mardi, 15 mai 2012

30% de constructibilité en plus et 360 millions de crédits publics en moins

Le 29 janvier dernier Nicolas Sarkozy a annoncé vouloir proposer au parlement le vote d'une loi majorant de 30% les droits à construire pour une période de 3 ans. A 3 mois du premier tour de l'élection présidentielle, on comprend assez vite l'intérêt clientéliste d'une loi qui augmente de 30% le patrimoine foncier du tiers des Français propriétaires terriens. Le principe n'est pas absurde : cette densification permet des économies d'énergie, de réseaux et de consommation d'espace naturelle et agricoles.

La loi est déposée le 8 février à l'Assemblée nationale, discutée à la va vite le 21 février de 22H00 à 1H10 du matin puis à nouveau dans l'après midi du 22 février et adoptée par les députés. Le Sénat discute du texte une semaine plus tard. Les sénateurs socialistes rejettent ce texte comme ils rejettent tous les textes du gouvernement. Nouvelle lecture de l'Assemblée nationale le 5 mars, puis du Sénat le 6 mars. Nouveau désaccord. C'est l'Assemblée nationale qui adopte définivement le texte le 6 mars après midi. Entre l'annonce et l'adoption il s'est écoulé 5 semaines sans aucune consulation de terrain. Sur un simple coup de tête du Président, sur une proposition qui n'était pas dans son programme. Dans cette procédure législative, les parlementaires de la majorité ont défendu le texte du gouvernement, ceux de l'opposition s'y sont opposé. La France aurait bien eu besoin de parlementaires centristes qui l'auraient amendé pour le rendre meilleur.

Nous nous retrouvons avec une loi, dont le principe est pertinent mais dont la rédaction est absurde, innapplicable qui va engendrer un travail important dans les collectivités et environ 360 millions de dépenses publiques inutiles dans les 36 000 communes de France : soit 12 euros de dépenses publiques inutiles par famille.

La loi est absurde : alors que les communes et communautés de communes passent jusqu'à 4 années à élaborer des schémas de cohérence territoriale et des plan locaux d'urbanisme, voilà que le législateur s'autorise à tout boulverser et à augmenter tous les droits à construire de 30%. Dans la commune de Savigny par exemple, cela conduit à une augmentation de la hauteur des bâtiments de 9m à 12m ce qui commence à devenir absurde dans une commune rurale. A Viry, cela conduit à des densités absurdes en pleine zone d'aménagement concertée déjà suffisament dense. A Collonges, les efforts de densification importants conduisent à des aberrations totales si la loi était appliquée. A St Julien, on ne comprend pas encore très bien comment la loi va s'appliquer sur des projets en cours. A Neydens par contre la loi peut être pertinente pour le centre bourg car la densification devait s'y faire dans le cadre du nouveau PLU.

Elle est innapplicable parce qu'elle oblige les communes à passer des marchés publics, passer commande auprès de cabinets d'étude, organiser des consultations publiques et prendre des délibérations en plein été alors que précisément les consultations publiques ne sont pas validées pendant les périodes de vacances.

La plupart des communes vont devoir délibérer pour s'opposer à l'application de cette loi absurde. Entre le temps passé et les marchés commandés celà leur coutera environ 10 000 euros par communes dans les 36 000 communes de France soit 360 millions de dépenses publiques inutiles et absurdes... tout cela pour donner la brève illusion aux propriétaires fonciers qu'on aurait augmenté leur patrimoine. Une illusion clientéliste qui s'évanouira vite une fois l'élection présidentielle passée.

Un bon parlementaire centriste aurait consulté plusieurs maires sur le projet de loi. Il aurait cherché à améliorer la loi : en permettant à une communauté de commune de prendre une délibération unique pour l'ensemble des communes adhérantes au nom du SCOT, la loi aurait pu permettre de réduire de plus de 300 millions le coût de cette loi pour les communes. Un bon parlementaire aurait prévu des délais raisonnables pour que les communes aient les moyens de délibérer à temps pour que la loi ne s'applique pas automatiquement.

Je vous recommande de lire le débat à l'Assemblée nationale pour comprendre à quel point les parlementaires de la majorité qui défendent aveuglément l'exécutif plutôt que d'améliorer la loi sont inutiles au pays autant que les parlementaires d'opposition dont les invectives sont aussi affligeantes que les interventions des parlementaires majoritaires : "Il faudrait le dire à vos collègues à Paris"... ou encore "On ne vous a pas attendu pour ça !".."vous croyez encore au Père Noël". Tout cela n'est pas digne.

Au delà de cette loi absurde et mal ficelée, elle souligne l'instabilité juridique de notre pays : des lois qui changent tout le temps. Mal rédigées par des cabinets ministériels déconnectés des réalités de terrain. A ce jour déjà 10% des communes de Haute-Savoie ont vu leur PLU annulé en raison de lois mal rédigées. A St Julien-en-Genevois, l'annulation du PLU coûtera à la commune sans doute près d'un demi million d'euros. A l'échelle de la France cela revient à près de 2 milliards d'euros de dépenses publiques inutiles en raison de la mauvaise rédaction de la loi et de l'instabilité juridique qui en découle.

Ces exemples ne sont que ceux des communes. 2 milliards qui pourraient être utilisés à améliorer les services aux habitants. Mais les entreprises aussi sont durement frappées par ces insécurités juridiques. Elles investissent pour concevoir des produits "aux normes" avant de voir ces "normes" bouleversées et leur investissement devenu obsolètes. Chaque année, à l'occasion du débat budgétaire la fiscalité des entreprises change alors que celles-ci ont besoin de visibilité à long terme pour planifier et s'organiser.

Gabriel Doublet et moi-même sommes candidats à l'élection législative pour être des élus pragmatiques, constructifs et vigilants. Nous sommes des élus à votre écoute, qui faisons remonter vos préoccupations dans les instances de décisions politiques, cherchons des solutions constructives à vos problèmes et sommes vigilants face aux excès des exécutifs. D'autres candidats vous proposent de servir la soupe à l'exécutif ou d'autres encore de leur mettre des bâtons dans les roues en espérant un gain électoral suite à l'échec de l'exécutif : ils ne comprennent pas que la mission d'un parlementaire c'est de contribuer à améliorer les lois.

dimanche, 13 mai 2012

Engagez-vous avec nous au service des habitants du Genevois Haut-Savoyard !

Legis_Vielliard_Ptit Ft.jpgVous avez été très nombreux à nous féliciter, Gabriel Doublet et moi-même, pour notre engagement au service du Genevois français dans cette élection législative. Nous nous occupons de vous faire parvenir dans les toutes prochaines semaines nos propositions détaillées. Nous les avons voulues simples, concrètes, précises et peu nombreuses pour être plus vérifiables, plus lisibles et pour pouvoir plus facilement vous rendre des comptes au terme du mandat. Pour vous, lecteurs assidus de ce blog, ces propositions vous seront familières.

 Vous êtes chaque jour plus d’un millier à lire ce blog depuis maintenant plusieurs années. Vous nous avez demandé comment vous pouvez, vous aussi, vous engager à nos côtés. Que vous habitiez dans la circonscription ou à l’autre bout de la France ou du monde. Que vous soyez Français, Suisse, Européen ou de toute autre nationalité, vous pouvez nous aider à convaincre un, deux, trois ou quatre habitants supplémentaires de l’agglomération d’Annemasse ou des cantons de St Julien, Frangy et Seyssel (*). Vous êtes déjà plusieurs centaines à participer à cette mobilisation en faisant connaitre notre engagement auprès de votre entourage.

« Votre mission, si vous l’acceptez » au cours des 4 prochaines semaines, sera de convaincre 3, 4, 5 personnes de votre entourage. Pour cela :

  1. Faites connaitre les notes de ce blog en cliquant sur le « J’aime » de bas de page ou partager-les avec vos amis sur les réseaux sociaux ou par mail,
  2. Parlez de notre engagement et de nos propositions au service du Genevois français à vos amis, vos collègues et vos parents,
  3. Partagez votre point de vue autour de vous sur cette élection législative pour des élus pragmatiques, constructifs et vigilants,
  4. Organisez un brunch chez vous avec vos amis les dimanches 10 et 17 juin… en leur disant tout le bien que vous pensez de nos propositions et sous réserve qu’ils aient voté avant de venir,
  5. Vous recevrez dans les tous prochains jours nos propositions détaillées, vous pouvez les faire suivre à tout votre entourage par mail ou en l’imprimant à l’attention de ceux qui n’ont pas de mail.

Plus VOUS vous engagerez, plus le député sera le vôtre et pas celui d’un parti. L’élection législative est la seule élection qui vous permet d’avoir un élu local pour peser sur les décisions nationales. Prenez toute votre part à cette élection décisive.

Merci pour votre soutien et votre engagement à nos côtés.

 

(*) ci-dessous la liste des 53 communes de la circonscription du Genevois Haut-Savoyard dont nous devons convaincre les habitants :

Annemasse, St Julien-en-Genevois, Gaillard, Ville-la-Grand, Ambilly, Vétraz Monthoux, Cranves-Sales, Collonges-sous-Salève, Viry, Valleiry, Bonne, St Cergues, Etrembières, Beaumont, Archamps, Feigères, Seyssel, Arthaz-Pont-Notre-Dame, Neydens, Lucinges, Chessenaz, Frangy, Machilly, Vulbens, Eloise, Juvigny, Bossey, Chilly, Jonzier-Epagny, Vers, Challonges, Savigny, Menthonnex-Sous-Clermont, Minzier, Marlioz, Presilly, Bassy, Chevrier, Chênex, Dingy En Vuache, Franclens, St Germain Sur Rhône, Chaumont, Desingy, Chêne-en-Semine, Usinens, Contamine-Sarzin, Vanzy, Musièges, Chavannaz, Clarafond Arcine, Droisy

 

vendredi, 11 mai 2012

Législatives : pour être votre portevoix

J'ai décidé d'être candidat à l'élection législative des 10 et 17 juin pour le Genevois Haut-Savoyard avec Gabriel Doublet, maire de St Cergues.

Nous vivons à quelques kilomètres de la limite jusqu'à laquelle s'applique les lois nationales et où commencent d'autres loisDoubl_VMG_3660.jpg. Plus que tout autre territoire, nous avons besoin d'un député de terrain qui amende les lois pour qu'elles prennent en compte cette double législation.

Parce que le pouvoir d'achat des salariés en euros ne leur permet plus de payer des logements aux coûts genevois, nous avons besoin dans le Genevois français que les lois sur le logement social permette une production suffisante de logements aidés. Nous avons besoin que ces logements soient attribués en priorité à ceux qui en ont le plus besoin.

Parce que les frontaliers devront être soignés après la tombée du droit d'option sur l'assurance maladie, nous avons besoin d'un député "portevoix" qui s'assure qu'ils pourront être soignés sur leur lieu de travail et que les filières de soin françaises pourront encaisser le choc de l'arrivée massive de milliers de patients supplémentaires.

Nous avons besoin d'un député "portevoix" qui s'assure que l'Etat prenne toute sa place dans l'émergence de l'agglomération genevoise et cesse ses blocages sur le CEVA au nom des intérêts partisans annéciens comme il l'a fait en boycottant la pose de la première pierre à l'automne dernier.

Nous avons besoin d'un député "portevoix" qui s'engage pour la préservation des espaces naturels et agricoles et contre le mitage de notre cadre de vie. Il devra s'assurer que les engagements pris par Genève sur la construction soient respectés comme on respecte la parole donnée entre partenaires responsables.

Si j'ai choisi Gabriel Doublet, maire de St Cergues, c'est que je connais son courage, ses valeurs et son engagement. Gabriel Doublet a pris récemment la décision de rendre à l'agriculture 4ha de terres constructible. Un choix courageux qui privilégie l'intérêt général de la préservation de notre cadre de vie au détriment des intérêts particuliers. Nous avons besoin en France d'élu courageux comme Gabriel Doublet. Je vous invite à lire son blog : ses positions sont claires et mesurées. Dans la situation catastrophique dans laquelle est notre pays, nous avons besoin d'élus pragmatiques et constructifs à la recherche de solutions comme Gabriel.

Nous voulons être pour vous, des élus toujours constructifs et toujours vigilants. Nous estimons que les députés d'une majorité qui approuveraient tout aveuglément y compris les excès budgétaires seraient des élus inutiles et dangereux pour vos intérêts. De la même manière, des élus d'opposition qui bloqueraient tout et travailleraient à l'échec de la France dans leur intérêt électoral seraient tout aussi inutiles et dangereux pour vos intérêts. Nous voulons au contraire promouvoir les mesures de moralisation de la vie publique. Nous voulons prendre l'initiative de mesures d'aide aux exportateurs pour qu'ils vendent la production Française et créent des emplois pour les habitants. Nous voulons nous assurer que les budgets publics seront équilibrés et que votre argent public sera mieux utilisé comme nous le faisons au niveau local depuis longtemps.

La situation du pays exige un rassemblement. Nous voulons participer à la création d'un groupe centriste à l'Assemblée nationale pour qu'elle retrouve un peu de pragmatisme à la recherche de solutions et sorte de ce jeu de rôle absurde et indigne qui s'étale sur vos écrans lors des séances de question au gouvernement.

Nous appelons au rassemblement de tous les habitants de droite, de gauche, du centre et des écologistes qui veulent un député pragmatique et constructif. Par votre soutien à notre candidature le 10 juin, nous voulons vous offrir la garantie d'un rassemblement large qui évite le risque d'un député représentant l'aile gauche du Parti Socialiste ou d'une tenante de l'aile droite de l'UMP.

Nous comptons sur le soutien et la mobilisation de chacun d'entre vous.

mardi, 08 mai 2012

Rééquilibrer la création d'emplois en rééquilibrant le financement du chômage

Imaginez un instant un contrat d'assurance un peu particulier par lequel vous devriez payer votre assurance chômage à Alliance mais que ce soit la MUTMAT qui soit chargé de vous indemniser en cas d'accident. Vous penseriez immédiatement qu'Alliance verse à la MUTMAT une part des cotisations prélevées. Mais si ce n'est pas le cas alors vous vous dites que les dirigeants de la MUTMAT sont vraiment nuls... et ceux d'Alliance vraiment fins négociateurs.

C'est pourtant ce qui se passe dans le Genevois Français. Chaque mois près de 100 000 actifs paient des cotisations chômages aux caisses suisses pendant qu'environ 8000 chômeurs frontaliers sont indemnisés par les caisses d'assurances chômages françaises. Le coût total des indemnités chômages versées aux frontaliers au chômage représente à peu près la totalité des cotisations chômages payées par les employeurs et les employés de Haute-Savoie. Les employeurs haut-savoyards financent ainsi la réserve de main d'oeuvre des employeurs genevois. On peut estimer ce coût à environ 500 millions d'euros par an qui pèse sur le coût du travail en France et qui au contraire allège le coût du travail en Suisse.

Le paradoxe de cette situation c'est que les chômeurs frontaliers concentrent leurs recherches sur les entreprises genevoises pour avoir les moyens de payer leur loyer de plus en plus genevois. Les entreprises françaises qui financent le chômage des chômeurs frontaliers ont peu d'espoir de pouvoir les recruter un jour. La Haute-Savoie concentre de multiples spécificités sur le chômage en France : le plus faible taux de chômage, la plus longue durée moyenne d'indémnistation, les indémnités les plus élevées et donc au total le montant total d'indémnités versées le plus élevé en France.

Le coût de l'assurance chômage est important dans le coût du travail. Il représente 6,4% de cotisations sociales qui s'ajoutent au coût du travail en France. Rééquilibrer l'emploi dans notre bassin de vie suppose que l'on corrige ce déséquilibre là aussi.

Comment en est-on arrivé là ? Ce sont les traités européens qui prévoyaient cette répartition. Pour une raison simple c'est que dans la plupart des pays européens il y a la même monnaie et donc pas de différence significative entre les actifs transfrontaliers d'un côté à l'autre, ou lorsqu'il y a des différences, elles ne portent pas sur plus de quelques dizaines de milliers d'actifs. Mais ces traités deviennent absurdes dans le cas des régions frontalières avec la Suisse au vu du déséquilibre.

Nos parlementaires frontaliers devront prendre ce sujet à bras le corps pour rééquilibrer l'emploi dans notre bassin transfrontalier et simplement l'éthique qui veut que l'assureur qui touche les cotisations soit aussi celui qui indemnise.

Les négociateurs de la MUTMAT sont vraiment nuls et ceux d'Alliance sont vraiment bons.

lundi, 07 mai 2012

Ce qui devait arriver, arriva : François Hollande - ce qui doit arriver, arrivera : le rassemblement

La victoire de François Hollande était programmée et annoncée par plus de 2000 enquêtes d'opinion. Tous les dirigeants de l'UMP savaient depuis plusieurs années que la candidature de Nicolas Sarkozy était une impasse pour leurs partis. Ils ont conduit la France jusqu'au bout de cette impasse et permis la victoire du parti socialiste plutôt que le rassemblement. Comme le Parti Socialiste en 2007 avait conduit les Français jusqu'au bout de l'impasse de la candidature de Ségolène Royal et permis ainsi la victoire de Nicolas Sarkozy.

Dans cette affaire, le PS et l'UMP ont préservé leurs intérêts partisans au détriment de la France et à votre détriment. Au détriment de votre pouvoir d'achat, de vos conditions de logements, de la compétitivité de nos entreprises, des équilibres publics.

L'UMP essui là un n-ième échec électoral depuis sa création en 2002. Fondée pour permettre l'hégémonie de la droite sur la vie publique, la création de l'UMP a permis au contraire une hégémonie totale du Parti Socialiste qui aujourd'hui en ne rassemblant que 20% à 30% des électeurs contrôle plus de 95% des budgets publics : l'Etat, 20 régions sur 22, 60 départements et la majorité des grandes villes. Le temps du bilan est arrivé pour l'UMP. Elle aura besoin qu'un centre indépendant existe. Non pas un vassal auquel on dicterai des consignes. Non pas un allié qui perdrait toute identité. Mais simplement un centre qui représente les 3 à 6 millions de Français qui ont un point de vue à exprimer sur leur pays et qui sont aujourd'hui exclus des institutions prétenduement représentative par un détournement du vote majoritaire.

Le PS vit là sans doute sa dernière victoire. Dans quelques semaines, le Parti Socialiste devra mettre en place des mesures qui vont à l'exact opposé des propositions de campagne. Aucun parti européen n'a survécu aux décisions urgentes que le PS devra prendre très vite. Le PS aussi aura besoin qu'existe un centre. Un centre qui ne soit pas un vassal auquel on dicterait des consignes. Pas un allié qui perdrait toute identité. Simplement un centre indépendant qui légitimise les décisions pertinentes sur la moralisation de la vie publique. Qui freine les excès et amendent les lois qui doivent être améliorées.

J'ai été frappé par les discours de François Hollande et Nicolas Sarkozy hier soir. Des discours de rassemblement beaucoup plus forts que les discours habituels de soirée électorale. Des discours qui sont en opposition frontale avec les positions qui ont été prises dans la campagne. Les deux candidats du second tour ont dit hier soir après le vote ce que nous autres centristes avions affimé avant le premier tour : la France peut s'en sortir si elle est rassemblée. Nous voulons être des acteurs qui rendent ce rassemblement possible au service des habitants.

samedi, 05 mai 2012

L’éthique du second tour pour un centriste

Vous avez été quelques uns à m’interroger sur la position de François Bayrou. Je vous engage à la lire ici pour vous faire VOTRE point de vue personnel. Elle est très éloignée du compte rendu sommaire qu’on dut en faire les médias dans les contraintes de format imposé. Il y a des parties de sa déclaration avec lesquelles je suis en totale adhésion. Je suis certains que vous l’êtes aussi ou que vous le serez bientôt :

« Au sein de ce courant politique, il est des sensibilités diverses, plus à droite, plus à gauche, très au centre. Cette diversité, j’y tiens. Elle est notre nature propre. C’est pourquoi je ne donnerai pas de consigne de vote. » J’ai la profonde conviction que notre pays a besoin d’un centre pragmatique fort et indépendant qui mette un terme au cirque qu’est devenu notre Assemblée nationale et notre débat public. Cette élection présidentielle a été une caricature de nullité qui donne par opposition un aperçu de la valeur ajoutée qu'apportera un renforcement du centre dans notre pays. La constitution d’un centre fort impose de s’unir dans la diversité. De respecter les diverses sensibilités du centre et donc de ne jamais donner de consigne de vote. C’est l’éthique que nous nous étions promis d’appliquer avec mes colistiers si nous n’étions pas au second tour des élections municipales.

François Bayrou poursuit : « Nicolas Sarkozy, après un bon score de premier tour, s’est livré à une course-poursuite à l’extrême droite dans laquelle nous ne retrouvons pas nos valeurs, dans laquelle ce que nous croyons de plus profond et de plus précieux est bousculé et nié dans son principe. (…)La ligne qu’a ainsi choisie Nicolas Sarkozy entre les deux tours est violente, elle entre en contradiction avec les valeurs qui sont les nôtres, pas seulement les miennes, pas seulement celles du courant politique que je représente, mais aussi les valeurs du gaullisme, autant que celles de la droite républicaine et sociale. » Chacun peut faire le même constat. Les propos tenus par Nicolas Sarkozy sont en total opposition avec mes valeurs humanistes et mon éducation. Ils sont choquants pour tous les habitants de notre agglomération cosmopolite. On fait de la politique sur des valeurs et des convictions. Cela n’a rien à voir avec lancer un pot de yaourt à la crème de marron sur un segment de marché. Plusieurs élus UMP ont eu le courage de dire « stop », dont Etienne Pinte, député UMP de Versailles. Les centristes du département qui ont fait le choix par défaut de voter pour Nicolas Sarkozy se sont désolidarisé de ces dérives vers l'extrême droite. Dimanche soir à 20H01, des centaines d’élus UMP affirmeront la même chose que François Bayrou mais ils le diront trop tard.

Concernant François Hollande il affirme : « Il s’est prononcé, de manière claire, sur la moralisation de la vie publique dans notre pays. Il aura fort à faire. J’ai dit ce que je pensais de son programme économique. Je ne partage pas ce programme : je pense que ce programme est inadapté à la situation du pays et encore plus à la crise qui vient, que j’ai annoncée, je crois certaine. (…)S’il en reste à la gauche classique et à son programme, je serai un opposant, dans une opposition vigilante et constructive. Il faudra une opposition constructive, mais déterminée, quand il s’agira d’empêcher les erreurs annoncées. » Ce que François Bayrou dit aujourd’hui, a été dit avant les primaires par Manuel Valls et sera dit dans quelques mois par de très nombreux élus socialistes lorsqu’ils n’auront plus besoin du Front de Gauche pour gagner l’élection.

François Bayrou appelle à l’unité nationale pour travailler au redressement du pays. Une absolue nécessité vue la situation dans laquelle nous sommes.

Ce n’est pas ce compte rendu là que vous avez eu des médias. Les titres se sont arrêtés sur une autre partie du message : « Reste le vote pour François Hollande. C’est le choix que je fais. ». Je respecte la décision personnelle de François Bayrou, une décision manifestement par défaut. Je pense que ce choix personnel aurait du rester privé. Je respecte aussi les électeurs centristes qui se résoudront à choisir demain Nicolas Sarkozy ou ceux qui refuseront de cautionner l’un des deux candidats. Chacun le fait en son âme et conscience avec pour seul guide ce qu’il estime être juste pour le pays et chacun d’entre nous. Mais je pense qu’un responsable politique ne doit s’exprimer que sur des convictions fortes et pas sur des choix par défaut. J'ai la conviction que si les électeurs centristes nous font confiance au premier tour ce n'est pas pour qu'on utilise cette confiance durant l'entre deux tours. Lorsqu’un choix personnel est rendu public il n’est déjà plus tout à fait personnel. Pour ma part, je n’ai pas encore pris ma décision pour ce choix par défaut et dans tous les cas j’estime qu’il n’est pas assez convaincu pour être rendu public.

La position de François Bayrou n’aura pas la moindre conséquence sur le résultat de l’élection que l’UMP connait depuis plus de 2 ans.  Des milliers d’études d’opinions ont été réalisées dont une grande partie sur fonds publics. Plus de 99,99% d’entre elles ont prouvé qu’en cas de second tour entre Nicolas Sarkozy et François Hollande, alors François Hollande serait élu. L’UMP avait à disposition des études qui montraient que François Bayrou et le centre étaient les seuls capables de fédérer une majorité pour éviter la victoire du PS. Ils ont interdit la publication de ces études en faisant signer par les instituts de sondage une charte éthique les obligeant à ne publier que les résultats de second tour PS/UMP. Les députés UMP savent cela. En vous recommandant de voter pour Nicolas Sarkozy, ils l’ont fait en sachant que cela conduisait à la victoire du Parti Socialiste. Ils ont privilégié leur intérêt partisan au détriment de votre intérêt.  Nous subirons tous les conséquences de ces dérives dans nos vies quotidiennes dans les prochains mois.

Le PS avait fait la même chose en 2007. De décembre à avril 2007, plus de 500 études montraient que Ségolène Royal échouait face à Nicolas Sarkozy. Pour préserver ses intérêts partisans le PS avait préféré pousser Ségolène Royal au second tour et favoriser ainsi l’élection de Nicolas Sarkozy, au détriment de votre situation personnelle aujourd’hui.

mercredi, 02 mai 2012

Le financement Français du CEVA bouclé ! Reste les logements à Genève à construire !

Après beaucoup trop d'années de palabres, le financement de la partie Française du CEVA est bouclé conformément aux engagements pris par les partenaires Français. Cela a pris trop de temps et souligne à quel point nous avons besoin de simplifier notre mille-feuille administratif : nous avons d'autres choses à faire de notre argent public que d'entretenir des administrations concurrentes. Dans cette affaire, des haut-fonctionnaires d'Etat et quelques élus nationaux ont entretenu un travail de sape permanent, estimant innacceptable que le premier réseau de transport express de Haute-Savoie puisse être ailleurs qu'à Annecy-Le-Vieux.

Il est curieux de constater que vue de Lyon, l'agglomération genevoise est la seconde plus grande agglomération de la région Rhône-Alpes devant St Etienne et Grenoble, mais vue d'Annecy-le-Vieux, l'agglomération genevoise est moins importante que l'agglomération Annecienne. Nous avons besoin de nous affranchir des réseaux partisans qui en l'espèce sont des réseaux d'intérêts qui ne défendent que d'autres territoires.

C'est une étroite concertation entre les élus de la région et ceux du département qui a permis que le dossier soit bouclé. Depuis quelques mois, le département de la Haute-Savoie prend de plus en plus la mesure de l'importance du fait Genevois : son importance (deux fois plus d'actifs frontaliers que dans le décolletage), ses effets des plus bénéfiques (en terme de création de richesse) aux plus néfastes (en terme d'inégalités et de coûts publics). Il se donne par ailleurs les moyens d'agir. Le solde du financement du CEVA doit principalement venir du fonds d'infrastructure créé à la fin 2011 avec les fonds frontaliers cantonalisés et communaux. Nous l'avons créé pour cela et c'est à cela qu'il doit servir. Au total c'est le département de Haute-Savoie qui sera le premier financeur des investissements sur le CEVA. La Région Rhône Alpes est le premier financeur pour le fonctionnement.

Pour les habitants, le CEVA est bien plus que le chainon manquant entre Annemasse et Cornavin. Il s'agit surtout d'un transport public régional rapide, fiable et fréquent de Nyon à Thonon, de Bonneville à Cointrin, de Cornavin à St Gervais, de Rive à Annecy.

Le CEVA peut changer la donne dans notre région, si en parallèle se réalisent les logements au coeur de l'agglomération. Si nous échouons sur le logement, nous échoueront aussi sur le CEVA : au rythme actuel, Genève aura chassé de ses frontières plus d'habitants pendulaires que le CEVA ne pourra en ramener. L'aménagement absurde de Genève réduit à néant l'impact du CEVA sur l'amélioration de VOTRE qualité de vie. Ce serait alors 2 milliards de CHF d'investissement réduit à néant en raison de l'irresponsabilité des Maires indignes qui refusent de loger leurs enfants. A ce jour, 40% des pendulaires frontaliers sont des citoyens helvétiques chassés de leur pays par la pénurie de logements !

De ce point de vue là, les choses sont au contraire inquiétantes. Si les partenaires Français tiennent leurs engagement sur le financement du CEVA deux ans avant le début des travaux, côté suisse au contraire on a atteint un record historique sur la faiblesse de la production de logements en 2011.

La semaine dernière avait lieu à Chêne-Bougeries une réunion publique de présentation des projets de logements autour de la future gare du CEVA de Chêne-Bourg. Dans la salle, que des têtes blanches, très représentatives de ce gigantesque EMS à ciel ouvert que sont devenus Chêne-Bourg et Chêne-Bougeries. Des techniciens présentent le projet de construction de logements. Aucun élu cantonal pour expliquer l'extrême urgence du besoin en logements pour les Chênois. Aucun représentant de ces générations entières frappée par la gravissime pénurie. Seulement des vieux genevois, bien logés à des prix défiant toute concurrence dans des appartements trop grands qui s'insurgent qu'on puisse construire des logements pour leurs propres enfants - comble de l'égoïsme d'une génération. Et cerise sur le gateau, les deux Maires de Chêne-Bourg et de Chêne-Bougeries qui exacerbent ces égoïsmes de génération et s'oppose à tout logement : une libérale et un écologiste, "Conservateurs de toute idéologie unissez-vous" pourrait-on dire.

S'il n'y a pas assez d'usagers logés à Chêne-Bourg pourquoi y construire une gare et marquer l'arrêt ? Faut-il vraiment des arrêts de trams tous les 300m à Chêne-Bougeries vue la si faible densité de logements sur la route de Chêne ? Ce qui m'inquiète le plus c'est que mercredi soir à Chêne-Bougeries il n'y avait que des techniciens. Aucun représentant des partis cantonaux, aucun député, aucun conseiller d'état : personne pour expliquer aux Chênois concernés la situation dramatique de la jeunesse genevoise et les effets désastreux d'un aménagement qui chasse les actifs à plus de 60km de leur lieu de travail. Aucun travail d'explication. Aucun travail pour porter une vision politique. Il faudra un peu plus de courage politique de la part des élus genevois pour régler les problèmes de notre agglomération.

Si nous échouons sur le logement, le CEVA ne servira à rien. Il ne réduira en rien les flux massifs de pendulaires mais réduira partiellement leur augmentation. Nous ne pouvons pas nous permettre un échec sur le logement.

La France a tenu ses engagements sur le CEVA deux ans avant le démarrage des travaux. Genève doit désormais tenir les siens en rattrapant les 30 ans de retard sur la construction de logements. Genève s'y est engagé il y a 5 ans. Depuis, les chiffres de livraison de logements montrent au contraire que plus nous développons les transports en commun, plus les Maires indignes genevois s'exhonèrent de leur responsabilité de construire des logements pour leurs propres enfants.

jeudi, 26 avril 2012

Ordre du jour du Conseil Municipal de St Julien en Genevois du 26 avril

Vous trouverez en lien ici l'ordre du jour du conseil municipal de ce jeudi 26 avril qui se tiendra ce soit en salle du conseil.

A votre disposition pour toute remarque relative à l'ordre du jour.

CM 26 04 2012.pdf

Anne-Emery Torracinta et la gestion de la pénurie de logements à Genève !

Anne-Emery Torracinta est candidate PS pour l'élection partielle au Conseil d'Etat. Elle a résolument fait de la question du logement un axe majeur de sa campagne électorale. ENFIN un élu Genevois qui commence à sortir de la place du Molard et à comprendre les préoccupations des Genevois. Il semble que nous autres élus français comprenons mieux les préoccupations des Genevois puisqu'ils habitent de plus en plus dans nos communes et que NOUS, nous les rencontrons sur le terrain, sur les marchés et les supermarchés du Genevois Français... pendant que les élus genevois discutent entre eux sur la place du molard.

Oui Anne-Emery Torracinta a raison de faire du logement la question centrale de sa campagne. C'est parce qu'il n'y a pas assez de logements abordables à Genève qu'il n'y a pas assez de policiers, d'enseignants et d'aides soignants. C'est parce qu'il n'y a pas assez de logements abordables à proximité des lieux d'emplois et des réseaux de transports que les habitants se logent de plus en plus loin et détériorent sans le vouloir nos conditions de circulation à tous et la qualité de notre air. C'est le refus de densité au coeur de l'agglomération qui conduit à la destruction majeure d'espaces naturels et agricoles. C'est l'insuffisance de logements qui conduit les Genevois à s'exiler et à représenter désormais 40% des frontaliers au risque d'augmenter les tensions sociales à fleur de peau. J'espère que Pierre Maudet saura aussi poser ce diagnostic : le problème du logement est au coeur de tous les autres problèmes de l'agglomération genevoise... Plus personne ne sera jamais élu à Genève s'il n'apporte pas de réponses fortes aux questions sur le logement.

Ce n'est pas le tout de poser la question du logement au coeur du débat. Encore faut il apporter des solutions. Les propositions d'Anne Emery Torracinta sont intéressantes. Elle propose de limiter les loyers. Elle propose encore que le canton acquiert des terrains et se transforme en promoteur immobilier. Des propositions qui peuvent permettre à la marge de réduire les loyers pour quelques milliers d'habitants. Une forme de gestion de la pénurie. C'est bien, mais franchement pas à la hauteur de la gravité de la situation. Le problème de départ c'est la pénurie. On ne résoud pas la pénurie en la répartissant mais en construisant des logements. Anne-Emery Torracinta ne propose pas qu'il y ait plus de logements pour tous, elle propose simplement que les logements qui sont construit soient accessibles à ses clients électoraux.

Que dit Anne-Emery Torracinta sur le fait que les communes socialistes sont les communes du canton qui construisent le moins de logements et contribuent donc le plus à l'aggravation de la pénurie ? Que dit Anne-Emery Torracinta sur le fait que Genève a construit autant de surface habitable que prévu mais que les logements étant 30% plus grands cela se traduit par 30% de logements en moins ? Que dit Anne-Emery Torracinta sur la simplification d'une procédure qui prévoit la possibilité de contester à 4 étapes successives pour un même projet ? Que dit Anne-Emery Torracinta du plan directeur cantonal qui ne prévoit que 2500 logements par an alors qu'il en faudrait 3700 pour loger les Genevois... et contre lequel s'oppose les maires socialistes qui le juge au contraire excessif ? En faut-il plus ou en faut-il moins ? Que dit Anne-Emery Torracinta du fait que pendant que 80% de la jeunesse genevoise est condamnée à l'exil faute de logement abordables, les plus âgés vivent au contraire dans des appartements gigantesques à des prix dérisoires ? Que dit Anne-Emery Torracinta du fait que 30% des logements sont sous occupés à Genève ? Que dit Anne-Emery Torracinta des normes réglementaires sur le logement social à Genevois qui sont si complexes qu'elles interdisent à des promoteurs extérieurs de casser le cartel local dont la capacité de production est inférieure aux besoins des Genevois ? Que dit Anne-Emery Torracinta sur la fiscalité communale qui incite les communes à construire des villas (+5% en 2011) plutôt que des appartements (-40% en 2011) parce que les résidents des villas sont plus "rentables" pour les communes que ceux des appartements ?

Anne-Emery Torracinta ne dit rien de tout cela. Pour elle la question du logement c'est de faire en sorte que les trop rares logements disponibles puissent servir exclusivement à des personnes qui votent pour elle...mais même dans ce cas là, cela ne bénéficierait qu'à une toute petite partie des électeurs socialistes. A ce jour, elle n'a encore aucune proposition pour construire des logements pour tous les Genevois. Encore quelques semaines pour faire des propositions sur la construction d'assez de logements pour les Genevois.

PS : bientôt une note sur les propositions de Pierre Maudet sur le logement.

dimanche, 22 avril 2012

La France va très bientôt avoir besoin de son centre

Les premiers résultats de l'élection présidentielle confirment les intentions de vote des instituts de sondage. Des résultats décevants pour nous qui avons proposé de remettre les comptes de la France au carré pour éviter les drames pour les gens. Ces résultats en annoncent d'autres dans deux semaines.

Les prochains mois vont être dramatiques pour les Français qui vont réaliser la gravité de la situation, les mensonges proférés et l'urgence des mesures que nous avons proposées. Nous autres centristes, sommes fiers : fiers d'avoir été honnêtes, fiers d'avoir proposé des solutions crédibles et réalistes. Dans quelques semaines seulement, les Français comprendront que nous avons été les seuls à leur avoir dit la vérité. Nous serons les seuls à pouvoir encore les regarder en face : nous avons refuser de sacrifier l'avenir de leurs enfants au nom d'intérêts électoraux à court terme.

Le parti socialiste a fait le choix de l'union de la gauche et se tourne résolument vers les illusions de l'extrême gauche. La droite, de manière parallèle, a ouvert la porte aux dérives vers l'extrême droite.

Les Français vont vite avoir besoin d'un centre fédéré, uni, qui mette un terme aux dérives de la droite et de la gauche. Divisé depuis 5 ans, le centre a été marginalisé et n'a pas pu influencer les orientations du pays au service des habitants : la profonde dégradation des conditions de vie des Français ces dernières années et l'accélération qui s'annonce le prouvent. Le centre doit désormais s'unir à nouveau pour être à nouveau utile et au service des habitants.

Dans ce second tour, des centristes vont prendre toutes les décisions. Aucun ne prendra sa décision de gaité de coeur, tous le feront avec sincérité et responsabilité. Toutes ces décisions sont respectables. Personnellement, je sais quelles sont mes préoccupations, je connais les projets des candidats du second tour, j'ai pris ma décision. Ceux qui me connaissent, connaissent mon choix. Par respect pour tous les électeurs qui nous ont fait confiance et qui en feront un autre, je garderai ce choix pour moi. Les Français choisiront en toute souveraineté : libres et responsables. 

Dès ce soir et pour les prochaines semaines, je travaillerai avec beaucoup d'autres à la poursuite d'un grand rassemblement central qui fasse contre-poids aux dérives des extrêmes. Un grand rassemblement central qui offre aux Français une alternative pour tous ceux qui seront très vite touchés dans leur vie quotidienne par la faillite de la France qui s'annonce. Demain comme hier, nous serons à votre service.