Athena a Archamps dans les locaux de la communaute de communes du Genevois. Nous sommes toujours a votre disposition si vous avez des remarques sur les sujets a l'ordre du jour.

Ordre du jour du Conseil Communautaire du 16 novembre.pdf

dimanche, 15 novembre 2009

150 millions en moins pour les accidentés du travail, 185 millions en plus pour le confort de Sarkozy

Ce vendredi 13 novembre les députés ont adopté un amendement qui fiscalise les indémnités journalières versées aux salariés victimes d'un accident du travail. On considérait jusqu'à présent que la faiblesse de ces indémnités justifiait qu'elles ne soient pas imposables - un peu comme si l'impôt était déjà pris en compte dans le paiement de l'indémnité journalière. Cet amendement générera 150 millions d'euros de recettes pour l'Etat.

Dans la nuit du jeudi 5 au vendredi 6 novembre, ces mêmes députés ont voté un crédit de 185 millions d'euros pour l'achat et l'aménagement d'un avion présidentiel A330 : salle de réunion, bureau, chambre à coucher, salle de bain. Les députés UMP ne lésine pas sur la dépense lorsque c'est pour le Chef de l'Etat. Une dépense supplémentaire qui montre le train de vie exubérant de l'Etat. De nombreuses études montrent les effets pervers en chaine de ce type de décision. Elles montrent un exemple qui est immédiatement suivi par les Ministres, les Préfet et tout les cadres de l'Etat. En votant 185 millions de dépenses pour le bon plaisir du Président, les députés ont généré en cascade plusieurs milliards de dépenses publiques d'abruptis qui vont suivre cet "exemple" présidentiel ! Un peu plus de déficit, un peu plus de dette qui viendront assombrir l'avenir de la France.

150 millions d'euros supprimés pour les accidentés du travail, 185 millions d'euros pour le confort occasionel du Parrain de la République. Pourquoi n'y a t'il aucun parlementaire de la majorié pour dire STOP ! Pourquoi n'y a t'il personne qui ait le courage de mettre un terme à ces dérives ? Parce que leurs investitures, leurs prédendes, leurs indemnités, leurs nominations, leurs présidences de commission.. dépendent du bon vouloir de ce même chef de l'Etat. Les Français en 2007 ont fait l'erreur de voter pour des béni oui oui, plutôt que de s'assurer d'avoir des parlementaires qui ont du caractère. Le résultat est une absence totale de séparation des pouvoirs qui permet toutes ces dérives.

Certains UMP répondent que les frais d'aménagements de l'avion présidentiel n'interviendront qu'une seule fois alors que la fiscalisation est une recette annuelle récurrente. Leur aveuglement les empêche de voir ce qu'il y a d'aberrant dans une telle réponse.

Nous devons revenir aux principes de séparation des pouvoirs. Ne plus avoir un seul parti au pouvoir mais une coaltion qui offre un équilibre sain. Nous devons avoir la même rigueur budgétaire dans les dépenses publiques lorsqu'elles bénéficient aux puissants comme aux faibles.

vendredi, 13 novembre 2009

Ordre du jour du Conseil Municipal du 19 novembre

Vous trouverez ci dessous l'ordre du jour du Conseil Municipal de Saint Julien en Genevois du jeudi 19 novembre a 20h30 en Mairie. La seance est ouverte au public. Nous sommes a votre disposition pour vos remarques et suggestions concernant l'ordre du jour (ou tout autre sujet d'ailleurs).

 

CM du 19 nov 2009 - CONVOCATION ET PROJETS DE DELIBERATIONS.doc

jeudi, 12 novembre 2009

Les arbres en ville sont des trésors

J'ai rédigé il y a quelques semaines une note sur la nécessité de réinventer nos villes. Tout nous pousse vers une densification de l'habitat. Cette densification est nécessaire pour

1) réduire les émissions de CO2 par habitant

2) permettre le développement et l'utilisation de transport en commun qui soulagent l'encombrement des voies publiques

3) réduire les coûts d'assainissement, de canalisation et de collecte des déchets

4) rendre accessible au plus grand nombre des services publics de qualité à des prix abordables pour le contribuable

5) favoriser le commerce de proximité.

Mais on ne peut que constater aujourd'hui que les ménages les plus modestes sont de plus en plus contraints de vivre en ville pendant que les plus aisés font de plus en plus le choix de vivre dans des communes résidentielles ou rurales. La densification ne doit pas seulement se faire par la contrainte des normes d'urbanismes.. mais aussi en concevant des villes qui soient plus agréables à vivre.

Ces villes nouvelles ne doivent pas être faites de pierre seulement. Elles doivent savoir intégrer la nature dans le quotidien de ses habitants. Pas seulement dans des parcs pour les promenades du week end, mais dans les trajets quotidiens. Pas seulement à l'extérieur de la ville, comme le voulait la fameuse et désuète conception de "Saint Julien dans un écrin de verdure", mais là où sont les habitants.

Cela suppose des toits et des murs végétalisés. Cela suppose des arbres. Cela suppose des coulées vertes. Cela suppose des sentiers pietonniers en "site propre" qui ne soit pas de simple annexes des routes. Mais cela suppose aussi qu'on préserve les arbres qui nous avons.

Après les chênes de l'avenue de Genève qui survivront mal les travaux réalisés, après les massifs d'arbres sur terrain municipaux qui ont été détruits à Chabloux simplement pour améliorer la vue sur le Jura des futures habitations, on nous signale à nouveau l'abattage d'un tulipier dans le jardin de la maison Hoo Paris. C'est regretable. Nous avons à Saint Julien peu d'essences, nous avons peu de vieux arbres qui donne à la ville une histoire visible au quotidien. Ces essences et ces vieux arbres doivent être protégés avec soin.

La ville de Lyon a établi une liste des arbres protégés... et un tarif de pénalité pour les entreprises ou les particuliers qui abimerait ces arbres. Des tarifs dissuasifs qui permettent de les préserver.

Nous devons faire revenir la nature dans la ville... et préserver avec soin celle qui y est encore.

 

Sur le sujet lire l'article du Monde : Comment concilier reve pavillonaire et ville durable ?

Socialistes, écologistes et démocrates ont rendez-vous

Les socialistes, les écologistes et les démocrates ont rendez-vous le 14 mars.

 

Ils ont chacun besoin d’affirmer leur identité politique en clarifiant auprès des électeurs ce qui les différencie avec des listes autonomes au premier tour des régionales. Tout cela peut se faire dans le respect mutuel.

 

Dans tous les mouvements politiques, il y a des puristes. Des gens qui estiment qu’un parti politique n’est là que pour défendre des convictions mais ils sont réticents à mettre les mains dans le camboui de leur mise en œuvre. De fait ces personnes limitent la politique au verbe au détriment de l’action au service des gens. Ils confondent le rôle d’un parti politique et celui d’un club de réflexion.

 

Au delà des mots, la politique n’a de sens que si un jour on passe du stade de l’incantation à celui de l’action. Dans les institutions françaises cela suppose de former des coalitions majoritaires. Une coalition majoritaire rassemble nécessairement des gens qui ont des idées différentes. C’est le cas à l’UMP qui rassemble des libéraux, des conservateurs et même encore quelques gaullistes… même si ce rassemblement de fortune se délite. C’est aussi le cas au Parti Socialiste qui rassemble des courants très différents (des pro européens et des anti européens, des sociaux démocrates aussi bien que des socialistes qui rejettent l’économie de marché).

 

Les socialistes, les verts et les démocrates sont aujourd’hui face à un choix. Affirmer leurs différences jusqu'à l’excès et en oublier de se respecter. C’est le plus facile… il suffit pour cela de continuer à faire comme nous l’avons fait par le passé : s’invectiver. Cela ne satisfera que nos egos, et quelques électeurs puristes.. mais en faisant cela nous renoncerions à former une future coalition crédible pour mettre un terme aux dérives actuelles du pouvoir. En faisant cela nous trahirions l’espoir que place en nous les millions de Français qui veulent que ces dérives cessent au plus vite. En faisant cela, nous laisserions 5 années de plus à une UMP dont la pratique du pouvoir, les provocations et les mesures dérivent chaque jour un peu plus vers l’extrême droite. Pour mettre un terme à ces dérives nous devrons apprendre à travailler ensemble sur nos convergences.

 

En s’opposant à toute coalition entre écologistes, socialistes et démocrates, les puristes favorisent la poursuite jusqu’en 2017 des politiques sécuritaires, injustes, sectaires, autoritaires et budgétairement douteuses de l’UMP.

 

 

A l’opposé nous pouvons aussi affirmer notre identité dans le respect des autres. Exposer clairement aux électeurs ce qui nous différencie et ce qui nous rassemble. Fiers de nos différences et décidés à travailler ensemble sur ce qui nous rassemble, nous pourrons alors former des coalitions majoritaires qui non seulement décideront de l’avenir des régions françaises, mais demain pourront aussi être majoritaire dans tous les départements, au Sénat, à l’Assemblée nationale. Une coalition qui pourra porter l’un(e) des siens à la Présidence de la République. Une coalition qui pourra alors améliorer la vie des Français par ses actes et pas seulement dans les intentions.

 

Lorsque nous serons devenus crédibles nous pourrons même fédérer aussi les républicains de droite pour préserver l’essentiel de ce qu’est la France de ces dérives « monstrueuses ».

 

Changer ne sera pas sans risques pour tout le monde. Pour les socialistes ce sera une coalition nouvelle et inconnue. Beaucoup au Parti Socialiste estiment que la stratégie de 1981 quand Georges Marchais faisait plus de 15% des voix est encore pertinente lorsque le PC s’approche de la barre des 5% et que l’extrême gauche refuse toute alliance. Pour instaurer une confiance nouvelle, les Socialistes auront besoin de croire que cette coalition nouvelle sera durable. Chez les Verts cela suppose de remettre en cause la stratégie à gauche qui pourtant n’a rien changé à ses scores mais lui a permis de participer au Gouvernement en 1997. Pour le Mouvement Démocrate cela suppose de composer une coalition avec la gauche après avoir rejeté l'alliance à droite. C'est possible tant qu'on ne revient pas au modèle de soumission qu'était devenu l'alliance RPR-UDF. Ces risques sont importants. Ils ne doivent pas être négligés, mais l’avenir de la France exige que chacun prenne ses responsabilités.

 

Une telle coalition pourra débarrasser une bonne fois pour toute un parti devenu sectaire de la scène politique nationale même en Haute Savoie. Les résultats des sénatoriales de 2008 montrent que lorsqu’une telle coalition se forme l’UMP n’est plus à l’abri dans aucun de ses bastions, même les plus imprenables.

 

Les Socialistes, les Verts et les Démocrates ont rendez-vous le 14 mars 2010 à 20H00. Ils connaissent le jour et l’heure de ce rendez vous… il reste encore à s’entendre sur le lieu. Pour cela, il faudra se parler avant.

 

 

 

Au delà de la tarte à la crème du développement durable

On parle souvent de développement durable mais effectivement comme le souligne So dans le commentaire de la précédente note sans vraiment le définir. Ca devient la tarte à la crème. D'autant plus qu'on pense beaucoup plus souvent à la composante environnementale du développement durable et qu'on oublie les composantes sociales et économiques. Dans le contexte actuel, j'y ajoute même une composante budgétaire. Que sont des politiques durables socialement, écologiquement, économiquement et budgétairement ?

Des politiques durables socialement sont des politiques justes socialement qui ne conduisent pas tôt ou tard à des explosions sociales - en théorie c'est le point fort des politiques socialistes mais pas vraiment le fort des politiques écologistes ou des politiques de droite. Par exemple à la région, les élus écologistes de la région - des intégristes beaucoup moins ouverts qu'Europe Ecologie ou que les Verts Genevois- veulent la fin rapide de toute l'industrie automobile... ce serait dramatique pour des millions de Français, tout particulièrement dans la Vallée de l'Arve en Haute Savoie. Favoriser, accélérer, financer, subventionner le développement des transports en commun pour améliorer la mobilité et préserver l'environnement bien sûr mais il n'y a pas besoin de le faire contre l'automobile qui est aussi nécessaire.

Des politiques durables écologiquement ce sont des politiques qui utilisent les ressources naturelles dans la mesure de leur renouvellement naturel. Ce sont des politiques qui limitent l'impact sur l'environnement. Le nucléaire est économiquement intéressant, mais il ne peut être la solution unique à nos besoins énergétiques tant que nous n'aurons pas de solutions pour le traitement des déchets. Nous devons donc investir sur d'autres sources d'énergies et sur des économies d'énergies importantes. La région peut le faire en favorisant de nouvelles normes de contruction notamment et en favorisant une densification de l'habitat dans des villes qui deviennent agréable à vivre. C'est en général la force des politiques écologistes mais pas des politiques socialistes, ni de politiques de droite.

Une politique durable budgétairement c'est à peu près le contaire de ce qui se fait au niveau national aujourd'hui : Les recettes de l'Etat ne financent que la moitié des dépenses. La moitié du déficit sert à financer les intérêts de la dette !!!! Le Gouvernement se permet néanmoins de réfléchir à un "grand emprunt" !?!? De quoi faire approcher la France un peu plus prêt de la falaise de la faillite ! Bien qu'elle ne soit pas exemplaire, l'UMP s'apprete à attaquer la gestion socialiste de la région : augmentation des effectifs, nouveau siège de région à Lyon... La situation de la région socialiste n'est pas aussi dramatique que la situation de l'Etat géré par l'UMP, mais il peu y avoir des améliorations, un peu plus de rigueur dans les choix. Les politiques peuvent être un peu moins éparpillées. Le Mouvement Démocrate peut améliorer la gestion de la région et la rendre plus durable budgétairement. En théorie les budgets durables sont la force des politiques de droite... et la faiblesse des politiques socialistes ou écologistes. Mais la théorie ne se révèle pas toujours vraie.

Des politiques durables économiquement ce sont des politiques qui permettent le développement économique nécessaire à la création d'emploi. Lorsque le développement économique est trop rapide il se stoppe brutalement parce que les infrastructures ne suivent pas ou parce que l'augmentation des profits se fait au détriment des investissements de long terme. En général des politiques durables économiquement c'est le fort des politiques de droite et la faiblesse des politiques socialistes (35H par exemple) ou écologistes. Mais aujourd'hui l'absence de règle posées à l'économie a financiarisé les entreprises qui prennent des décisions guidées uniquement par des logiques de mathématiques financières à court terme plutôt que des intérêts industriels à long terme.

En résumé la droite propose en général des politiques durables économiquement ou budgétairement - elle ne parvient pas toujours à les mettre en place... mais surtout néglige que les politiques doivent aussi être durables socialement et écologiquement pour être tenable à long terme.

Les socialistes proposent des politiques durables socialement - ils n'y arrivent pas toujours comme le prouve le budget social, le nombre de réunions de la commission sociale ou le nombre de construction de logements sociaux à Saint Julien - mais ils négligent le fait que les politiques doivent aussi être durables écologiquement, budgétairement et économiquement.

Les écologistes proposent des politiques durables écologiquement - ils n'y arrivent pas toujours comme les Verts genevois qui en s'opposant aux constructions de logement à Genève ont expulsé 4000 genevois par an loin des réseaux de transports en commun et les contraignent à utiliser leur voiture-, ils négligent le fait que les politiques doivent être aussi durables socialement, économiquement et budgétairement.

Les démocrates essaient modestement de prendre en compte toute ces dimensions en même temps de manière équilibré pour que les politiques soient réellement durable. En réalité des politiques trop environnementales ne sont pas durable parce qu'elles négligent les dimensions sociales, budgétaires et économiques. Des politiques trop libérales ne sont pas durables parce qu'elles négligent les composantes sociales, environnementales et budgétaires - la crise économique actuelle issue d'un excès de libéralisme le démontre -. Des politiques trop sociales ne sont pas durables non plus comme le montre la réforme des 35 heures. Il faut un équilibre pragmatique qui s'affranchisse des idéologies. C'est ce que propose le Mouvement Démocrate.

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