mercredi, 14 mai 2008
Indépendance des pouvoirs et loi OGM
Hier, l'Assemblée nationale a rejeté le projet de loi sur les OGM proposé par le Gouvernement par 135 voix contre 136. De nombreux députés de la majorité dont quelques uns de Haute Savoie ont exercé leur esprit critique et on refusé de se plier aux consignes de vote. Ce genre d'accident de parcours arrivent en France - on l'avait vu lors du vote de la loi sur le PACS lorsque le PS avait été mis en minorité. Mais il est malheureusement trop rare que les députés votent en conscience.
Dans nos insitutions, le pouvoir législatif est beaucoup trop soumis au pouvoir exécutif auquel il doit son élection. Lorsque le législatif est trop aux ordres, il ne peut plus y avoir de débat et d'écoute. Les textes ne sont pas amélioré comme ils devraient l'être grâce au bon sens de terrain de députés proches de leurs circonscriptions. Au final, même les députés finissent trop souvent par déserter leur fonction. Il n'y avait hier qu'un peu plus de 271 députés sur 577 pour voter. Même pas la moitié.
Quelques soit leur vote, les députés qui ont voté en conscience mérite le respect, car ils ont fait un peu progresser la démocratie en France. On ne peut jamais savoir si les députés qui votent comme leur groupe ont voté en conscience ou aux ordres.. mais on sait toujours que les députés qui ne suivent pas les consignes votent en conscience. Il est temps que les executifs se rappelent que la France n'est pas le pays du pouvoir absolu.
Il serait bon que les principes de séparation des pouvoirs soient pleinement appliqués au sein des Conseils Municipaux comme des Conseils Communautaires ou Conseils d'Agglo. Trop souvent il y a là aussi des consignes de vote, des executifs qui ordonnent.. et des Conseillers ou Délégués qui par leur passivité transforment des organes de délibération en chambre d'enregistrement. Les exécutifs parfois inconsciemment, mettent à l'ordre du jour des comptes rendus d'expert, des présentations ou au contraire noient la discussion dans des détails techniques pour mieux éviter les discussions politiques. Libre à chaque Conseiller ou Délégué de voter en conscience pour que les organes législatifs reprennent le rôle qui est le leur.
11:00 Publié dans Institutions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vote loi ogm 12 mai à l'assemblée nationale
vendredi, 09 mai 2008
Adhésion à un parti et engagement
L’an dernier en pleine campagne présidentielle, l’UMP et le PS avaient doublé le nombre de leurs adhérents. L’UDF devenu MODEM en avait fait autant le lendemain des présidentielles. Une nouvelle génération d’adhérents arrivait. Un peu d’air frais dans les appareils partisans.
Un an plus tard, plus de la moitié sont partis de l’UMP et du PS. L’état des lieux n’est sans doute pas beaucoup plus favorable au MODEM bien que notre désorganisation soit telle que nous ne sommes même pas en mesure de l’estimer.
Localement, j’ai rencontré des adhérents de l’UMP furieux de l’attitude de leur parti à Annemasse, à La Roche, à Gaillard ou à Saint Julien. Beaucoup se sont réveillés brutalement des rêves de la présidentielle.
Au PS, il y a beaucoup de déçus des querelles d’éléphants. Des déçus de Royal ou des déçus du sort réservé à Royal. Il y a aussi des déçus sur la composition des listes aux municipales ou sur la manière de renoncer à ses valeurs pour parvenir à la victoire.
Au Modem il y a des déçus de la démocratie interne. Des déçus de la désorganisation. Des déçus aussi des directions prises. Il y a encore des déçus des municipales à Annemasse ou à Lyon. Ou de notre incapacité à avoir plus de candidats.
Tous ces déçus n’ont pas renouvelé leur adhésion.
Pour que les partis politiques français soient plus proches des réalités et plus ouverts nous devons éviter de les abandonner aux plus sectaires d’entre nous. L’acte d’adhésion n’est pas un acte consumériste qui consiste à acheter une carte d’un parti lorsqu’on est d’accord et à l’abandonner lorsqu’on ne l’est plus. C’est un acte d’engagement pour changer les choses de l’intérieur – ne serait-ce qu’en participant simplement aux votes internes pour le choix des dirigeants et des candidats. Personnellement, j’aurai plutôt tendance à m’engager deux fois plus lorsque je ne suis pas d’accord pour changer les choses dans le parti dont je suis le plus proche. Etant centriste je voterai souvent pour des candidats centristes… alors autant participer à leur choix en adhérent. Parce que les adhérents sont 100 fois moins nombreux que les électeurs, leur pouvoir d’influence sur la vie politique est mathématiquement 100 fois plus élevé.
Les déçus doivent poursuivre leur engagement pour ne pas abandonner leur famille de pensée aux plus sectaires.
09:24 Publié dans L'engagement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, ump, modem, sarkozy, royal, bayrou, engagement politique
mardi, 06 mai 2008
"Attrape couillons"
Pour que cesse en France l’usage généralisé du mensonge en politique, nous devons nous comporter en citoyens adultes et responsables. Cela signifie qu’il est temps de cesser de se laisser berner par la première promesse venue. Il y a un peu plus d’un an je qualifiais « d’attrapes couillons » les programmes proposés dont les coûts excédaient très significativement les capacités budgétaires de la France.
Après avoir dépensé 15 milliards d’euros dans le paquet fiscal, François Fillon reconnaissait à l’automne que la France est en faillite. C’est en janvier que Sarkozy admettait que les caisses sont vides. Bien loin des promesses par millions de la campagne. A peine quelques mois pour reconnaître que le programme proposé était bien un attrape couillons.
Le programme de Ségolène Royal n’était pas plus réaliste.
Cette accumulation de déficit est une épée de Damoclès sur la cohésion du pays. Comment les générations futures pourront-elles supporter le poids du financement des retraites en plus du poids de la dette publique qui s’accumulent ? Cessons d’accuser l’Europe, puisque tous les autres pays de l’Union font mieux que nous. Et commençons à regarder d’un peu plus près les projets politiques qui nous sont proposés par les candidats.
Les députés doivent avoir un rôle de premier plan dans la maitrise des dépenses. Plutôt que de demander sans cesse des subventions pour leur circonscription, ils doivent regarder de plus près chaque dépense publique. Consulter les fonctionnaires qui vivent de l’intérieur la désorganisation de l’Etat qui conduit à des dépenses inefficaces. Pour cela il faut que les députés cessent de cumuler des mandats pour avoir le temps d’assumer leur responsabilité. Les députés doivent s’arroger un peu de liberté de parole, plutôt que de soutenir ou de s’opposer aveuglement selon des consignes partisanes.
La loyauté partisane doit enfin cesser de primer sur la loyauté au pays.
16:18 Publié dans Dette publique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : dette publique, depute, paquet fiscal, france en faillite, segolene royal, nicolas sarkozy
mardi, 22 avril 2008
Minorité municipale ou Opposition municipale
Les hebdomadaires locaux ont rendu compte du dernier conseil municipal de Saint Julien en affirmant à tort que le Maire de Saint Julien aurait face à lui une opposition plus vive. Lorsqu’on lit un journal, il faut se souvenir que la presse vend des nouvelles pas des informations. La presse est le reflet des aspirations de ses lecteurs. Les lecteurs de la presse s'intéressent plus aux querelles de personnes qu'aux échanges d’arguments.
Pourtant le projet que nous avons défendu lors des élections municipales n’était pas un projet opposé au projet de la majorité. C’était simplement un projet différent. Fondé sur des choix différents. Nous défendions et continuerons de défendre l’idée que les problèmes de circulation, de maitrise de l’urbanisme et d’accueil de la petite enfance doivent être les trois priorités d’action de la municipalité. C’est un choix différent de la municipalité qui depuis 2001 a consacré la plus grande partie de ses nouvelles ressources à la culture. Le choix opposé aurait lui consisté à sacrifier le budget culturel, ce que nous n’avons jamais défendu.
Considérer qu’un point de vue différent est un point de vue opposé est dangereux. Cela conduit à empêcher tout échange d’idées. C’est pourtant dans la confrontation saine de points de vue différents que peut émerger des solutions nouvelles plus efficaces pour tous.
Assemblée nationale, Sénat, Conseils régionaux, généraux, communautaires et municipaux, notre pays a trop de chambres d'enregistrement et pas assez de débats d’idées sincères. Celui qui exprime un point de vue différent doit cesser d'être considéré forcément comme un opposant. Seuls les dictateurs considèrent comme ennemis tous ceux qui ne pensent pas comme eux.
Avec tout le respect que nous avons pour la majorité, notre rôle est de dire ce que nous estimons être l’intérêt des habitants pas de nous positionner par rapport à eux – ni pour, ni contre-. Ce que nous avons fait jusqu'à présent. Le Maire de Saint Julien n’aura pas une vive opposition, mais simplement des Conseillers Municipaux qui diront avec franchise ce qu’ils pensent en toute transparence sans se préoccuper de savoir si cela lui fait plaisir ou pas. Le pays a besoin d’élus sincères et pas d’élus aux ordres.15:34 Publié dans Saint Julien en Genevois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : minorite municipale, opposition municipale, saint julien en genevois, maire de saint julien
vendredi, 18 avril 2008
Les centristes continuent de convaincre
Depuis les municipales, les différents mouvements centristes s’accusent d’avoir plus perdu les uns que les autres comme pour justifier leur propre stratégie d’autonomie (MODEM) ou d’alliance (Nouveau Centre). Les uns comme les autres ont perdu ! Des villes pour le Nouveau Centre, des élus pour le MODEM. Dans les 90% des communes de moins de 10 000 habitants, de nombreux centristes ont été élus. Ici, dans le Genevois Haut Savoyard nous comptons 23 Conseillers Municipaux MODEM dans 7 communes, des Nouveau Centre et un peu partout de très nombreux élus locaux centristes indépendants.
Défaites toutes relatives lorsqu’on la met en perspective des performances de l’UMP Haute Savoie qui décline partout dans le Genevois : défaite des maires de Fillinges, Arthaz et Feigères. Scores faibles ou décevants dans les 4 communes où il y avait une liste UMP à part entière (Gaillard 34%, Annemasse 29%-avec le soutien du MODEM-, La Roche 14% et Saint Julien 28%). Personne ne peut se réjouir de défaites de concurrents qui défendent honnetement et avec sincérité leurs convictions, mais elles interpellent par leur catactère systématique.
Le centre est aujourd’hui le troisième courant de pensée en France. Dans d’autres pays, cela assurerait au centre une représentation politique importante. Dans un système majoritaire il faut composer une coalition majoritaire comme cela se faisait jusqu’en 2002 (RPR+UDF d’un coté, PS+PC+Verts de l’autre). Mais depuis 2002 l’UMP et le PS utilisent leur prépondérance et détournent le système majoritaire pour éliminer leurs anciens alliés respectifs.
La volonté hégémonique de l’UMP et du PS conduit à avoir un pouvoir soutenu par une minorité de la population. Un pouvoir impuissant faute de soutien populaire. Un Parlement dont sont exclus de représentation 41% des électeurs de la présidentielle de 2007. Cela conduit à un débat public qui se résume à des anathèmes plutôt qu’à des débats constructifs. PS et UMP s’invectivent sur les déficits plutôt que de trouver la meilleure manière de réduire les dépenses. La France a besoin d’un centre fort pour contraindre la droite et la gauche à s’écouter pour trouver ensemble des solutions aux problèmes du pays.
Dans ce contexte quel est l’avenir du centre ? S’allier comme l’affirme le Nouveau Centre, pour reconduire les coalitions majoritaires du passé ? Ou l’indépendance comme le prône le MODEM pour parvenir au niveau électoral à partir duquel tout bascule et l’on passe du statut de troisième éliminé à celui de second en position de force ?
Le centre a pour vocation de former des coalitions. C’est l’essence même de son projet de rassemblement au delà des clivages. Mais pour former ces coalitions le centre doit d’abord gagner le respect de ses futurs partenaires dans les urnes. C’est parce que la vieille garde centriste n’avait plus été à la conquête depuis les législatives de 1978 qu’elle s’est retrouvée en situation de faiblesse face à l’UMP en 2002.
A ce jour le centre ne peut pas s’allier à une UMP dirigée par des individus qui organisent activement l’extermination politique du centre par toutes sortes de manœuvres : seulement 22 députés Nouveau centre sur 577 soit 4% pour représenter les 18% d’électeurs de Bayrou, appels à voter PS au second tour lorsque le centre est en seconde position, investiture à un maire PS à Pau, menaces sur les financements publics… etc...etc... Cette extermination politique vise autant le MODEM que le Nouveau Centre que les anciens UDF. Pour faire des alliances encore faut-il avoir des alliés qui vous respectent. L’UMP a été une machine à broyer les centristes ambitieux : Méhaignerie et Douste-Blazy n’ont plus voix au chapitre, de Robien non plus… Morin, Santini et Létard bientôt, Cornillet, Arthuis et Mercier vont bientôt échanger leur poids politique pour un maroquin. En politique, on n’a d’influence qu’à proportion des électeurs que l’on représente. Moins on a de liberté de parole, moins on exprime les points de vue de ses électeurs, moins on a d’électeurs et donc d’influence.
Le centre ne peut pas non plus aujourd’hui, s’allier avec un PS qui ne sait toujours pas s’il doit réguler le libéralisme ou le rejeter. Le centre, lui, est libéral et social. Il ne pourra s’allier avec le PS que lorsque celui-ci deviendra un mouvement social démocrate comme tous les autres PS en Europe qui ont renoncé à l’idéologie antilibérale. Seul un profond changement du PS à son Congrès de l’automne 2008 pourrait en faire un partenaire possible du centre.
Le centre doit donc continuer à convaincre pour atteindre le seuil à partir duquel tout bascule. Le problème du scrutin majoritaire lorsqu’il est détourné comme c’est le cas depuis 2002, c’est qu’il élimine le troisième. Jusqu’au jour ou le troisième devient second. L’histoire politique a prouvé que ce qui parait éternel un jour peut disparaître le lendemain.
Les centristes ont le choix entre une disparition programmée sous tutelle à l’image de ce qui arrive aux Verts et au PC ou, petit à petit, de convaincre suffisamment de Français pour atteindre le seuil qui leur permettra de devenir seconds.
Est-ce possible ? Le centre devra pour cela venir à bout de trois handicaps. En premier lieu il y a les moyens financiers. Les subventions publiques du centre sont environ 5 fois inférieures à celles du PS et de l’UMP. Deuxièmement, la prime au sortant rend les conquêtes difficiles. Plus de 8 sortants sur 10 sont réélus aux élections cantonales, législatives et municipales. Entre la longévité des carrières politiques et la prime au sortant, le territoire des conquêtes possibles se limite au maximum à 30% des unités électorales. Troisièmement, le centre est pénalisé par ses multiples divisions.
Mais le centre dispose aussi de deux atouts. En premier lieu une nouvelle génération de candidats qui élections après élections s’implantent. D’abord une centaine lors des législatives de 2002, puis environ 400 lors des cantonales et régionales de 2004, puis 500 lors des législatives de 2008, et environ 10 000 conseillers municipaux lors de ces municipales. Voilà une armée de candidats en marche qui tranche des tergiversations de la vieille garde centriste. Le centre se trouve en position d’être le premier parti politique qui pourra répondre à l’attente forte de renouvellement politique de la génération post baby-boom.
En second lieu pour sa défense, sa capacité de nuisance est très forte. L’UMP avait été créé pour être une machine à gagner les élections. Mais son incapacité à fédérer les électeurs du centre l’a transformé en machine à perdre : perte avec fracas des élections régionales et cantonales de 2004, perte du second tour des législatives de 2007, perte encore des municipales et cantonales de 2008. Les pertes de l’UMP sont tellement invraisemblables que le PS contrôle presque toutes les régions, une majorité des départements et bientôt peut être même le Sénat ! Quant aux présidentielles et législatives est-ce bien l’UMP ou Sarkozy qui les ont gagnées ? Le jour où l’UMP aura pour objectif de gagner, elle devra respecter le point de vue des français du centre. Le PS engrange les victoires, sans leader et sans projet... par la seule incapacité de la droite à fédérer le centre.
Entre le PS et l’UMP la tentation est grande d’isoler le centre pour rester dans un duopole confortable qui conduit à l’alternance des incapables. Ils peuvent éliminer des candidats, mais ils ne pourront jamais supprimer un courant de pensée dans la population. Le premier des deux qui rompt le duopole et forme une coalition avec le centre sera dans une position majoritaire durable. Le PS le fera t’il en premier à l’automne en se transformant en mouvement social démocrate ? Ou l’UMP voudra t’elle en premier sortir de la spirale infernale de ses défaites successives ?
Que peuvent faire les centristes ? Exercer le pouvoir au détriment de leurs idées ou défendre leurs idées et ne jamais participer au pouvoir ? Le dilemme n’est que d’apparence : à quoi bon exercer le pouvoir si on ne peut y mettre en œuvre ses convictions comme le proposent PS et UMP à ce jour qui ne veulent du centre que comme faire-valoir électoral plutôt que comme partenaire respecté. Hervé Morin, Ministre de la défense, ne participe aux décisions qu’à la faible mesure de ses 4% de parlementaires, c'est-à-dire qu’il exécute plutôt qu’il ne co-décide.
Notre seul choix c’est de continuer de convaincre patiemment un à un les Français. De gagner un peu plus d’électeurs à chaque élection que l’on perd, pour parvenir un jour au point de bascule du système majoritaire. C’est parce que l’UMP et le PS savent que cette menace du point de bascule est à portée des centristes qu’ils s’acharnent à détruire le centre quitte à s’entendre entre eux. C’est aussi parce que ce point de bascule est à notre portée que nous nous acharnerons à convaincre les Français de la justesse de nos convictions. Pour tous les centristes, la seule solution pour faire progresser le centre c’est de convaincre chaque jour quelques Français supplémentaires que la France a besoin à nouveau de son centre pour mettre fin au déclin et commencer à trouver des solutions à ses problèmes.
Lors de son congrès de Lyon en janvier 2006, l’UDF avait fait le choix de la liberté. Avec la liberté vient la responsabilité. La responsabilité de défendre ses convictions parce que la France a besoin de son centre.
Croire en quelque chose et ne pas le vivre c’est malhonnête (Gandhi)
13:55 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : udf, modem, nouveau centre, bayrou, herve morin, andre santini, douste blazy
vendredi, 11 avril 2008
Compte rendu du Conseil Municipal du 10 avril
Hier soir avait lieu le second Conseil Municipal du mandat. A l'ordre du jour les délégations de la commune et deux délibérations sur le projet Chabloux.
Pour la communauté de commune, une représentation proportionnelle de nos scores nous aurait attribué 5 sièges, la proportionnelle du Conseil Municipal nous aurait attribué 3 sièges. Pourtant, les Conseillers Municipaux de la majorité ont décidé de n'accorder que 2 délégations sur 11 à la minorité. Ils privent la moitié des électeurs de Saint Julien d'une représentation équitable à la Communauté de Communes et font le choix de n'être les élus que de la moitié des électeurs qui ont voté pour eux. Voilà un mauvais choix pour l'avenir de Saint Julien. La représentation de Saint Julien à la communauté aurait été plus forte si tous les habitants avaient été correctement représentés et pas principalement la majorité municipale.
Seul sujet de satisfaction pour l'intérêt général, les délégués désignés par la majorité ne sont pas les plus absentéistes du précédent mandat (cf. note sur l'absentéisme ci-dessous). Voilà une bonne chose pour notre commune et pour la communauté de communes.
Cette volonté de domination s'est retrouvée dans divers votes : Lydie Lemerle de notre équipe, qui travaille à l'Hôpital, était candidate au Conseil d'Administration de l'Hôpital. Elle connait le sujet de l'intérieur et elle a prouvé durant la campagne qu'elle se préoccupe de l'intérêt général. Elle aurait fait une excellente représentante de la commune. Sa candidature a à nouveau été rejetée par les Conseillers Municipaux de la majorité. Rebelote pour le Conseil d’Administration du Lycée : la majorité refuse de confier à la minorité l’un des 3 sièges ! Pareil pour les Collèges ! Encore idem pour le Comité des Festivités : pour la majorité la représentation de la commune se limite à la représentation de sa seule majorité !
Par contre pour le syndicat du Salève, la majorité accepte de nous confier la moitié des délégations. Faut-il y lire un désintérêt pour le travail de ce syndicat ou une soudaine volonté de coopération avec la minorité ?
Conception étonnante et toute française de la démocratie, lorsqu'on considère que la voix des électeurs se réduit à la seule conception majoritaire. Nous avons du travail à faire pour que tous les citoyens soient écoutés et pas seulement ceux qui se réclament des majorités de plus en plus réduites par l'abstentionnisme.
Lors de l'une de ses interventions, le Maire m'a reproché d'avoir publié des notes sur ce site sur les discussions au sujet du Conseil Communautaire et d'avoir envoyé par mail un point de vue directement à l'ensemble des Conseillers Municipaux. La confiance ne consiste pas à limiter l'expression des points de vue mais bien au contraire à se montrer capable de tout entendre de part et d'autre. De dire les choses avec honnêteté et sincérité. Il faut en contre-partie exprimer les points de vue les plus tranchés de manière constructive - nous devons nous même apprendre à mieux le faire. Mais le débat public doit rester public. Si les Conseils Municipaux sont composés de personnes différentes c'est bien parce que chaque Conseiller doit se faire son propre point de vue et voter en conscience. Notre pays est déjà l'un des rare au monde à accorder un droit de vote à l'exécutif au sein du législatif de la commune, mais il n’a pas poussé le vice jusqu’ à accorder 25 voix au seul Maire et 8 voix a un seul représentant de la minorité.
Un vote sur les indemnités d'élus des adjoints. La municipalité fixe l'indemnité au montant maximum et y ajoute les primes pour ville centre et station climatique. Si les prétextes de ces primes sont étonnants, il n'en demeure pas moins que le montant des indemnités d'élus, 3500 euros pour le Maire et 1400 euros pour les adjoints n'est pas excessif au regard des responsabilités et de la complexité croissantes des sujets traités. La municipalité s'engage à ce que les adjoints consacrent à leur mandat une journée par semaine.
Enfin un vote sur le projet Chabloux. Une acquisition de la commune et une donation pour la commune. Nous sommes favorables à ces deux délibérations, mais nous souhaitons que la municipalité avance plus rapidement sur la résolution des problèmes de circulation que pose le projet Chabloux. Nous y participerons au sein de la commission urbanisme.
La répartition des commissions ne se fera que lors du prochain Conseil Municipal du jeudi 15 mai à 20H30. Il faudra que les commissions se mettent rapidement au travail avant l'été sinon ce sera 6 mois de perdus sur le mandat. Le travail municipal ne doit pas se faire seulement par l'exécutif mais bien avec la participation de l'ensemble du Conseil Municipal.
Je suis surpris par l'ambiance tendue de ce Conseil Municipal. Le travail en commission permettra peut être de créer une atmosphère plus propice au travail pour l'intérêt général.
Prochains RDV :- réunion ouverte au public du Conseil Communautaire jeudi 17 avril à 20h00 à Archamps, Bâtiment Athéna
- réunion ouverte au public du Conseil Municipal, jeudi 15 mai à 20h30 à la Mairie de Saint Julien
10:22 Publié dans Saint Julien en Genevois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : conseil municipal, saint julien en genevois, communauté de communes du genevois
lundi, 07 avril 2008
La représentativité des Conseils Communautaires
J'ai déjà écris quelques notes sur le manque de représentativité des institutions publiques Françaises composées quasi exclusivement d'hommes, blancs de plus de 50 ans. La loi sur la parité a introduit un peu de diversité des sexes dans les instutions élus par scutin de liste (c'est à dire uniquement les Conseils Régionaux et les Conseils Municipaux. Mais la diversité des origines et la diversité des générations restent exclus des institutions prétenduement représentatives de la République).
Avec ces dernières municipales, la diversité des origines des Français est toujours mal représentée. A ma connaissance on compte un ou deux Conseillers Municipaux issus de l'immigration parmi les près de 300 conseillers municipaux du canton, pour représenter plus de 10%-15% des électeurs !
Nous avons vu quand même l'élection de jeunes maires dans notre circonscription et d'un peu plus de jeunes conseillers municipaux, mais nous sommes encore très loin de la représentativité de la population dans un bassin qui est l'un des plus jeunes de France. Et il semble que notre circonscription soit assez unique en France avec 3 maires de moins de 30 ans sur un peu moins de 50 communes.
Le problème de la représentativité est encore plus grave au niveau des Communautés de Communes. La plupart des communes sont des petites communes qui envoient deux ou trois délégués. La plupart du temps elles envoient à la Communauté le Maire et un ou deux adjoints. Le résultat est que l'on aggrave le manque de représentativité en envoyant les plus expérimentés d'un Conseil Municipal qui est déjà lui même beaucoup plus âgé que la commune. On se retrouve avec un Conseil Communautaire en total décallage avec la population.
Les débats du Conseil Communautaire seraient sans doute plus vifs mais surtout plus proches des préoccupations des habitants si les délégués communautaires étaient plus représentatifs de la diversité des habitants.
Nous ne pourrons construire notre avenir commun qu'en rassemblant toutes les générations, toutes les origines (et aussi accessoirement tous les courants de pensée de l'extrême gauche à l'extrême droite). Il est illusoire de penser que notre pays pourra se reconstruire avec seulement une seule génération, une seule origine, et seulement deux courants de pensée.
09:09 Publié dans Saint Julien en Genevois | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : communauté de communes du genevois, saint julien en genevois, bernard gaud
mardi, 01 avril 2008
Saint Julien doit mieux s’impliquer au sein de la communauté de communes du Genevois
Quelques une des priorités de Saint Julien devront être traités au niveau de la communauté de communes du Genevois. Le transport en particulier, mais aussi l’emploi ou la petite enfance. La commune gère annuellement environ 2000 euros par famille de dépenses publiques et la communauté de commune environ 500 euros par famille. Il est donc est important que Saint Julien assume son rôle de ville-centre en contribuant activement aux débats communautaires. Nous pouvons encore faire des progrès dans ce domaine. Les Comptes rendus des Conseils Communautaires publiés sur le site de la communauté de communes indiquent les présences.
Tableau des relevés de présence aux réunions du Conseil Communautaire sur l'année 2007 :
| Dates | 17-Dec | 19-Nov | 29-Oct | 24-Sep | 25-Jun | 21-Mai | 5-Fev | presence |
| Delegue St-Ju | ||||||||
| Delegue #1 | 100% | |||||||
| Delegue #2 | 86% | |||||||
| Delegue #3 | 86% | |||||||
| Delegue #4 | 71% | |||||||
| Delegue #5 | 71% | |||||||
| Delegue #6 | 71% | |||||||
| Delegue #7 | 0% | |||||||
| Delegue #8 | 0% | |||||||
| Delegue #9 | 0% | |||||||
| Delegue #10 | 0% | |||||||
| Delegue #11 | 0% | |||||||
| Presence St Ju | 55% | 45% | 45% | 45% | 36% | 45% | 36% | 44% |
| Presence autres | 70% | 74% | 70% | 79% | 67% | 67% | 74% | 71% |
| Present | ||||||||
| Absent |
Notre commune dispose de 11 délégués. Les relevés de présence montrent que 5 de ces 11 délégués ne sont allés à aucune réunion du Conseil Communautaire au cours de l’année 2007. Je ne citerai pas les noms car il ne s’agit pas de mettre tel ou tel à l’index car les uns et les autres ont eu d’autres manières de s’engager pour la commune. En particulier certains ont eu du mal à avoir suffisamment de disponibilité personnelle pour cumuler une responsabilite d’adjoint qu’ils ont bien assumée avec une responsabilité de délégué à la communauté de communes qu'ils ont abandonnée. Mais il reste un problème : Saint Julien doit être activement représentée au sein de la communauté de communes. Au total et en moyenne, le taux de présence des délégués de Saint Julien est de seulement 44% contre 71% pour les délégués de toutes les autres communes ce qui réduit de moitié notre capacité d’influence.
La réponse habituelle –qu’on entend aussi des députés français qui sont les recordmen européens de l’absentéisme parlementaire- c’est que le travail se fait en commission (réponse facile car l'absentéisme en commission est plus difficilement vérifiable). Renseignements pris auprès d’élus du canton, il s’avère que le Maire s’active beaucoup dans les commissions. Quelques autres aussi comme François Cena ou Eric Brachet qui n’était pourtant pas délégué (chapeau!). En revanche, Saint Julien a été totalement absente entre autre de la commission transport alors que c’est notre commune qui est la première concernée. Une ville de 11 000 habitants qui dispose de 11 délégués communautaires ne peut être représentée efficacement par son Maire et deux ou trois élus avec lui.
Jusqu'à présent les Conseils Communautaires étaient la seule responsabilité des délégués communautaires puisque les commissions étaient ouvertes à tous. Pour l’avenir de notre commune, il serait sage que les Conseillers Municipaux désignent le 10 avril prochain des délégués communautaires qui s’engagent à participer activement aux travaux de la communauté de communes.
12:28 Publié dans Saint Julien en Genevois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : communauté de communes du genevois, bernard gaud, saint julien en genevois
vendredi, 28 mars 2008
Pot de fin de campagne
Au cours des ces derniers mois, vous avez été très nombreux à nous aider, à nous encourager, à nous financer par vos dons, à nous soutenir. Vous avez été 1621 à nous accorder votre confiance en votant pour nous dimanche 16 mars. Depuis deux semaines vous avez été également très nombreux à nous témoigner votre reconnaissance et à nous encourager à persévérer.
Nous vous en remercions profondément. Nous continuerons de vous servir au sein du Conseil Municipal.
Afin de terminer cette phase de campagne, nous vous invitons pour partager
un verre de l'amitié le samedi 5 avril à 11h00
devant le supermarché Champion Lambert.
Faites suivre cette invitation et venez nombreux avec vos proches et vos amis qui nous ont également accordé leur confiance.
14:30 Publié dans Saint Julien en Genevois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pot de fin de campagne, saint julien en genevois, conseil municipal
samedi, 22 mars 2008
Premier conseil municipal
Hier soir avait lieu le premier Conseil Municipal de ce nouveau mandat.
Nous refusons l'idée qu'il y ait une majorité et une opposition. Nous nous voyons plutôt comme conseillers municipaux qui avec leur expérience et leur point de vue contribuent à prendre des décisions qui vont dans le sens de l'intérêt général. Pourtant nous ne serons pas toujours d'accord. Nos divergences de point de vue doivent venir de divergences d'appréciation et pas d'un antagonisme systématique et stérile. Nous souhaitons qu'il en soit de même pour les 33 membres du Conseil.
Nous n'avons pas présenté de candidat pour l'élection du Maire et avons voté blanc. Nous avons voté contre l'augmentation du nombre d'adjoints qui étaient 7 en fin de mandat et passent maintenant à 9 car cela représente déjà une augmentation de 40 000 euros par an des dépenses municipales (soit déjà 8 euros par an et par famille de dépenses supplémentaires). Plusieurs d'entre nous ont voté pour la liste des adjoints présentée par le Maire.
Nous voulons travailler en confiance avec l'exécutif et les autres conseillers municipaux. Cette confiance existait il y a quelques semaines lorsque nous nous croisions sur le terrain de la campagne, mais elle a été mise à mal par la dernière semaine de campagne. Nous souhaitons que cette confiance se reconstruise par un travail quotidien de propositions constructives et d'écoute mutuelle.
Pour nous il y aura un symbole fort de cette volonté de confiance mutuelle qui sera la désignation des délégués de Saint Julien à la communauté de commune. Saint Julien y dispose de 11 délégués. La logique démocratique voudrait que 6 délégués soient issus de l'équipe de M. Thénard qui a obtenu 51% des voix et 5 de notre équipe qui a obtenu 48% des voix au second tour des municipales de dimanche. D'autant plus que la responsabilité de délégué communautaire est une charge lourde que les adjoints ont eu du mal à assumer sur les dernières années de leur mandat précédent (cf les relevés de présence dans les procès verbaux du Conseil Communautaire qui montrent que Saint Julien n'est habituellement représenté que par 5 de ses 11 délégués).
Juridiquement, l'exécutif peut décider de n'envoyer que des membres de leur équipe. Ils peuvent aussi décider de n'envoyer que 1, 2 ou 3 délégués de notre équipe comme cela se faisait par le passé dans des schémas d'opposision/majorité classiques. Il nous semble que ces schémas là sont dépassés. Il reviendra aux Conseillers Municipaux d'en décider lors du prochain Conseil Municipal du 10 avril.
09:06 Publié dans Saint Julien en Genevois | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : premier conseil municipal
lundi, 17 mars 2008
Fiers d'être restés fidèles aux habitants
Bonjour,
Depuis plusieurs années nous avons été à votre écoute pour identifier les problèmes prioritaires et y apporter des solutions. Nous avons pour cela rassemblé une équipe qui fédère des personnalités de toutes sensibilités politiques et de toutes générations. Plus que toute autre équipe nous sommes allés à votre rencontre : à la sortie des supermarchés, à la sortie des boulangeries en faisant du porte à porte car nous savons que vos horaires ne vous permettent plus de participer aux campagnes. A nos côtés se trouvaient deux listes concurrentes, l'une composée à partir de membres du Parti Socialiste et l'autre à partir de membres de l'UMP.
Durant la campagne du premier tour, les deux autres listes ont souligné leurs divergences profondes et leur opposition.
Vous avez été très nombreux à nous accorder votre confiance pour le premier tour.
Entre les deux tours, la liste PS et des membres de la liste UMP se sont entendus. En totale contradiction avec leurs engagements politiques, en totale contradiction avec leurs propos publics de campagne du premier tour, ils ont choisi de s'entraider pour le second tour afin de préserver leur duopole partisan. Ils ont fait l'erreur d'affirmer publiquement leur accord : la liste PS dans une note publiée sur leur blog mardi soir et rapidement enlevée, et le candidat UMP dans des propos tenus sur France Bleue Pays de Savoie même s'ils ont été ensuite corrigés par un communiqué de presse.
Hier soir la liste du PS et des membres militants de la liste UMP affichaient ensemble leur joie. De notre côté c'est la déception qui régnait. La joie et la déception sont des sentiments qui passent vite.
Ce matin il nous reste la fierté : la fierté du travail accompli, la fierté d'avoir été fidèles à nos convictions, fidèles à nos engagements mais surtout fidèles à chacun d'entre vous. La fierté restera.
Devant tant de sectarisme, il est de notre responsabilité collective d'oeuvrer ensemble pour notre pays et nos communes. Il est temps de mettre un terme au cinéma qui veut que sur la scène publique les appareils PS et UMP s'opposent systématiquement à ce que dit le concurrent politique mais qu'ils contribuent à leurs réélections respectives en secret. Il est temps de fédérer les français de bonne volonté de droite et de gauche qui placent l'intérêt du pays avant les intérêts partisans et les ambitions personnelles.
Il n'a manqué que 85 voix pour faire exploser le duopole partisan sectaire hier soir. Mais nos coups de boutoirs ont porté. J'en remercie profondément toutes les personnes qui ont pris part à la campagne : les colistiers, les soutiens et chacun des 1621 électeurs qui nous ont fait confiance. Le temps joue en notre faveur car les contradictions sont désormais apparentes entre les discours publics des appareils partisans et leurs accords secrets. Chaque année une nouvelle génération d'électeurs arrive dans les isoloirs qui s'opposent à ces clivages d'un autre âge. Ensemble poursuivons nos efforts. Notre avenir collectif en dépend.
09:12 Publié dans Saint Julien en Genevois | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
dimanche, 16 mars 2008
Résultats
Les résultats sont tombés. Nous perdons avec 85 voix de retard sur 3327 voix exprimées.
Merci aux 1621 électeurs qui nous ont accordé leur confiance.
Antoine Vielliard
21:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 14 mars 2008
Une équipe à votre service et un projet pour Mieux Vivre à Saint Julien
Téléchargez notre projet de ville complet en cliquant ici : projet de ville
Nous vous donnons rendez vous ce soir pour notre réunion publique de fin de campagne ce vendredi 14 mars à 20h00 à la salle du Savoie au dessus du cinéma le rouge et le noir.
Nom, Prénom, Âge
1 VIELLIARD Antoine 36 ans
2 JOUBERT Catherine 50 ans
3 BRUNET Pierre 51 ans
4 LEMERLE Lydie 36 ans
5 SANSA Frédéric 27 ans
6 GUEGUEN Dominique 53 ans
7 MARX Cédric 35 ans
8 GERARD Isabelle 39 ans
9 CARL Edy 57 ans
10 GHOSN Dorina 50 ans
11 BOUGHANEM Samir 32 ans
12 CHARPIE Sophie 21 ans
13 TANRIKULU Stéphane 29 ans
14 PÉLISSON Nicole 60 ans
15 HARTER Philippe 40 ans
16 MAISSA Jeannette 64 ans
17 DUPARC Paul 43 ans
18 GAUGHRAN Catherine 41 ans
19 BRINGOLLET Stéphane 36 ans
20 DELEPINE Amélie 25 ans
21 DUVERNEY Rémy 25 ans
22 DUBOURGEOIS Odette 39 ans
23 PONCET Grégoire 35 ans
24 BRUYAS Emilie 30 ans
25 SEVERAC Laurent 33 ans
26 BIRMELE Emilie 24 ans
27 STEFFENINO Olivier 36 ans
28 ERMENEUX Maroussia 34 ans
29 LECAQUE Vincent 26 ans
30 VAUFREY Valérie 42 ans
31 PALENZUELA Marc 39 ans
32 CARL Béatrice 33 ans
33 DUCHENE Claude 62 ans
PS : Le code électoral nous oblige à fermer les commentaires et à ne plus publier de note à compter de ce vendredi à minuit et jusqu'à dimanche à 20H (attention les bureaux de vote ferment eux à 18H00). Nous vous donnons RDV à la Mairie dimanche pour le dépouillement. Nous mettrons les résultats en ligne dimanche vers 20H00 environ.
08:00 Publié dans Saint Julien en Genevois | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : mieux vivre à saint julien
jeudi, 13 mars 2008
Compte rendu d'hier soir
Vous trouverez en lien ici un compte rendu de la réunion d'hier soir par Jean-François Mabut, journaliste à la Tribune de Genève.
17:39 Publié dans Saint Julien en Genevois | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
mercredi, 12 mars 2008
Une dette municipale qui explose
Vous trouverez ci-contre un graphique qui montre l'évolution de la dette de Saint Julien par famille. Le graphique tient donc compte de l'augmentation de la population. Lorsque l'équipe actuelle a été élue en 2001 la dette municipale rapportée au nombre de famille était de 453 euros. Elle est aujourd'hui de 1937 euros par famille. Elle a quadruplé en sept ans. Il me semble plus juste de le ramener au nombre de famille car les budgets sont aussi fait par famille et que ce sont bien les familles qui devront rembourser ces dettes.
En soit le niveau de la dette n'est pas exceptionnel. Il est en ligne avec les communes comparables. C'est ce qui explique le bon classement de Saint Julien - même si ces classements ont été fait à partir des chiffres de 2006 beaucoup plus favorables que ceux de 2007. Ce niveau de dette est aussi près de 30 fois inférieur au niveau de la dette par famille accumulée par les gouvernements français depuis 30 ans avec l'aval des députés.
En revanche ce qu'il y a de catastrophique, c'est l'évolution. Si la dette continue d'évoluer dans ce sens, la commune court à la faillite. Ceci est d'autant plus inquiétant que la commune a bénéficié d'une situation financière exceptionnelle dans le même temps : 1,7 millions d'euros annuels de recettes supplémentaires provenant du casino et 900 000 euros de fonds frontaliers supplémentaires. Les impôts locaux ont eux aussi augmenté. Avec tant de recettes nouvelles pourquoi en plus faire appel à l'endettement.
Avec une telle profusion de dépenses publiques, il aurait été étonnant que l'équipe sortante n'ait pas réussi à financer quelques réalisations. Le bilan de l'équipe actuelle nous le devons surtout aux sources de financement laissées par l'équipe précédente.
Ce qu'il y a de grave c'est que ces réalisations n'ont pas été faites dans les domaines prioritaires pour les habitants : peu de réalisations dans le domaine du cadre de vie alors que la ville s'urbanisait à grand pas, rien dans le domaine de la circulation, rien dans le domaine de la petite enfance dont le budget est lui resté stable (il faut attendre les toutes dernières semaines des 7 ans de mandat pour voir initié un projet de crèche un peu tardif). Pratiquement rien dans le domaine du logement social puisque seuls les projets de l'ancienne municipalité ont été menés à bien avec à peine quelques logements actuellement en cours (mais dérisoires en nombre par rapport à l'urbanisation de la ville).
Au final, d'une manière ou d'une autre ce sont chacun des habitants qui finissent par payer ces dépenses municipales. Depuis 7 ans la commune a augmenté les dépenses municipales de 550 euros par famille et par an. 550 euros qui pénalisent le pouvoir d'achat de chacun. Nous devons mettre un terme à cette évolution des dépenses comme si personne ne devait jamais payer les factures. Nous devons surtout nous assurer que les dépenses municipales sont réalisées dans les domaines qui sont les plus importants pour les habitants.
17:34 Publié dans Dette publique | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : dette municipale,

